Eugène Livet

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Eugène Livet
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Gravure-portrait d'Eugène Livet
Naissance
Vernantes
Décès
Nantes
Nationalité française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Enseignant
Activité principale
Chef d'établissement d’enseignement commercial et technique
Formation
Distinctions

Alexandre Eugène Livet (né le à Vernantes dans le département de Maine-et-Loire[1]et mort le à Nantes) est un éducateur français et l'un des précurseurs de l'enseignement technique en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père d'Eugène Livet, Guillaume Livet[1], soldat dans les armées napoléonienne, est fait, en 1814, chevalier de la Légion d'honneur, titre qu'il perd à la chute de l'Empire. En 1816 il entre dans la gendarmerie française, dans laquelle il est brigadier à la naissance d'Eugène Lors de sa nomination au grade de maréchal des logis en 1825, sa croix de la Légion d'honneur lui est restituée. Il alors nommé en poste à Château-la-Vallière, puis à Bourgueil en 1827[2]. La mère d'Eugène Livet, Marie-Élisa Landry, est la fille de l’intendant du marquis de Maillé La Tourlandry. Elle devient receveuse des Postes à Saint-Mathurin-sur-Loire quand son mari prend sa retraite. Guillaume Livet meurt en 1852, Marie-Élisa Livet meurt en 1870. Eugène Livet est le troisième d'une fratrie de six enfants (trois filles, trois garçons)[1].

En 1836, après une scolarité au collège de Beaufort-en-Vallée, Eugène Livet entre à l'École normale d'instituteurs d'Angers. En 1838, il est nommé à l'école de La Pouëze, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d'Angers. En 1840, il obtient le poste de Saint-Mathurin-sur-Loire où ses parents résident. En 1841, il est promu maître adjoint à l'École normale d'Angers.

Eugène Livet, qui a le projet de créer une institution qui valoriserait le travail technique, fait l'acquisition d'un pensionnat à Nantes. Il peut mettre en œuvre son programme novateur pour l'enseignement technique. La renommée de cette petite institution lui permet, en 1862, d'acquérir un terrain à Nantes, où il fait édifier des bâtiments plus importants pour en faire un établissement d’enseignement commercial et technique[3]. L'Institution Livet reçoit les encouragements et les recommandations des pouvoirs publics, des ministères et de la Chambre de métiers.

En 1875, l'établissement prend le nom de son fondateur[4]. En 1898, l’institution Livet est acquise par l’État qui en fait l'École Nationale Professionnelle Livet, et Eugène Livet quitte ses fonctions. L'établissement est désigné par la suite le lycée technique Eugène-Livet.

Le , Eugène Livet meurt, à l'âge de 93 ans, à son domicile à l'angle de la rue Voltaire et de la place Notre-Dame (aujourd'hui place Eugène-Livet)[1].

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Lors de la séance du 3 septembre 1913, la municipalité de Nantes, sur la proposition du maire Paul Bellamy, honore la mémoire d'Eugène Livet en décidant d'octroyer pour son inhumation une concession municipale au cimetière Miséricorde. La ville donne, en outre, à la place Notre-Dame le nom de place Eugène-Livet[2].

Le 8 mai 1972, une rue Eugène Livet est baptisée dans sa ville natale, Vernantes. Dans cette commune, une plaque commémorative est apposée le 8 avril 1995 sur la maison où il est né[2].

Le 14 septembre 2013, la commune de La Pouëze a rendu hommage à Eugène Livet en inaugurant une plaque commémorative sur le mur de la bibliothèque qui a choisi son nom. Une occasion de rappeler que ses premiers pas d'instituteur à La Pouëze le menèrent à une œuvre éducative rayonnante.

Lors de la séance du 6 octobre 1917, la municipalité de Nantes, honore de nouveau la mémoire d'Eugène Livet en décidant d'attribuer son nom au passage Eugène-Livet reliant la rue Désiré-Colombe au jardin Say[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Arbre généalogique », sur le site sur l’histoire du lycée Livet (consulté le 15 décembre 2011)
  2. a, b et c « Un parcours mémorable », sur le site sur l’histoire du lycée Livet (consulté le 15 décembre 2011)
  3. http://www.livet-histoire.fr/article81.html
  4. « Les directions », sur le site de l'Association pour l'histoire du lycée Livet (consulté le 15 décembre 2011)
  5. « Délibération no 31, conseil municipal du 6 octobre 2017 », mairie de Nantes (consulté le 20 décembre 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Creveuil, Eugène Livet, un éducateur français précurseur de l'enseignement technique, Nantes, Librairie Durance, , 271 p.
  • Bernard Le Nail, Dictionnaire biographique de Nantes et de Loire-Atlantique, Pornic, Le Temps éditeur, , 414 p. (ISBN 978-2-363-12000-7), p. 265-266.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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