François Joseph Gérard

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François Joseph Gérard
François Joseph Gérard

Naissance
Phalsbourg (Meurthe)
Décès (à 59 ans)
Beauvais (Oise)
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17871832
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 2e colonne.
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 1re et 2e colonnes.

François Joseph Gérard, né le à Phalsbourg, mort le , est un général français de l’Empire

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en 1787 dans le 5e régiment de hussards ; il est assez longtemps dans les grades subalternes, mais les guerres de l'Empire lui fournissent l'occasion de déployer tout son talent et de s'élever aux premiers grades. Devenu major du 3e régiment de hussards le 6 brumaire an XII, il obtient le 4 germinal suivant la décoration de la Légion d'honneur.

Colonel du 2e régiment de hussards le , il fait partie de la Grande Armée en 1806 et 1807. Le il repousse 1 500 Prussiens sortis de Glatz, les rejette dans la place, leur prend 100 hommes et 2 bouches à feu.

Passé en Espagne en 1808, il devient général de brigade le , baron de l'Empire et commandeur de la Légion d'honneur le suivant. Rappelé en France à la fin de 1811, il fait les campagnes de 1812 et 1813 à la Grande armée. Il seconde le maréchal Ney au passage et à la bataille de la Bérézina, en contenant pendant une journée les nuées de Cosaques qui cherchent à l'entamer. Général de division le , dans une sortie de Dresde, à la tête d'une brigade de cavalerie, il charge vigoureusement l'ennemi, et le met en fuite. Fait prisonnier en violation de la capitulation de Dresde le , il ne rentre en France qu'en .

Le , le Roi le nomme commandant supérieur de Landau (5e division militaire). Le , l'Empereur lui confie le commandement de la 4e division militaire. Mis à la demi-solde lors du licenciement général en 1815, il est bientôt rappelé, et dans les années 1819 et 1820, il remplit les fonctions d'inspecteur général de cavalerie. Il est mis à la retraite en 1824 ; mais la Révolution de 1830 le rappelle à l'activité. Il reçoit le commandement d'une division de cavalerie à la formation de l'armée du Nord. Il est nommé aide-de-camp de Louis-Philippe Ier, puis aide-de-camp du duc de Nemours le .

Gérard vient de passer la revue d'un régiment de cavalerie en garnison à Beauvais lorsqu'il est subitement atteint du choléra le  ; il succombe le lendemain à la violence du mal. Son nom est inscrit sur le côté Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile. Il est enterré à Paris dans la 38e division du cimetière du Père-Lachaise[1].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Décorations, titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Une des sources d'inspiration de Conan Doyle[modifier | modifier le code]

Conan Doyle a fait de ce célèbre hussard le type même du soldat français aimant passionnément son pays, courageux (voire téméraire), qui réalise des prouesses et ne compte plus ses conquêtes féminines, dans le roman Les Exploits du Brigadier Gérard.

Autre apparition dans la littérature[modifier | modifier le code]

C'est aussi un personnage mineur des tomes 4 (Le Labyrinthe magique) et 5 (Les Dieux du fleuve) de la série de science-fiction Le Fleuve de l'éternité de Philip José Farmer. Ce dernier dit que le Gérard décrit par Conan Doyle est un peu simpliste (trop bravache et moins intelligent que le personnage réel).

Source partielle[modifier | modifier le code]

« François Joseph Gérard », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Journal des débats politiques et littéraires, (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]