Charles de Courbon

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Charles de Courbon
Fonctions
Gouverneur général des Antilles françaises
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Gouverneur général des Antilles françaises
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Gouverneur général des Antilles françaises
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Sénéchal
Saintonge
à partir de
Chambellan
Gaston de France
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Autres informations
Grade militaire

Charles de Courbon, comte de Blénac (1622-1696), baron de Champdolent, seigneur de Bords, d'Archingeay, de Contré et de Chantemerlière[1], est un général et administrateur colonial français du XVIIe siècle. Il est gouverneur général des Isles d'Amérique à trois reprises ; il marque profondément l'histoire de la Martinique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques de Courbon, marquis de La Roche-Courbon, seigneur de Romegoux, gentilhomme de la chambre du Roi, mestre de camp d'infanterie, et de Marie de Tizon, Charles de Courbon est issu de vieilles familles saintongeoises[2]. Il épouse Angélique de La Rochefoucauld-Bayers.

Conseiller du Roi, maréchal des camps et armées de Sa Majesté, premier chambellan de Monseigneur le duc d'Orléans, frère du Roi, sénéchal de Saintonge à partir de 1649[3], Charles de Courbon débarque à la Martinique en et assure à trois reprises les fonctions de gouverneur général. C'est sous son administration que se développe le Fort-Royal. Son premier mandat de gouverneur général des Isles d'Amérique eut lieu de 1677 à , et le second mandat de juin 1684 à 1690. Le dernier eut lieu de à .

Blénac propose sans succès à Colbert la création d'un poste de colonel des milices dans chaque île des Antilles. Fondateur de la ville de Fort-de-France à la Martinique, où la rue Blénac porte son nom, il a aussi transformé son vieux château de Romegoux, située sur la rive gauche de la Charente.

Il est l'un des deux rédacteurs, avec l'intendant Jean-Baptiste Patoulet, de mémoires commandés par Louis XIV pour l'établissement du Code noir, promulgué en 1685, afin de gérer la vie, la mort, l'achat, la vente, l'affranchissement et la religion des esclaves.

Il est en particulier consulté sur le problème des femmes noires qui ont des enfants avec leurs maîtres, dans l'espoir que ces derniers soient libres. Blénac répond : « L'usage de la Martinique est que les mulâtres soient libres après avoir atteint l'âge de 20 ans et les mulâtresses après avoir atteint l'âge de 15 ans ».

Son petit-fils, Charles de Courbon-Blénac, se distinguera dans la Marine royale, et parviendra au grade de lieutenant général des armées navales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis Auteur du texte, « Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis / [Société des Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis] », sur Gallica, (consulté le )
  2. « Généalogie de Charles DE COURBON-BLÉNAC messire, haut et puissant seigneur », sur Geneanet (consulté le )
  3. Généalogie de la maison de Courbon de La Roche-Courbon-Blénac, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Baudrit, Charles De Courbon Comte de Blénac (1622-1696) : Gouverneur Général des Antilles Françaises 1677-1696, Société d'histoire de la Martinique, , 208 p.
  • Léo Elisabeth, La société martiniquaise aux XVIIe et XVIIIe siècles (lire en ligne)
  • M. d'Aspect, Histoire de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, vol. 3, Paris, chez la veuve Duchesne, (lire en ligne), p. 205

Liens externes[modifier | modifier le code]