Franck Balandier

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Franck Balandier
Description de cette image, également commentée ci-après
Paris, 2012
Naissance (66 ans)
Suresnes
Activité principale
A travaillé pendant plusieurs années comme directeur pénitentiaire d'insertion et de probation pour le compte du ministère de la Justice
Écrivain français
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
romans, essais, poésie, nouvelles

Œuvres principales

Franck Joël Balandier, né le à Suresnes, est un écrivain français. Auteur de romans, il a également publié des essais[1] et de la poésie[2]. Il est le neveu de Georges Balandier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Franck Balandier est né en 1952 à Suresnes. Son père, aujourd'hui décédé, était cadre à la SNCF. Sa mère est femme au foyer. Il grandit à Paris, où il vit encore aujourd'hui. Son œuvre s’en inspire parfois [3].

Il publie son premier poème à l'âge de 14 ans, dans la revue Première Chance[4].

Après une adolescence turbulente et des études littéraires et cinématographiques qui le destinent plutôt à devenir enseignant, il préfère se tourner vers l'éducation en milieu pénitentiaire. À Fleury-Mérogis, il se lie d’amitié avec Patrick Chamoiseau, éducateur comme lui. Ils se découvrent des affinités d’écriture [5].

Durant son passage à Fleury-Mérogis (1979-1982), il conçoit et anime, avec un groupe de détenus, la première radio diffusée en milieu carcéral ("Radio D2"). Ce canal interne connait rapidement un large succès qui lui permet d'inviter de nombreux artistes et journalistes, parmi lesquels le groupe de rock Trust, Maxime Le Forestier, Georges Moustaki, Jean-Louis Foulquier, Guy Hocquenghem , et bien d'autres.

Puis il devient successivement formateur dans une école de travail social, vidéaste[6], chef d’un bureau de presse, responsable de communication, avant d’exercer en tant que directeur pénitentiaire d’insertion et de probation. Il coordonne alors l’offre culturelle et sportive, la formation professionnelle et le travail pour les personnes détenues en Île-de-France.

Parallèlement, il continue d’écrire. Son premier roman paraît en 1988[7].

En tant que vidéaste, il a réalisé, pour le compte du ministère de la Justice, une quarantaine de documents audiovisuels, dont Sidamour (1991), un reportage sur la chanteuse Barbara, venue à la rencontre des détenues de la maison d'arrêt des femmes de Fresnes[6], pour un récital, mais aussi pour parler du sida en compagnie d'un professeur de l'Institut Pasteur.

Il se consacre ensuite entièrement à l'écriture et anime également des ateliers d’écriture[8].

Œuvre[modifier | modifier le code]

D'une écriture qualifiée de blanche, Franck Balandier délivre des histoires à l'atmosphère inquiétante dont l'intrigue et les multiples rebondissements rappellent parfois les codes habituels du roman policier. Poète de l'urgence de vivre et de la nécessité du mot juste pour l'exprimer, il conduit cependant ses récits avec tendresse et humour, souvent avec une lucidité cruelle, jusqu'à un dénouement toujours inattendu.

Le style d'écriture se distingue par un sens aigu du détail et de l'énumération. Les phrases sont courtes. Les métaphores employées frisent souvent l'aphorisme. La langue est poétique et les inventions syntaxiques abondent.

Les thèmes abordés s'ancrent dans les nécessités du quotidien et s'attachent à décrire les dérèglements d'une époque où les personnages tentent d'évoluer, comme englués, perdus et sans but réel. Le romantisme noir qui habite les textes est cependant toujours teinté de légèreté. Et la dérision n'est jamais très loin, même lorsqu'il s'agit de décrire les situations les plus dramatiques.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans
Essais
Poésies

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]