Eugène Dieudonné

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Eugène Dieudonné
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Eugène Dieudonné en 1912
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Seine-et-OiseVoir et modifier les données sur Wikidata
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Photos anthropométriques d'Eugène Dieudonné en 1912.

Eugène Camille Dieudonné (né le à Nancy, mort le à Eaubonne) est un anarchiste français, accusé d'être membre de la bande à Bonnot et d'avoir tiré sur un garçon de recette rue Ordener, condamné aux travaux forcés à perpétuité, puis gracié grâce à Albert Londres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fréquente le siège du journal l'Anarchie et bien qu'il soit innocenté par ses compagnons Jules Bonnot et Octave Garnier, il est accusé d'avoir participé au braquage de la Société générale de la rue Ordener à Paris en 1912. D'abord condamné à mort, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Envoyé au bagne en Guyane, il réussit à s'évader en 1926 et rejoint le Brésil. Les journalistes Albert Londres et Louis Roubaud réussissent à obtenir sa grâce. Rentré en France, il exerce le métier d'ébéniste.

Il rencontre Jules Bonnot lorsque celui-ci vient au siège de L'Anarchie, journal anarchiste dirigé par Victor Serge, auquel Eugène collabore. Alors qu’il vit dans une pension au no 45 de la rue Nollet avec sa femme et son fils[1], il est arrêté le , accusé d'être le quatrième homme du braquage de la Société générale de la rue Ordener par le garçon de recettes Ernest Caby, principal témoin[2].
Octave Garnier, par voie de presse le , essaye de l'innocenter, tout en provoquant les forces de l'ordre. Bonnot dans son testament innocente également Eugène. Dieudonné comparaît le avec les rescapés de la bande à Bonnot, devant la cour d'assises de la Seine. Il est condamné à la peine capitale. Après le verdict, Raymond Callemin affirme lui aussi qu'Eugène n'est pour rien dans le braquage. Sa peine est commuée par Raymond Poincaré en travaux forcés à perpétuité.

Il est envoyé au bagne des Îles du Salut où il occupe son temps comme menuisier ébéniste[3]. Transféré au bagne de Cayenne il s'en évade le .
Il est finalement gracié, après les campagnes d'Albert Londres et de Louis Roubaud. Il s'établit alors comme fabricant de meubles dans le Faubourg Saint-Antoine. Il écrit La Vie des forçats préfacée par Albert Londres. En 1934, il collabore au film Autour d'une évasion qui lui est consacré par Jacques-Bernard Brunius, écrivain et cinéaste proche du mouvement surréaliste.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Albert Londres, L'homme qui s'évada, les éd. de France, Paris, 1928, 240 p.
  • Albert Londres, Adieu Cayenne ! : nouvelle version de « L'homme qui s'évada », les éd. de France, Paris, 1932, 216 p.
  • Albert Londres, L'homme qui s'évada, 10/18, collection dirigée par Christian Bourgois, Paris, 1975, 320 p. (ISBN 2-264-00550-5)
  • Albert Londres, L'homme qui s'évada, Arléa, coll. « Arléa-poches », Paris, 1999, 125 p. (ISBN 2-86959-439-9)
  • Philippe Blandin, Eugène Dieudonné, Paris, Éditions du Monde Libertaire / Bruxelles, Éditions Alternative libertaire, 2001, (ISBN 2-903013-75-6).
  • Renaud Thomazo, Mort aux bourgeois ! : sur les traces de la bande à Bonnot, Larousse, coll. « L'Histoire comme un roman », 2007, (ISBN 2035833469) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Frédéric Lavignette, La bande à Bonnot à travers la presse de l'époque, Fage Editions, 2008, (ISBN 9782849751411).
  • Jacky Giraudo & Franck Sénateur, Des assiettes aux Durs, Paris, 2012.
  • Madeleine Leveau-Fernandez, Eugène Dieudonné, un libertaire à la Belle Époque, Paris, Edilivre, 2016, 315 p.

Notices[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]