La Pouëze

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La Pouëze
La mairie.
La mairie.
Blason de La Pouëze
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Chalonnes-sur-Loire
Statut commune déléguée
Maire délégué Jean-Claude Lecuit
2015-2020
Code postal 49370
Code commune 49249
Démographie
Gentilé Pouëzéens
Population 1 913 hab. (2013)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 13″ nord, 0° 48′ 30″ ouest
Altitude 70 m (min. : 51 m) (max. : 97 m)
Superficie 22,15 km2
Historique
Date de fusion 28 décembre 2015
Commune(s) d’intégration Erdre-en-Anjou
Localisation

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La Pouëze

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La Pouëze
Liens
Site web ville-lapoueze.fr

La Pouëze est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Le , elle fusionne avec les trois communes : Brain-sur-Longuenée, Gené et Vern-d'Anjou pour donner naissance à la nouvelle commune d'Erdre-en-Anjou qui prend le staut de commune nouvelle, les quatre communes fusionnées prenant le statut de commune déléguée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé au nord-ouest d'Angers à 26 km et au sud-est de Segré à 16 km, dans le Haut-Anjou. Autour se trouvent les communes de Vern-d'Anjou (à l'ouest et au nord), de Brain-sur-Longuenée (au nord - nord-est), de Saint-Clément-de-la-Place (à l'est), de Bécon-les-Granits (au sud) et Le Louroux-Béconnais (au sud-ouest). La Pouëze est intégrée à la communauté de communes Ouest Anjou et à la paroisse de la Trinité-en-Longuenée.

Topographie[modifier | modifier le code]

C'est un territoire inscrit dans le Massif armoricain avec des altitudes qui varient entre 50 et 90 mètres. C'est sur la commune de La Pouëze que se trouve la source de l'Erdre (la plus belle rivière de France, selon le roi François Ier, qui se jette dans la Loire à Nantes) et du Brionneau (petit ruisseau qui se jette dans l'étang Saint-Nicolas à Angers).

Terre bocagère vouée à la polyculture et notamment à l'élevage laitier, elle est bordée au nord-est par la forêt domaniale de Longuenée dont une petite partie est pouèzéenne (parcelles privées). L'agriculture n'est pas le secteur économique prédominant de La Pouëze (contrairement aux communes des alentours) qui est une commune de tradition industrielle. Les mines d'ardoise, exploitées depuis des siècles, ont marqué le paysage pouèzéen (carrières constituées de collines de blocs d'ardoise, d'étangs artificiels et de chevalement au nord-est du bourg) et ont concurrencé en Maine-et-Loire celles de Trélazé et de Noyant-Bel-Air. Cette industrie, en crise dans les années 1970-1980, a connu une restructuration, mais l'usine de chaussures ERAM a permis de maintenir une activité importante.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Erdre et Brionneau (rivière).
La source de l'Erdre, étang du Clairet à la Pouëze.
La source du Brionneau.
L'étang du Clairet où l'Erdre prend sa source

C'est dans l'étang du Clairet, à l'altitude de 63,40 m, que l'Erdre prend sa source (altitude du bourg distant de 3 km : 71,816 m).

L'Erdre est le dernier affluent de la rive droite de la Loire, qu'elle rejoint à Nantes après avoir parcouru 103 km, dont 27,5 en Maine-et-Loire, traversant les communes de La Pouëze, Le Louroux-Béconnais, Vern-d'Anjou, La Cornuaille, Angrie, Candé et Freigné. La vallée de l'Erdre est un site classé et le meilleur moyen de succomber à son charme est de s'embarquer à Nantes.

Au départ de La Pouëze, un circuit de randonnée passe à la source de l'Erdre, où est placé un panneau d'information.

Le ruisseau du Brionneau prend sa source à la Pouëze, au nord-ouest de la Mulière, D 961, et se jette dans l'étang Saint-Nicolas à Avrillé avant de rejoindre la Maine à Angers, à travers le parc Balzac. Un autre petit ruisseau qui vient du parc de La Villenière, appelé le petit Brionneau, le rejoint au nord-est du village après avoir traversé la propriété du docteur Morel, d'où le nom de cette maison du XVIIIe siècle, le Brionneau [1].

Forêt et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc de la Villenière[modifier | modifier le code]

Le vieux chêne du parc de la Villenière.
Le parc de la Villenière.

