Daniel Garbade

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Daniel Garbade
Daniel Garbade artist.jpg
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (61 ans)
ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres activités
Père
Bernhard Garbade (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Ariane Lachenal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Paul Lachenal
Adrien Lachenal
Theodore Garbade (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Daniel Garbade est un peintre, sculpteur, illustrateur et accessoiriste de cinéma suisse, né le à Zurich.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel Garbade est né le à Zurich[1]. Il est le petit-fils de Paul Lachenal (1884-1955).

Il fait ses premiers pas dans l'art comme accessoiriste dans des production de films à Zurich. En 1983 il part en Espagne pour s'instaler a Mascaraque en Castille-La Manche[2]. C'est en Espagne donc ou il se consacre surtout à la peinture et le dessin. Il fera partie des artistes espagnols qui lors de la Movida madrilène adoptent un style inspiré de la bande dessinée. Son trait est personnel, réaliste[3] et minimaliste. L'écrivain espagnol Alvaro Pombo utilisait pour lui pour la première fois la notion « garbatear »[4]. Ses portraits sont mélancoliques mais pleins d'humour[5], ils montrent la personne dans son esprit. José Saramago le décrivait ainsi : « Garbade nous démontre L'humanité, là où elle se développe et déguise le mieux. »[6]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Daniel Garbade a réalisé des portraits notables de Nancy Cunard[7], du roi Juan Carlos IerZapateroKofi Annan ou Pedro Almodóvar. Sa toile du pape Benoît XVI nu en 2006[8] a du être retirée de son exposition à la demande de l'ambassade suisse.

En 1987, il cofonde avec Leopoldo Alas Mínguez (es) le journal Signos, une revue de poèmes inédits des poètes contemporains espagnols.

Il collabore souvent avec des écrivains, comme avec Agustina Bessa-Luís en 1992, pour son ouvrage de gravures Fakebook[9].

A l'initiative des Dadaistes du Cabaret Voltaire á Zurich, il a conçu la plaque de bronce de la tombe de Mikhaïl Bakounine au cimetière de Bremgarten, à Berne (2016)[10]

Engagements [modifier | modifier le code]

Comme défenseur des droit des homosexuels il travaille pour AmfAR, fondation contre le contre le SIDA, et la Fundación Triángulo (es) à Madrid où il illustre des textes dans le journal Orientaciones[11]. Dans l'exposition Cosas de casados[12] et le livre du même titre, il publie au sujet de homosexualité dans l'art, ses dessins à côté de David Hockney et Tom of Finland, comme dans les livres La loca adventura de vivir, La pequeña muerte ou Reload.

Avec les écrivains Rafael AlbertiVicente Molina Foix (es)José SaramagoLuis Antonio de VillenaJesús Ferrero (es) et Leopoldo Alas Mínguez (es), il crée le livre Côctel et l'exposition du même nom au sujet de la Tolérance dans le Musée - Monastaire de San Ildefonso (Toledo) en 1996. 

Depuis 1983, Garbade impulse la coopération interculturelle entre la Suisse et l'Espagne. Il aide ainsi les galeries suisses à rejoindre la foire de l’art contemporain ARCO (es), et colabore en 1988 au cours des semaines suisses de Madrid, à côté de Werner Bischof et John Armleder dans musée national centre d'art Reina Sofía et Círculo de Bellas Artes. En 2012, il est invité aux expositions Hispano-Suizo[13] à Zurich, et en 2014 Hispano-Suizo Madrid. Comme commissaire, il dirige avec Nicole Herzog et Hugo Wirz l'exposition Desayuno para Inmigrantes, sur l'immigration des artistes suisses en Espagne.

En 1989, il soutient François Lachenal lors des préparations pour l'exposition : Du Greco a Goya, hommage à l'exposition historique des ouvrages du musée du Prado pendant la guerre civile espagnole à Genève (1939).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Dés 1979, Garbade travaille comme directeur de production et plus tard comme accessoiriste pour des films publicitaires et long-métrages avec Condor Films (de)Barney, Tardio & MelskyWarner BrosTF1 et The Ladd Company.

