Fils de la charité

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Fils de la Charité
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 4 mars 1924
par Pie XI
Institut Apostolique
Type Clercs réguliers
Règle Constitutions des Fils de la Charité
But Évangélisation des milieux populaires
Structure et histoire
Fondation
Paris
Fondateur Émile Anizan
Abréviation F.C.
Site web http://filsdelacharite.org/
Liste des ordres religieux


Les Fils de la charité forment une congrégation religieuse catholique de religieux laïcs (frères) et de prêtres fondée à Paris le 25 décembre 1918 par le père Jean-Émile Anizan (1853-1928) pour l'évangélisation des milieux populaires. Cet institut est de droit pontifical.

Activités[modifier | modifier le code]

Les Fils de la charité sont présents dans 12 pays et sur quatre continents :

  1. - Europe (France, Espagne, Portugal, Italie),
  2. - Afrique (République démocratique du Congo, Congo, Côte d'Ivoire),
  3. - Amérique (Québec-Canada, Mexique, Colombie, Brésil)
  4. - Asie (Philippines).

Les Fils de la charité sont très impliqués dans l'évangélisation des milieux populaires. Ils sont souvent responsables de paroisses populaires, comme à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à Issy-les-Moulineaux (où se trouve la tombe du fondateur), à Grigny, à La Courneuve, à Bezons, ou encore à Valenciennes et d'autres lieux. Là, ils accompagnent très souvent la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne). Mais les paroisses ne sont pas leur unique lieu d'apostolat puisqu'ils travaillent également, par exemple, auprès des plus pauvres à la Cité Saint-Pierre à Lourdes (cité du Secours catholique) comme aumôniers, en Afrique sur le Port d'Abidjan (Côte d'Ivoire) à l'évangélisation des marins et des pêcheurs (Apostolat de la mer), etc. Cherchant toujours à répondre à la tension voulue par leur fondateur, le père Jean-Émile Anizan, de s'occuper des paroisses et de ce qu'il appelait alors les « œuvres » (extra paroissial). Ils sont aussi très actifs au Brésil.

Ils sont aujourd'hui 165 prêtres et 22 frères et ont toujours des vocations même en France (contrairement à d'autres congrégations laïques masculines en voie d'extinction en Europe). Ayant des petites structures de proximité, les vocations en petit nombre sont régulières chez les Fils de la Charité. Leur maison généralice se trouve à Paris, 10 rue Louis Blanc, dans le Xe arrondissement. La congrégation est dirigée par un supérieur général, le P. Pierre Tritz (Français) depuis 2012 et pour un mandat de six ans.

Le mal de Dieu et le mal du peuple[modifier | modifier le code]

L'un des grands axes de leur charisme spirituel est marqué par une dialectique voulue par leur fondateur « le mal de Dieu et le mal du peuple », c'est-à-dire que Dieu et les hommes ne sont pas séparables, mais se tiennent et forment un tout indissociable. Aller vers les hommes en passant par Dieu et aller à Dieu en passant par les hommes. Mais il est bon aussi de rappeler que pour leur fondateur le P. Anizan, ce qui est premier c'est le service de la gloire de Dieu. Comme le rappelle le premier biographe l'abbé Gabriel Bard, pour le P. Anizan, « le Mal des âmes » n'était qu'un corollaire de son « mal du peuple. »[1] Le mot « mal » doit être compris ici comme une forme de « douleur d'amour », une forme de compassion (dans le sens de « être passionné avec »), poussant vers les autres et à agir pour les autres.

Les figures marquantes[modifier | modifier le code]

Les figures les plus marquantes dans cette congrégation religieuse sont Gaston Courtois (1897-1970), fondateur des Cœurs vaillants et Âmes vaillantes, et, avec Jean Pihan, du mouvement Cœurs vaillants-Âmes vaillantes devenu Action catholique des enfants (ACE), Pierre Thivollier (1910-2004) , Georges Michonneau (1899-1983), Louis Rétif (1911-1985) qui furent des acteurs de l'élan missionnaire des années 1940-1950 dans l'Église de France, ainsi que Frédy Künz (1920-2000), fondateur de la « Fraternité du Serviteur souffrant » très connue en Amérique Latine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Émile Anizan, Quand la charité s'empare d'un homme, éditions du Cerf-Paris 1992, (réédité en 2003) (ISBN 2-204-04631-0) (introduction aux écrits du fondateur de M. Anizan).
  • Gabriel Bard, Jean-Émile Anizan, fondateur des Fils de la Charité 1853-1928, édition Spes-Paris, 1945
  • Philippe Bradel, Prier 15 jours avec... Jean-Émile Anizan, fondateur des Fils de la charité, éditions Nouvelle Cité-Paris 2003, (n°77) (ISBN 2-85313-442-3)
  • Jean-Yves Moy, Petite vie du... Père Anizan, éditions Desclée de Brouwer-Paris 2000 (ISBN 2-220-04816-0) (petite biographie très simple)
  • Jean-Yves Moy, Le Père Anizan, prêtre du peuple, éditions Cerf-Paris 1997 (ISBN 2-204-05712-6)

Film[modifier | modifier le code]

  • Amalia Escriva, Jean-Émile Anizan, On n'est pas assez imprudent, 26 minutes, avril 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gabriel Bard, op. cité, p.324.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]