Le parc qui s'étend autour du château fut dessiné par le comte de Choulot. Il est maintenant du domaine public et c'est un lieu très apprécié des Pouézeens.

Son aménagement réserve une grande partie boisée sillonnée d'allées invitant à la promenade, au pique-nique ou au parcours de santé. Une autre partie rassemble toutes les activités sportives (terrains de football, de tennis, salle omnisports, salle de boule de fort). Dans la grande prairie, traversée par l'allée du château, le vieux chêne s'épanouit depuis plus d'un siècle. Un autre arbre important grandit près de la salle omnisports ; c'est le tilleul Arbre de la liberté planté en 1989 lors du bicentenaire de la Révolution.

La forêt de Longuenée[modifier | modifier le code]

Le chemin des charbonniers à la lisière de la forêt.

La forêt de Longuenée est proche de La Pouëze. 18 hectares sur les 580 de sa surface totale sont sur cette commune. Le chemin des Charbonniers, en lisière de la forêt est la limite des communes de Brain sur Longuenée et La Pouëze. Ce chemin doit sans aucun doute son nom à l'activité liée à la forêt. Au XVIIIe siècle, la surface de la forêt était beaucoup plus importante. Une partie de la population exploitait le bois, fabriquait le charbon et des fagots qui étaient vendus à Angers. Pour faciliter l'écoulement de ces produits par la rivière Mayenne, la communauté de La Pouëze demandait une route en 1787 passant par Brain.

La forêt favorisait aussi la lutte entre gabelous et faux-sauniers qui s'y cachaient ce que déploraient les villageois à la veille de la Révolution. Quelques années plus tard, elle servit de cachette aux soldats vendéens (dont Talour de la Cartrie).

Le circuit de randonnée tour de la Pouëze permet de découvrir cette bordure de forêt, d'y pénétrer, de communiquer avec les circuits de Brain sur Longuenée.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La population de La Pouèze se regroupe essentiellement dans le bourg (traversé par l'axe routier Cholet-Segré), en expansion, avec la construction récente de deux lotissements (à l'ouest et à l'est) qui indique que la commune est rattrapée par la périurbanisation d'Angers. En plus du bourg et autour de lui se trouvent rattachés trois « quartiers » périphériques : l'ancien village de Sainte-Emérance (autour de la chapelle du même nom, au sud-est), la cité ouvrière des Pouëzettes (au nord) et le quartier ardoisier de la Carterie (au nord-est). Le reste de la commune est constitué essentiellement de fermes ou de maisons isolées, les hameaux restant rares (la Lande, Chantepie...).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Pouëze est connue depuis le XIe siècle sous les formes de La Poysa qui veut dire « Landes »(1040), Puzia (1060), Putia (1082). La graphie actuelle La Pouëze apparaît dès 1214. Ce nom vient de l'ancien français qui veut dire « terre dépouillée ». Il dérive du latin putare', tailler, émonder qui désigne un défrichement de forêt et qui rappelle la proximité de la forêt de Longuenée[2].

Une autre explication est avancée. Le mot latin pisum, pois (le légume) peut avoir connu une évolution en poise. En Anjou, le pois qui se prononce « poué » est plus précisément le haricot sec. Une terre de culture de haricots pourrait en effet expliquer la présence de sainte Émérance que l'on venait implorer pour que cessent les maux de ventre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de la Poëze : D'argent à trois bandes de sable.

Jehan de la Poëze vivait à la Pouëze en l'an 950. Cette famille fut très puissante en Anjou pendant trois siècles. Vers l'an 1250, elle partit dans les Mauges. Elle vécut peut-être dans le castrum Putia. ?

Les nombreux descendants disséminés en France se sont retrouvés vers 2003 dans le village, à la recherche de leurs origines. À la chapelle Sainte-Émérance, le comte Jacques de la Poëze a offert et fait fixer une plaque avec leur blason : trois bandes sombres évoquant trois frères morts lors d'une croisade. Un message d'amitié y est gravé : « Gardons la mémoire du passé pour donner des racines au temps qui vient ».

