Fontaine de Jarente

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Fontaine de Jarente
Fontaine de Jarente.jpg
La fontaine, au fond de l'impasse de la Poissonnerie.
Présentation
Destination initiale
Fontaine
Destination actuelle
Fontaine
Matériau
Pierre, mascaron en bronzeVoir et modifier les données sur Wikidata
Construction
1783
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Arrondissement
Adresse
Coordonnées

La fontaine de Jarente, parfois appelée fontaine de la Poissonnerie ou fontaine d'Ormesson[1], est une fontaine parisienne située au fond de l'impasse de la Poissonnerie, une petite voie d'une quinzaine de mètres qui s'ouvre sur la rue de Jarente dans le 4e arrondissement de Paris. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [2].

Construction[modifier | modifier le code]

La fontaine est construite en 1783, dans le plan d'ensemble du quartier rénové à la suite de la destruction, de 1773 à 1774, du prieuré Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers[3] qui s'étendait sur la plus grande partie de l'îlot délimité aujourd'hui par la rue de Turenne, la rue de Sévigné, la rue des Francs-Bourgeois et la rue Saint-Antoine. À cette occasion furent ouvertes de nouvelles rues (rue de Jarente, d'Ormesson, Necker, Caron), et une place (place du Marché-Sainte-Catherine) accueillant le nouveau marché Sainte-Catherine. L'impasse de la Poissonnerie, dans le cadre de ce marché, était occupée par les marchands de poissons qui avaient besoin d'eau, c'est à cet effet que la fontaine fut édifiée sur les plans de monsieur Caron, maître général des bâtiments du roi[4].

Description[modifier | modifier le code]

Détail du mascaron.

La fontaine se présente comme un massif adossé au fond de l'impasse. Encadrée par deux pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire, la fontaine est décorée d'un bas-relief central montrant un faisceau de licteur, des dauphins et des cornes d'abondance. En retrait et de chaque côté, deux portes, surmontées d'une sculpture en rosace, donnent accès au bâtiment en arrière. Au-dessus du fronton, engagée dans le mur, une composition architecturale en pyramide moulurée prolonge la construction et la fait culminer à une hauteur d'environ 7 mètres. Près du sol, un filet d'eau sort d'un mascaron de bronze en tête de satyre.

L'appareillage général de la construction est décoré dans le style « à congélation », que l'on note sur les pilastres et le linteau. Le fronton est décoré d'une bouche d'eau déversant un flot gelé.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Hélène Levadé (photogr. Hughes Marcouyeau), Les Fontaines de Paris : L'eau pour le plaisir, Paris et Bruxelles, Éditions Chapitre Douze, , 592 p. (ISBN 978-2-915345-05-6).
  • Dominique Massounie (dir.), Pauline Prévost-Marcilhacy (dir.) et Daniel Rabreau (dir.), Paris et ses fontaines : De la Renaissance à nos jours, Paris, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, coll. « Paris et son patrimoine », , 318 p. (ISBN 2-905-118-80-6).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'appellation « d'Ormesson » attestée dans diverses publications, provient du nom de Henri François Le Fèvre d'Ormesson qui posa la première pierre du marché Sainte-Catherine et qui a une rue toute proche. Une photo d'Eugène Atget l'intitule aussi Fontaine Necker.
  2. « Fontaine de Jarente », notice no PA00086268, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. L'établissement de ce prieuré date de l'époque de saint Louis, le produit de la vente de ses terrains fut affecté en partie à la construction de l'église Sainte-Geneviève, aujourd'hui le Panthéon.
  4. Indications reprises du Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, Paris, Éditions de Minuit, 1963.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]