Félix Stanislas Jasinski

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Feliks Stanisław Jasiński
Félix Jasinsky, by Félix Vallotton.jpg
Félix Vallotton, Portrait de Félix Jasinsky (1887),
localisation inconnue.
Biographie
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Félix Stanislas Jasinski (en polonais : Feliks Stanisław Jasiński), né à Ząbków le et mort à Puteaux le , est un graveur et un peintre polonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Qu’importe le sujet pourvu que l’on creuse (1901).

Félix Stanislas Jasinski est né à Ząbków, dans le royaume de Pologne. À la suite de l'insurrection de 1863 à laquelle son père prend part, sa famille immigre à Bruxelles.

Félix Jasinski retourne en Pologne en 1871 et s'installe à Cracovie où il suit les cours d'Edward Lepszy. En 1880, il revient à Bruxelles et étudie à l'Académie royale des Beaux-Arts. Il suit aussi des cours privés auprès de Michael van Alphen.

Il s'établit à Paris deux ans plus tard. Là, il devient élève de Léon Gaucherel et de Léopold Flameng et fréquente l'atelier de Paul-Edme Le Rat ainsi que l'Académie Julian, où il se lie à Félix Vallotton. Ce dernier exécutera deux portraits de lui ; c'est grâce à Jasiński que Félix Vallotton découvre et pratique la technique de la pointe sèche de 1887 à 1889[1].

Il publie de nombreuses eaux-fortes dans les revues L'Artiste, la Gazette des beaux-arts et dans L'Art[2]. Il participe en 1888 à l'Exposition internationale de blanc et noir où il obtient une médaille d'argent de 1re classe en 3e section de Gravures.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Le musée national de Varsovie conserve une série d'eaux-fortes, ainsi qu'une série de pastels (1894-1900).

Les collections du château-musée de Nemours conservent Sous le charme (vers 1900), une eau-forte d'après Jules Worms[3].

En 1887, il grave le portrait d'Adolphe Jullien d'après Fantin-Latour (Paris, Bibliothèque nationale de France)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice sur la Notice no 07200002050, base Joconde, ministère français de la Culture.
  2. Jules Lieure, « Félix-Stanislas Jasinski, graveur », in Le Bibliophile no V, 1933, p. 265-266.
  3. Notice no M0381001421, base Joconde, ministère français de la Culture.
  4. (BNF 39618192).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Lieure, « Félix-Stanislas Jasinski, graveur », in Le Bibliophile no V, 1933, p. 265-266.
  • Léopold Wellisz, Félix-Stanislas Jasinski, graveur, Éditions G. Van Œust, 1933.

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