Le , la commune fusionne au sein de la commune d'Erdre-en-Anjou[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Commentaires
An I Pierre Schreyer chirurgien, maire provisoire "suffrage universel masculin"
1795-1800 Jacques Guimier délégué cantonal, propriétaire (suppression des communes de -5000 hab)
1800-1815 René Paulo maire élu, cordonnier, agriculteur (petites communes rétablies)
1815-1830 Gabriel Amys du Ponceau châtelain à la Villeniere
1831-1840 René Paulo maire nommé par le préfet, suffrage censitaire (les plus imposés)
1840-1848 Amant Fouquet maire nommé par le préfet, propriétaire, suffrage censitaire
1848-1861 Pierre Legendre maire élu par le conseil, puis désigné par le préfet, cultivateur
1861-1873 François Lepage adjoint, puis maire
1873-1878 Alfred la Rochebrochard d'Auzay châtelain à la Villenière
1878-1883 Amant Fouquet, fils puis François Guimier, propriétaires
1883-1884 Antoine Naturel régisseur de carrière
1884-1900 Dominique Léandre Lepage notaire, nouvelle loi municipale
1900-1902 Alexandre Girardière marchand de vin
1902-1904 Dominique Léandre Lepage notaire
1904-1913 Joseph Sébastien Breton marchand de porcs
1913-1914 René Huet maire, mobilisé en 1914, son adjoint Charles Diet le remplace
1914-1919 Charles Diet boulanger, fonction de maire
1919-1941 Jules Morier menuisier
1941 Pierre Grimault
1941-1945 Louis Neveu président délégation spéciale
1945-1949 Léon Burgevin début du "suffrage universel" (vote des femmes)
1949-1953 Pierre Gelineau agriculteur
1953-1959 Pierre Gourdon commerçant grainetier
1959-1968 Robert Boumier commerçant en bestiaux
1968-1971 Francis Olive contremaitre aux ardoisières
1972-1977 Raymond Robert commerçant en bestiaux
1977-1983 Victor Peltier agriculteur
1983-2001 Georges Perrin inspecteur général de l'enseignement agricole
2001-2008 Robert Lherbette agriculteur.
2008-28 décembre 2015 Jean-Claude Lecuit médecin hospitalier

Liste des maires délégués[modifier | modifier le code]

La mairie dans l'ancien presbytère.
Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016 en cours Jean-Claude Lecuit LDIV[4] Médecin hospitalier

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, La Pouëze fait partie du canton du Lion-d'Angers et de l'arrondissement de Segré[5]. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune est alors rattachée au canton de Chalonnes-sur-Loire, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[6]. Après la création de la nouvelle commune Erdre-en-Anjou de janvier 2016, la Pouëze est de nouveau rattachée au canton du Lion-d'Angers[réf. souhaitée].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 1 913 habitants, en augmentation de 12 % par rapport à 2008 (Maine-et-Loire : 3,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
939 793 858 880 905 1 020 1 132 1 143 1 167
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 392 1 359 1 361 1 460 1 431 1 361 1 368 1 407 1 363
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 365 1 419 1 413 1 314 1 319 1 256 1 123 1 142 1 296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2013
1 430 1 396 1 309 1 410 1 437 1 424 1 678 1 883 1 913
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,8 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 24,6 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 14,3 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 23,6 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 19,1 %).
Pyramide des âges à La Pouëze en 2008 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,1 
5,7 
75 à 89 ans
7,6 
8,3 
60 à 74 ans
11,4 
17,1 
45 à 59 ans
17,5 
24,6 
30 à 44 ans
22,5 
17,1 
15 à 29 ans
17,2 
26,8 
0 à 14 ans
23,6 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Pouëze comporte trois écoles :

  • École maternelle publique l'Ardoisine ;
  • École primaire publique Anne-Frank ;
  • École privée du Sacré-Cœur (maternelle et primaire).

Autres équipements[modifier | modifier le code]

Le théâtre de l'Ardoise, salle municipale.

Le théâtre de l'Ardoise est le nom donné à l'ancienne salle des fêtes depuis sa rénovation en 2000. Il est situé en face de la mairie. Il peut accueillir 120 personnes.

En 1932, l'abbé Guyard est à l'origine de cette construction. Tout d'abord, il crée une association d'éducation populaire, achète le terrain à la commune sur les anciennes dépendances du presbytère, et fait construire la salle de 29 m de long sur 10 de large et 6,5 de haut. Une grande variété d'activités y sont pratiquées : théâtre, jeux, cinéma, patronage, gymnastique.

