Ernest Will

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Ernest Will
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à UhrwillerVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation École normale supérieure et École française d'AthènesVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Archéologue (d) et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Commandeur des Palmes académiques (d), officier des Arts et des Lettres‎ (d) et officier de la Légion d'honneur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie des inscriptions et belles-lettres (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Ernest Louis Georges Will est un archéologue et professeur d'université français, né le à Uhrwiller (Bas-Rhin) et mort le à Paris. Il est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1973).

Parcours de formation et professionnel[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au Gymnase protestant et une licence de lettres à l'université de Strasbourg, il entre à l'École normale supérieure (Paris) en 1933 et obtient l'agrégation de lettres classiques en 1936. Il est élève de l'École française d'Athènes de 1937 à 1939 et mène des recherches sur les sites de Thasos, Délos et Delphes. Il est mobilisé à l'approche de la Seconde Guerre mondiale et se voit affecté à Beyrouth à l'état-major du général Weygand[1]. Après l'armistice de 1940, il rentre en France où il est alors professeur au lycée Thiers de Marseille de 1940 à 1943, assistant du doyen Charles Dugas à la faculté des Lettres de Lyon[2], puis il enseigne au lycée Ampère de Lyon (1945).

Le , il devient, avec Jean Starcky, l'un des deux premiers pensionnaires de l'Institut français d'archéologie de Beyrouth, que vient de fonder la même année Henri Seyrig[3] et il se spécialise dans les recherches sur le Proche-Orient hellénisé[4].

À son retour en France en 1951, il est assistant de grec à l'université de Lille (1951-1953). Il soutient une thèse d'État ès lettres en 1953, intitulée Le relief cultuel gréco-romain : contribution à l'histoire de l'art de l'Empire romain[5], et il est recruté comme professeur d'université à Lille (1953-1963). Il est directeur des Antiquités historiques du Nord-Picardie (1953-1968). Il rejoint la Faculté des lettres de Paris comme professeur de langue et littérature grecques (1963-1970) puis devient professeur d'histoire de l'art et archéologie à l'Institut d'art et d'archéologie de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (1970-1973).

Il revient à Beyrouth, en tant que directeur de l'Institut français d’archéologie du Proche-Orient (IFAPO) (1973-1980) et mène dans ce cadre une activité considérable, lors de la guerre du Liban, pour préserver les intérêts de l'Institut et « lui donner un nouvel élan », notamment en ouvrant des antennes à Amman (Jordanie) et à Damas (Syrie)[6]. L'IFAPO est depuis 2003 une composante de l'actuel Institut français du Proche-Orient (IFPO).

Au terme de sa mission, il reprend son poste à l'Institut d'art et d'archéologie, puis prend sa retraite universitaire en 1982[7].

Il dirige durant 19 ans la revue Syria, revue d'archéologie de l'Institut Français du Proche-Orient (1978-1997).

Il est nommé membre du conseil scientifique de l’École française d'Extrême-Orient en 1992[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Tour funéraire de Palmyre, Paris, Paul Geuthner, 1949
  • Le Relief cultuel gréco-romain : contribution à l'histoire de l'art de l'Empire romain, Paris, E. de Boccard, 1955
  • Les Palmyréniens, Paris, Armand Colin, DL 1992
  • De l'Euphrate au Rhin, somme de contributions, IFAPO, 1995

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Malou Schneider, « Du Rhin à l'Euphrate. Archéologues alsaciens au Levant », Subartu XVII, 2006, p. 1-6.
  2. Mélanges offerts à Ernest Will, Revue du Nord,LXVI, n°260, 1984
  3. Mathilde Gelin, L’Institut français d’archéologie de Beyrouth, 1946-1977, Syria, 2005/82, p. 279-329 (p.285).
  4. Maurice Sartre, « Ernest Will 1913-1997 », Encyclopaedia universalis
  5. Thèse d'État, notice Sudoc, consultée en ligne le 4.07.15.
  6. Maurice Sartre, notice de l'Encyclopaedia Universalis
  7. Fonds EW - Ernest Will. Archéologie du Proche-Orient hellénistique et romain, MAE René-Ginouvès, université Paris Ouest Nanterre.
  8. Arrêté du 2 juin 1992, JORF no 130, 5 juin 1992 p. 7483.
  9. Liste des académiciens, site de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Liens externes[modifier | modifier le code]