Fosse n° 7 - 7 bis des mines de Béthune

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Fosse no 7 - 7 bis des mines de Béthune
La fosse no 7 - 7 bis vers 1930.
La fosse no 7 - 7 bis vers 1930.
Puits n° 7
Coordonnées 50,463572, 2,760419[BRGM 1]
Début du fonçage
Mise en service
Profondeur 483 mètres
Étages des accrochages 190, 261 et 361 mètres
Arrêt 1965 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1965
Puits d'aérage n° 7 bis
Coordonnées 50,462342, 2,754792[BRGM 2]
Début du fonçage 1905
Profondeur 398 mètres
Remblaiement ou serrement 1968
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Mazingarbe
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Béthune
Groupe Groupe de Béthune
Groupe de Lens-Liévin-Béthune
Ressources Houille
Concession Bully-Grenay

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 7 - 7 bis des mines de Béthune

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 7 - 7 bis des mines de Béthune

La fosse no 7 - 7 bis de la Compagnie des mines de Béthune est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Mazingarbe. Le fonçage commence le à l'est de la commune, les travaux avancent sans difficultés, et la fosse est en mesure de produire en . Le puits d'aérage no 7 bis est ajouté en 1905 à 420 mètres au sud-ouest du puits no 7, il est doté de ventilateurs en lieu et place d'un chevalement. Des cités sont bâties à proximité de la fosse. Les terrils nos 50 et 50A sont édifiés près de la fosse, le second est un cavalier minier. La fosse est détruite lors de la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite avec un chevalement en béton armé dans le style architectural de la Compagnie de Béthune. Les cités sont reconstruites et étendues.

La Compagnie des mines de Béthune est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune. En 1957, un nouveau ventilateur « Fournier et Bouillon » remplace l'ancien de marque « Guibal » datant de 1910, sur le puits no 7. Le gisement profond de la fosse n'est pas très productif, la fosse ferme en 1965, et son puits no 7 est remblayé la même année. Le puits no 7 bis est remblayé trois ans plus tard. Le terril est partiellement exploité.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 7 et 7 bis, et dote le puits no 7 d'un exutoire de grisou. À la fin des années 2000, les maisons des rues Montesquieu, Châteaubriand, et de la Fontaine sont détruites, le reste a été rénové. Les terrils sont des espaces verts.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

Consécutivement à l'ouverture de ses fosses nos 5 et 6[A 1],[A 2], la Compagnie des mines de Béthune ouvre sa fosse no 7 à l'est de Mazingarbe. La fosse est située au sud de la route nationale no 43, de Calais à Bouchain, à 3 100 mètres du clocher de Mazingarbe, et à 2 400 mètres à l'ouest du clocher de Loos-en-Gohelle[SA 1]. Le fonçage débute le [A 2].

Le puits no 7 est situé à l'altitude de 53,26 mètres[JC 1],[SA 1]. Le niveau est passé à l'aide d'une seule pompe d'épuisement. la venue d'eau maximale a été de 700 hectolitres à l'heure, à la profondeur de 41,90 mètres[SA 1]. Un cuvelage en chêne est posé entre 15,40 et 94,50 mètres de profondeur. Le diamètre utile du puits est de 4,50 mètres[SA 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 137,70 mètres[JC 1],[SA 1]. Une veine épaisse de 80 centimètres est recoupée à 137 mètres, une deuxième veine d'un mètre à 150 mètres, puis une veine de 1,10 mètres et enfon, une de 65 centimètres[C 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse entre en exploitation en [A 2],[SA 1]. L'ancienne machine d'extraction du puits no 1 y est installée. L'allure des veines est peu régulière[C 1]. Dans les années 1890, les accrochages sont établis aux profondeurs de 190, 261 et 361 mètres. Le puits est alors profond de 385 mètres[SA 1].

Le puits d'aérage no 7 bis est ajouté en 1905[A 2], à 420 mètres au sud-ouest[note 1] du puits no 7. Il n'est pas équipé de chevalement, juste de ventilateurs. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite avec un chevalement en béton armé, dans le style architectural de la Compagnie de Béthune[1].

La Compagnie des mines de Béthune est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune[B 1]. Le ventilateur « Guibal » de 1910 du puits no 7 bis est remplacé en 1957 par un nouveau ventilateur « Fournier et Bouillon ». L'étage de 361 mètres est exploité jusqu'en 1959, à partir de cette date, l'étage de 461 mètres, préparé depuis 1932, commence à être exploité[B 1]. Le gisement profond de la fosse n'est pas très productif, la fosse ferme en 1965, et son puits no 7, profond de 483 mètres, est remblayé la même année[B 1]. Le puits no 7 bis, profond de 398 mètres[A 2], est remblayé trois ans plus tard[B 1]. Les installations de la fosse sont ensuite détruites.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 7 et 7 bis, et dote le puits no 7 d'un exutoire de grisou[2]. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[3]. Le carreau de fosse est une zone industrielle. Il subsiste la salle des machines, le château d'eau, deux bâtiments[4] de plain-pied, ainsi qu'une partie des murs d'enceinte[note 2].

Les terrils[modifier | modifier le code]

Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse[5].

Terril no 50, 7 de Béthune[modifier | modifier le code]

50° 27′ 44″ N, 2° 45′ 34″ E

Le terril no 50, 7 de Béthune, situé à Mazingarbe, est le terril conique de la fosse no 7 - 7 bis des mines de Béthune. Haut de 82 mètres, il a été exploité[6].

Terril no 50A, Cavalier du 7 de Béthune[modifier | modifier le code]

50° 28′ 01″ N, 2° 45′ 16″ E

Le terril no 50, Cavalier du 7 de Béthune, situé à Mazingarbe, est le terril cavalier reliant la fosse no 7 - 7 bis des mines de Béthune à la fosse no 3[7].

Les cités[modifier | modifier le code]

De vastes cités ont été bâties au nord-ouest de la fosse no 7 - 7 bis. Les habitations des rues Montesquieu, Châteaubriand, et de la Fontaine sont détruites en 2009 pour la plupart[8]. Le reste des cités a été rénové.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
  2. Les bâtiments subsistants sont géolocalisés :
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. Dubois et Minot 1991, p. 131
  2. a b c d et e Dubois et Minot 1991, p. 132
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I, Imprimerie L. Danel,
  1. a et b Vuillemin 1880, p. 149
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Béthune, vol. III, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a et b Gosselet 1911, p. 132
Références à Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique de Béthune, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a b c d e f et g Soubeiran 1898, p. 139

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 131-132. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II,
  • Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I : Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans ce nouveau bassin, Imprimerie L. Danel, Lille, , 348 p. (lire en ligne), p. 149. 
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Béthune, vol. III, Imprimerie nationale, Paris, , p. 132. 
  • Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique de Béthune, Imprimerie nationale, Paris, , 399 p. (lire en ligne), p. 139.