Au cours de l'invasion allemande, elle sert de refuge aux nombreux réfugiés et soldats de passage. Elle subit au cours du temps des modifications dans ses statuts, mais aussi dans sa conception. En 1952, elle s'équipe d'une cabine, d'un projecteur, d'une scène, avec coulisses, vestiaire, de fauteuils pour des séances régulières de cinéma avec Ouest-Sonor. En 1967, la commune loue la salle, le bail précise qu'elle sera mise à disposition de toutes les sociétés locales de manière équitable. En 1976, la commune rachète la salle des Fêtes. Cette salle est très utilisée par les écoles pour leurs fêtes, par les troupes théâtrales locales et pour des séances de cinéma.

En 2000, la salle entièrement rénovée, devient moderne, confortable et dispose de matériel technique de pointe. Son nom de théâtre lui va bien et l'Ardoise reste le symbole du village. Son utilisation est étendue à la communauté de communes Ouest-Anjou et régulièrement des spectacles y sont présentés en plus des spectacles locaux[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Sur 95 établissements présents sur la commune à fin 2010, 24 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 15 % du secteur de la construction, 39 % de celui du commerce et des services et 14 % du secteur de l'administration et de la santé[14].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est un secteur d'activité important : en 2007, la commune comptait 22 exploitations (9 en exploitation individuelle et 13 en société). La Pouëze est une commune d'élevage, en majorité pour la production de lait mais aussi pour la viande. Ces quantités sont importantes et représentent 6 litres de lait et 1,4 kg de viande par jour et par habitant de la commune. Elle ne compte qu'une exploitation céréalière[15].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plan des circuits de randonnées de la Pouëze, parc de la Villenière.

La commune propose trois circuits de randonnée au départ du parc de la Villenière :

  • circuit vert appelé circuit de la source de l'Erdre, 10,5 km ;
  • circuit bleu appelé le tour du bourg, 13,5 km ;
  • circuit rouge appelé le tour de la commune, 23 km.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Mairie[modifier | modifier le code]

Cette bâtisse a été construite en 1627 comme en témoigne la date sculptée au-dessus de la porte d'entrée principale. Ce sont les travaux de restauration du bâtiment qui ont permis de découvrir cette date car jusqu'à ce jour, on ne connaissait qu'une pierre gravée conservée au presbytère et qui porte l'inscription suivante : «J'ai été posée le 30 mai 1740 par M. Louis Maugars, prêtre curé, seigneur de cette paroisse ». Cette pierre en tuffeau, bien conservée est maintenant scellée dans le mur de l'escalier menant au premier étage.

Ce presbytère était à l'origine entouré de douves, communiquant par un canal avec le carré d'eau d'Arquenay. Autour du presbytère, s'étendait son domaine avec boulangerie, basse-cour, fuye, étable, écurie, potager, verger, charmille, vigne, garenne, prairie. Le curé devait son titre de seigneur au roi Louis XI qui fonda Sainte-Émérance comme annexe de la cure.

Ce bâtiment a été rénové avec le souci de la restitution à l'identique pour y installer la mairie, officiellement le 5 décembre 1992.

Le presbytère prit la place de l'ancienne mairie au 45 rue Principale dans la maison signalée par une plaque où l'on peut lire : « En souvenir de sa famille qui donna quatre maires à la Pouëze, Francis Bréchet-Lepage a légué sa maison à ses concitoyens reconnaissants - 1934 ».

Le château de la Villenière[modifier | modifier le code]

Château de la Villenière.

Le mot Villenière vient du latin Villa Lineris qui en 1123 signifie « village où on cultive le lin ». Au fil du temps, Ville Linières s'est contracté en Villenière.

Au XIIe siècle, le domaine appartenait à l'église de Nantes. Puis il fut la propriété de plusieurs grandes familles avant d'être acquis en 1736 par Jean-Jacques Talour de la Cartrie, maître ordinaire de la chambre des comptes de Bretagne, membre de l'académie d'Angers. À sa mort en 1768, le domaine revint à son frère Guy-Barthélémy qui en fit cadeau à son fils Toussaint-Ambroise lors de son mariage en 1768.( voir dans "personnalités liées à La Pouëze").

Le domaine fut vendu en 1810 au vicomte Gabriel Amys du Ponceau. C'est lui qui fit restaurer le château puis ajouter deux tourelles carrées aux extrémités de la façade.

