Georges Le Rider

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Georges Charles Le Rider, né à Saint-Hernin (Finistère) le 27 janvier 1928 et mort à Givors (Rhône) le [1], est un historien, bibliothécaire et administrateur français, spécialiste de la numismatique grecque, qui dirigea la Bibliothèque nationale (Paris). Il a eu une relation filiale avec Henri Seyrig qui est devenu et resté son mentor.

Parcours[modifier | modifier le code]

Après avoir été admis en 1948 à l’École normale supérieure, il obtient en 1952 l’agrégation de lettres, reçu 1er. Membre de l’École française d'Athènes de 1952 à 1955, il rejoint l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient, où il reste jusqu'en 1958. C'est à Athènes en 1954 que naît son fils Jacques Le Rider devenu un germaniste renommé, puis à Beyrouth en 1958 sa fille Béatrice Le Rider qui sera éditrice et journaliste. À son retour de Beyrouth, il entre à la Bibliothèque nationale comme conservateur du Cabinet des médailles, département dont il assure ensuite la direction à partir de 1961. En 1975, il quitte le Département des monnaies pour devenir administrateur général de la Bibliothèque nationale, poste qu'il occupe jusqu'à sa nomination, en 1981, à la direction de l'Institut français d'études anatoliennes d’Istanbul.

Parallèlement, il mène une carrière d'enseignant, d'abord à l’École pratique des hautes études, puis à l'université de Lille et à l'université de Paris-IV, avant d'être élu en 1993 professeur d’histoire économique et monétaire de l’Orient hellénistique au Collège de France. Il prend sa retraite en 1998.

Il avait élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1989.

Georges Le Rider a encore été Conservateur du manoir et du musée de Kerazan en Bretagne, à Loctudy[réf. nécessaire].

Georges Le Rider est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1977[2] et promu officier le 30 janvier 2008[3]. Il est également officier de l'ordre national du Mérite et commandeur des Palmes académiques[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Suse sous les Séleucides et les Parthes, les trouvailles monétaires et l’histoire de la ville, 1965 (thèse)
  • Monnaies crétoises du Ve au Ier siècle av. J.-C., 1966 (thèse complémentaire)
  • Code pour l’analyse des monnaies, 1975
  • Le monnayage d’argent et d’or de Philippe II frappé en Macédoine de 359 à 294, 1977
  • Catalogue de la collection Delepierre entrée au Cabinet des médailles en 1966, 1983 (en collaboration avec H. Nicolet)
  • Le Trésor de Meydancikkale (Cilicie-Trachée 1980), 1988 (en collaboration avec A. Davesne)
  • Monnayages et finances de Philippe II, un état de la question, 1996
  • Prix du blé et numéraire dans l’Égypte lagide de 305 à 173, 1997 (en collaboration avec H. Cadell)
  • Séleucie du Tigre, les monnaies séleucides et parthes, 1998
  • Antioche de Syrie sous les Séleucides : corpus des monnaies d’or et d’argent. I, De Séleucos à Antiochos V, c. 300-161, 1999
  • La naissance de la monnaie : pratiques monétaires de l'Orient ancien, Paris, PUF, 2001, coll. "Histoires".
  • Alexandre Le Grand : monnaie, finances et politique, 2003
  • Les Séleucides et les Ptolémées : l'héritage monétaire et financier d'Alexandre le Grand, 2006 (en collaboration avec François de Callataÿ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Georges Le Rider (1928-2014), historien du monde antique et de la monnaie », LeMonde.fr, 5 juillet 2014
  2. Décret du 7 avril 1977
  3. Décret du 30 janvier 2008 portant promotion et nomination
  4. . Et pour les décorations étrangères, Maroc: Ouissam du mérite intellectuel, Sénégal: Grand-Maître de l'ordre national du Lion, Suède: commandeur dans l'ordre de l'Etoile polaire, Grèce: officier dans l'Ordre de l'honneur. Notice sur le site de l'AIBL

Liens externes[modifier | modifier le code]