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Coupe à la garçonne

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La coupe à la garçonne de Louise Brooks, créée par Sydney Guilaroff[1].

La coupe à la garçonne (ou crop en anglais) est une coupe de cheveux et coiffure féminine courte apparue au début du XXe siècle[2] et popularisée à la fin des années 1920 par Louise Brooks dans le film Loulou[3] et par Joséphine Baker[4]. Il s'agit à cette époque d'une variante courte de la coupe au carré.

Le terme désigne ensuite la coupe pixie, une variante plus courte, à partir des années 1950.

Carré garçonne

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Eva Le Gallienne

La coupe à la garçonne est devenue à la mode en Europe et en Amérique au cours des années 1920 chez beaucoup de jeunes femmes. Jusque-là, les femmes se devaient de conserver des cheveux longs, le plus souvent resserrés par un chignon. Comme pour le port du pantalon, cette coupe masculine pour une femme fait scandale. Les années 1920, ou Années folles, sont marquées par la rébellion sociale et culturelle des femmes, et ce type de coiffure en est l'un des symboles[5]. La Première Guerre mondiale vient de se terminer, les hommes étant partis au front, les femmes ont goûté à l’émancipation et désormais, beaucoup d’entre elles travaillent et aspirent à plus de simplicité et de modernité aussi.

À Paris, dès 1909, Antoine Cierplikowski, surnommé « Monsieur Antoine », invente pour la première fois une coupe courte pour les femmes, qu'il appelle ensuite « coupe à la Jeanne d'arc », une « coupe au carré » en vue de rajeunir l'actrice Ève Lavallière pour un rôle[6]. La créatrice de mode Coco Chanel adopte cette coiffure qui pris le nom de coupe « garçonne », après la publication du roman polémique La Garçonne de Victor Margueritte en 1922 montrant une nouvelle féminité, libérée des codes traditionnels du début du XXe siècle.

L'Eton crop, l'une de ses variantes les plus courtes et les plus radicales, était la plus populaire de toutes et a été notamment portée par Joséphine Baker[5],[7].

Coupe pixie

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Il s'agit d'une variante bien plus courte à l'arrière avec des mèches devant[8],[9]. Elle apparaît pendant les années 1960[10].

Célébrités portant/ayant porté cette coupe

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coupe à la garçonne

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coupe Pixie

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Notes et références

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  1. Dominique Choulant, CinéMarilyn ou L'âge d'or des sex-symbols d'Hollywood et d'ailleurs, Paris, Editions Publibook, , 379 p. (ISBN 978-2-7483-3284-1 et 2748332849, lire en ligne), p. 285.
  2. Florence Montreynaud, L'aventure des femmes XXe – XXIe siècle, Nathan, , 916 p. (ISBN 978-2-09-278423-5 et 2092784234, lire en ligne), La garçonne.
  3. Encyclopaedia Universalis, Dictionnaire de la Mode : (Les Dictionnaires d'Universalis), Encyclopaedia Universalis, , 544 p. (ISBN 978-2-341-00220-2 et 234100220X, lire en ligne), Le cinéma.
  4. Gilles Bagard, La coupe : méthode globale, Dompierre-sur-Mer, GBVÉGA ÉDITIONS, , 220 p. (ISBN 978-2-9527538-2-1 et 2952753822, lire en ligne), p. 20.
  5. a et b (en) Dana Oliver, « 1920s Hairstyles That Defined The Decade, From The Bob To Finger Waves », sur huffingtonpost.com, (consulté le ).
  6. Mode à la garçonne, 1900-1925 : une histoire sociale des coupes de cheveux de Steven Zdatny, p. 34 (Cairn.info)
  7. (en) Joanne Griffith, « Josephine Baker went from homelessness to international fame as a scantily clad performer in Paris to a civil rights pioneer », sur bbc.com, (consulté le ).
  8. « Cheveux : la bonne couleur et la bonne coupe pour l'hiver », sur Madame Figaro, (consulté le ).
  9. Olga Volfson, « Le pixie cut en 8 questions », sur grazia.fr, (consulté le ).
  10. « Il était une fois : la coupe garçonne. Subversive, révolutionnaire, féministe », sur Portail de la Mode (consulté le )