Il fit sculpter ses armoiries sur le fronton : d'argent au chevron brisé de gueules (rouge) accompagné de trois feuilles de vigne de sinople (vert) ; et celles de Madame : d'argent à trois coquilles de gueules ; tenant : un lévrier colleté de gueules ; supports : un lion couché, des branches de laurier, une croix de Malte avec colombe, le tout surmonté de la couronne de vicomte.

On retrouve une ressemblance d'architecture avec le château de Montgeoffroy à Mazé (Maine-et-Loire). La longue façade et les bâtiments de service encadrent la cour d'honneur qui s'ouvre sur la grande prairie, traversée d'une avenue jusqu'à la belle grille en fer forgé.

Le château devint la propriété de M. de la Rochebrochard d'Auzay vers 1870. Les Ardoisières d'Angers en firent l'acquisition ensuite pour y loger des cadres et des ouvriers. La commune l'acheta en 1979 et le fit restaurer ainsi que les bâtiments de service par l'intermédiaire de Habitat 49, société d'HLM pour en faire une vingtaine de logements locatifs.

Le château de l'Anjouère[modifier | modifier le code]

En 1597, les terres d'Armaillé et de l'Anjouère étaient la possession de la famille Saint Offange dont trois frères se sont rendus célèbres dans le parti angevin de la Ligue contre les Huguenots ; deux autres furent abbés de Saint-Maur au Thoureil : Magdelon Alexandre de Saint-Offange puis André de Saint-Offange, au début du XVIIe siècle.

L'ancien manoir d'Armaillé à la Pouëze, puis l'Anjouère furent ensuite les demeures successives de la famille De Terves. Ces demeures étaient des fermes fortifiées avec fossés, ponts-levis.

René de Terves (1672-1715), seigneur de Glande, de la Guerillière et de l'Anjouère, fut marié deux fois, il eut treize enfants. Son fils Pierre de Terves (1708-1765), seigneur de l'Anjouère et d'Armaillé se maria avec sa cousine Louise Marguerite Modeste de Collasseau de la Machefoliere.

Leur fils, Pierre Charles de Terves (1732-1804) se maria avec Eulalie Victoire Hullin de la Selle (1742-1827), ils héritèrent de l'ancien château de la Beuvrière, alors paroisse de Brain-sur-Longuenée, aujourd'hui commune de Grez-Neuville.

Eulalie de Terves vécut la Révolution avec beaucoup de douleurs et de courage. Son frère, son mari et ses fils émigrèrent. Trois de ses fils revinrent dans la chouannerie, deux furent tués au combat. Trois de ses filles furent emprisonnées à la prison de Montreuil-Bellay (49), elles y moururent, dans ses bras, de misère et de mauvais traitements.

Sa fille Marie Anne Adélaïde de Terves épousa Paul Esprit Marie de Richeteau de la Coindrie. Veuve depuis 1818, elle hérita de l'Anjouère en 1827. Leur fille Marie Charlotte Adélaïde de Richeteau épousa Amant Hippolyte Tripier de Lozé. En 1878, leur fils Paul Joseph Hippolyte de Lozé fit construire l'actuel château (architecte Pierre Tendron) ; il fit graver le blason de la famille Tripier de Lozé au-dessus de la porte d'entrée nord.

En 2006, les terres (278 ha) et l'actuel château de l'Anjouère sont en train de devenir un centre de recherche et d'expérimentation du végétal pour la région du Segréen. Le GEVES (Groupe d'Étude et de contrôle des Variétés et Semences) est un groupement d'intérêt public fondé par l'INRA[16].

Ardoisières[modifier | modifier le code]

Les ardoisières de La Pouëze furent l'un des trois sites d'extraction d'ardoises du Maine-et-Loire avec celles de Trélazé et de Noyant-la-Gravoyère. Exploitées du XVe siècle jusqu'à la fin du XXe siècle, elles connurent leur apogée entre 1850 et 1980. Les carrières demeurent des témoignages qui marquent le paysage au nord du bourg par l'existence de collines de blocs d'ardoise et d'étangs artificiels. Le chevalement en bois qui s'est effondré en 2011 et qui couvrait un puits de mine depuis 1923 a été reconstruit à l'identique en 2014 au titre de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine minier.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Victor.

L'église a été reconstruite en 1838 sur les ruines de l'ancienne dont l'origine remonterait au Xe siècle. Elle est dédiée à saint Victor de Marseille.