Il participe entre autres aux films Espion, lève-toi d' Yves Boisset, ou Cinq jours, ce printemps-là de Fred Zinnemann[14]

Musées, galeries et collections[modifier | modifier le code]

  • Peyer Fine Art, Zurich
  • Galerie Ziegler, Zurich
  • Rudolf Nathan, Zurich
  • Sihlquai 55, Hispano Suiza, Zurich[15]
  • Stephen Floersheimer, Orselina
  • Museo de la Hermandad, Tolède
  • Art Basel Prints, 92
  • Galerie Barès, Paris
  • Galerie Knapp.Lausanne
  • Bienal del Tajo, Tolède
  • Convento de San Ildefonso, Tolède
  • Caja Rural, Retrospectiva, Tolède
  • Galeríe Quorum, Madrid
  • ARCO, Madrid
  • Galeríe Dionis Bennassar, Madrid
  • Galerie Arthèmes, Bordeaux
  • Tossan Tossan Gallery, New York
  • Galerie Kin, Méxique DF
  • Kunstszene Luzern, Lucerne
  • Bibliotheca Nacional, Madrid
  • Kunstsammlung des Bundes, BAK, Suisse
  • Musee de la Ville de Genève, Suisse
  • Museo Postal y Telegráfico, Madrid
  • Círculo de Bellas Artes, Madrid
  • Metro, Madrid[16]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Encres de chine autor du Fake-book, Galerie Knapp, Lausanne 1992, OCLC 715285050.
  • avec Eduardo Naval, Retrospectiva, Caja Rural, Tolède 1993.
  •  Pinturas, Miguel Barbaran Pi, Madrid, 2000 OCLC 795743991.
  •  Desayuno para Inmigrantes, Ayuntamiento de Madrid, Madrid 2003.
  •  Reload, El Wisli, Madrid, 2011  (ISBN 978-84-615-3858-4).
  •  Cut, Artzeitmagazine, Zürich, 2014  (ISBN 978-3-03304705-1).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Garbade, « Daniel Garbade (artist, published by: Daniel Garbade) », sur Art Library (consulté le 7 janvier 2018).
  2. (es) « Biblioteca Digital de Castilla La Mancha > Fondo Fotográfico de Francisco de Goñi y Soler », sur bidicam.castillalamancha.es (consulté le 9 janvier 2017).
  3. (es) « Retratos multiples », sur elmundo.es, (consulté le 11 janvier 2017).
  4. (es) Alvaro Pombo, Fernando Savater, Vicente Molina Foix et Leopoldo Alas Mínguez, GARBADE, Tolede, Nicolas Lachenal, , 34 p. (lire en ligne), p. 7.
  5. Olivier Perrin, « Entre rêve et réalité », Le Temps,‎ , p. 38 (lire en ligne).
  6. (es) Jose Saramago, Rafael Alberti, Vicente Molina Foix et Leopoldo Alas, Côctel, Madrid, El Wisli, , 49 p. (ISBN 9788461536795, lire en ligne), p. 11.
  7. (es) Catalina Luca de Tena, « La pintura suiza como un reloj », sur hemeroteca.abc.es, (consulté le 9 janvier 2017).
  8. (es) Victor Medina, « Desnudo », Revista Zero no 91,‎ , p. 123.
  9. Daniel Garbade et Agustina Bessa-Luís, Le "fake-book": cinq gravures originales, J. Barès, (lire en ligne).
  10. (de) Fredi Lerch, « Die Feier zu Bakunins 203. Geburtstag », sur Journal B, 1 jiun 2017 (consulté le 13 août 2018)
  11. (es) F.Javier Ugarte, « Orientaciones Nº2 - Hacia una reescritura de la Historia. », issuu,‎ , p. 192 (ISSN 1576-978X, lire en ligne).
  12. (es) Eva San Martin, « El matrimonio gay, en Cosas de casados », sur elpais.com, (consulté le 11 janvier 2017).
  13. (es) Rodrigo Carrizo Couto, « Arte de ida y vuelta », SWI swissinfo.ch,‎ (lire en ligne).
  14. (en) « Daniel Nicolas Garbade », sur IMDb (consulté le 9 janvier 2017).
  15. (de) « Hispano Suiza », sur www.visarte-zurich.ch, (consulté le 11 janvier 2017).
  16. S.T., « Un suisse dans le metro madrileño », Journal de Genêve,‎ , no 279.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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