Une première église appartenait de longue date au seigneur Bucardos de Putia quand son fils Goslémus la vendit en 1085 à l'abbaye Saint-Serge d'Angers avec toutes les dîmes et redevances contre mille sols d'or. Elle ouvrait dans le cimetière, était donc orientée est-ouest comme la plupart des églises.

Lors de sa reconstruction en 1838, elle est inversée de manière à créer une place de l'église et en faciliter l'accès ; seul le clocher est conservé.

En 1865, l'église est devenue trop petite. La population a beaucoup augmenté en raison du développement des ardoisières. Elle est agrandie sur le cimetière.

On refait un chœur plus grand en y adjoignant un second transept ce qui lui donne la forme originale d'une croix de Lorraine. Cette nouvelle partie massive est de style néogothique, les voûtes étant sur croisées d'ogives.

À l'intérieur, dans le second transept à droite, un remarquable vitrail aux riches couleurs est classé. Il est l'œuvre de Fournier de Tours. Il représente saint François d'Assise essayant de convertir – en vain – le sultan d'Égypte, entouré de personnages enturbannés, de sphinx, d'obélisques. Le chemin de croix en ardoise a été réalisé par M. Robin, sculpteur angevin en 1987. Le clocher est orné d'une flèche d'ardoise polygonale.

La chapelle Sainte-Émerance[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Émerance, côté chœur.

À la fin du XVe siècle, Louis XI convoitait l'Anjou (province appartenant à son oncle le roi René) pour agrandir le royaume de France. Il aimait venir y chasser avec son ami Louis de Beaumont, seigneur du Plessis-Macé, tout en surveillant l'héritage.

Au cours d'une partie de chasse en forêt de Longuenée qui s'étendait alors jusqu'au Plessis-Macé, il fut pris de violentes coliques « qui le plièrent en deux et le culbutèrent sur le gazon ». Jean Bourré, son trésorier, seigneur du Plessis-Bourré, qui l'accompagnait, lui conseilla d'invoquer sainte Emérance, qui avait un oratoire à La Pouëze, village tout proche, et qui guérissait des maux de ventre. Il l'implora, il fut guéri et il promit de faire construire une chapelle à la place de l'oratoire. La chapelle fut construite en 1472. Il lui fit faire une belle statue en argent doré y fit transporter des reliques de la sainte.

La chapelle Saint-Barthélémy[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Barthélémy.

La chapelle Saint-Barthélémy se trouvait au temps jadis à un carrefour de grandes communications. Les chemins d'Angers à Candé, du Lion-d'Angers à Ingrandes et de Bécon à Loiré s'y croisaient. Ces chemins menaient vers le Poitou et la Bretagne. Ce carrefour était situé, de plus, à la limite de trois paroisses : La Pouëze, Le Louroux Béconnais et Bécon-les-Granits. Ce lieu était donc propice aux rencontres de marchands, de voyageurs et des habitants des villages voisins. On y construisit une chapelle et une foire importante s'y développa.

La chapelle est située sur le terrain privé de la ferme du même nom (propriété de M. Lherbette, ancien maire) On ne connaît pas la date de sa construction. Louis XI (au XVe siècle) la gratifia d'une statue en argent de saint Barthélémy qui fut fondue à la Révolution. Le retable actuel en bois de chêne est du XVIIe siècle. Elle fut reconstruite et bénie en 1724.

La foire de Saint-Barthélémy a toujours eu lieu le 24 août, jour du saint patron. On en parle déjà en 1453. Elle s'étendait sur des landes autour de la chapelle, une partie située sur la ferme de Saint-Barthélémy, paroisse de la Pouëze, l'autre partie, au-delà du grand chemin dans les paroisses de Bécon-les-Granits et du Louroux-Béconnais. Le jour de la foire, les taxes étaient perçues par deux seigneuries : celle du Plessis-Macé dont dépendait Saint-Barthélémy et celle de Bécon pour les autres terres. Mais les deux seigneuries avaient le même seigneur Walsh de Serrant.

À la Révolution, l'église fut fermée et la foire interdite en 1794 car elle devenait un lieu d'agitation. « Des chouans étaient venus et y menaient grand tapage ».

La foire reprit plus tard dans la prairie devant le château de la Villenière (à la suite du défrichement des landes) et n'existe plus depuis quelques années[17].

L'oratoire Saint Antoine[modifier | modifier le code]

Oratoire de Saint-Antoine.

Il a été édifié sur la D 101, route qui mène à Saint-Barthélémy, en hommage à saint Antoine le Grand, l'ermite d'Égypte, avec son cochon. On lui jetait même des pièces de monnaie à travers les barreaux de la porte, confusion sans doute avec saint Antoine de Padoue, invoqué dans la recherche des objets perdus.

La statue de saint Antoine représente un moine qui porte un bâton dans sa main gauche et qui foule aux pieds un animal qui semble être un cochon. Ses yeux sévères ont causé quelques frayeurs aux gamins de la Pouëze qui n'osaient passer devant l'oratoire.

Un dicton concerne la statue :" Saint Antoine chaffourait les bons d'avec les cochons". (chaffourer : terme local veut dire chasser, séparer.)

La statue de saint Antoine a été transférée à la chapelle Sainte-Emérance [18].

Les sites de la commune[modifier | modifier le code]

La butte de la grand'Pouëze[modifier | modifier le code]

La butte de la grand'Pouëze.

Située en face de la majestueuse grille du château de la Villenière, cette butte boisée reste une énigme.

Est-ce une ancienne motte castrale sur laquelle aurait pu se trouver le Castrum Putia, pris de force et incendié par Geoffroy Rorgon en 1086, comme il est dit dans une charte de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers ?

D'autres parlent des déblais d'une exploitation minière (d'or) d'une époque incertaine.

L'étang qui est à son pied, se nomme "la grand' Pouëze". Il a servi pendant très longtemps de lavoir[19].

Les moulins à vent[modifier | modifier le code]

Langage des ailes de moulins.

Les moulins étaient aussi des postes de surveillance avec leurs messages codés :

  • les ailes arrêtées en croix de saint André (en quartier) signalaient un heureux évènement chez le meunier, que le moulin était au repos ou le retour au calme dans un conflit militaire ;
  • les ailes en croix grecque (en bout de pied) signalaient que le moulin était prêt à travailler ou appelaient au rassemblement ;
  • inclinées à gauche, position « venante », elles annoncent un heureux événement comme un mariage ou une naissance ou alertaient d'un danger militaire ;
  • inclinées à droite, elles annonçaient un deuil chez le meunier ou dans le village ou un danger militaire écarté.

Les ailes étaient toujours orientées vers le lieu de l'événement.

Ruine du moulin de la Lande en 2007, emporté par un coup de vent en 1970.

Douze moulins ont été recensés sur le territoire de la commune. Ceux de la Fouillée, de Goulevent, de la Culée existaient au XVIIIe siècle ou avant. Les autres datent de la fin du XVIIIe siècle ou début du XIXe siècle.On y broyait des céréales. Plusieurs moulins étaient de type chandelier (cabine de bois tournant à 360° sur un pivot construit en pierres, le mécanisme se trouvant dans la cabine.) Seuls les moulins de Villetalour, des Nouettes, de Chantepie et l'un de Sainte-Emérance étaient de type tourelle (construction en pierres, dont seul le toit tournait de 360°) Le moulin de Villetalour servit de logement aux prisonniers allemands qui travaillaient aux ardoisières après la libération[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.pays-de-la-loire.sante.gouv.fr/envir/sece49_fichiers/fq_brionneau.pdf Qualité de l'eau du Brionneau
  2. Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire
  3. « Arrêté no DRCL-BCL-2015-105 en date du 23 décembre 2015 », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, no 98,‎ (lire en ligne [PDF]).
  4. Jean-Claude Lecuit a parrainé Nathalie Arthaud à l'élection présidentielle française de 2017.
  5. Insee, Code officiel géographique, Fiche de la commune La Pouëze, consultée le 20 février 2015
  6. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  11. « Évolution et structure de la population à La Pouëze en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 avril 2012)
  12. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 avril 2012)
  13. archives paroissiales et municipales
  14. Insee, Statistiques locales du territoire de La Pouëze (49), consultées le 16 juin 2013
  15. archives municipales
  16. Archives du château de la Beuvrière ; archives privées du Comte Bruno de Lozé
  17. archives paroissiales, communales et départementales
  18. Archives paroissiales, municipales et départementales
  19. Charte de Saint Aubin, archives départementales
  20. archives municipales et départementales