Coton-tige

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Bâtonnets ouatés
Cérumen au bout d'un coton tige (il est recommandé de ne pas utiliser le coton tige dans le conduit auditif).

Le coton-tige, ou bâtonnet ouaté, est un bâtonnet garni à chaque extrémité d'une petite boule de coton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Son inventeur serait Harold De Coninck[réf. insuffisante], qui le 20 juillet 1914, envoie à l'Académie des sciences de Paris un pli cacheté (enregistré sous le n° 8185[1]) intitulé Invention du nettoyeur hygiénique pour oreilles[réf. insuffisante]. Cet inventeur résidant en Algérie a déposé d'autres brevets d'invention et appartient à la famille d'armateurs et de négociants De Coninck.

Alors qu'en 1923, Leo Gerstenzang voit sa femme coller du coton sur un cure-dent pour nettoyer les oreilles de leur bébé, il eut l'idée de créer un cure-dent pratique, le tampon de coton (Baby Gays), puis sa propre compagnie, la Infant Novelty Company. En 1926, il en changea le nom pour Q-Tip Baby Gays et finit par le nommer Q-tip[2]. Ce dernier terme est largement utilisé en Suisse romande par antonomase.

Le cure-oreille, sous différentes formes, est connu depuis l'Antiquité. Au Moyen Âge, on le nommait « escurette »[3].

Ces bâtonnets servent à débarrasser l'oreille de l'excès de cérumen qu'elle sécrète. Ils doivent cependant n'être utilisés que dans le pavillon et non dans le conduit auditif[4],[5] car le cérumen joue un rôle important et, surtout, le bâtonnet introduit dans le conduit pourrait causer une otite externe, et son usage répété peut provoquer des réactions inflammatoires d'irritation, et parfois même, de façon accidentelle, des perforations tympaniques.

Autres usages (que le nettoyage de l'oreille)[modifier | modifier le code]

Autres usages paramédicaux[modifier | modifier le code]

le coton-tige est par exemple utilisé pour :

  • la palpation de zones sensibles dont lors d'examens gynécologiques, par exemple pour diagnostiquer une vulvodynie[6].[7] et pour des test de sensibilité de la peau ou de certaines muqueuses à la douleur[8] ;
  • pour apposer de l'azote liquide lors d'une cryothérapie[9] ;
  • pour apposer un désinfectant, un produit de test dermatologique [10] ou un médicament caustique sur des zones précises ou difficiles à atteindre (aphtes dans la bouche, gencive enflammée, verrues génitales[11] ;
  • pour l'hygiène bucco-dentaire, dans les zones d'accès difficile, chez le jeune enfant, les paralysés, les personnes âgées ou patients présentant des édentements importants. Il est depuis les années 1980 en France recommandé pour ces usages ;
  • pour tester la mobilité urétrale : Le Q-Tip test (ou « test du coton-tige ») mesure l'angle entre un coton-tige introduit par l'urètre au niveau du col vésical chez une patiente en position gynécologique[12][pas clair].

Dans des domaines non-médicaux[modifier | modifier le code]

En biologie, sciences vétérinaires, police scientifique, industrie, archéologie, etc. le coton tige est un instrument utile de nettoyages délicats, d'écouvillonnage (nasal, anal...), de prélèvement d'ADN, de test chimique[13], de petites particules, de colorants, etc.[14].On parlera plutôt d'écouvillon pour désigner l'espèce de coton-tige servant à prélever des échantillons biologiques en médecine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'Académie des sciences de Paris, collection des plis cachetés et commission des plis cachetés
  2. « Q-tips History : Cotton Swab », Unilever Home and Personal Care, 2007-2008
  3. Takeshi Matsumura, Dictionnaire du français médiéval, Les Belles Lettres,
  4. émission télévision Le magazine de la santé sur France 5 juin 2015
  5. (en) Seth R. Schwartz, Anthony E. Magit, Richard M. Rosenfeld et Bopanna B. Ballachanda, « Clinical Practice Guideline (Update) », Otolaryngology–Head and Neck Surgery,‎ (DOI 10.1177/0194599816671491, lire en ligne)
  6. Moyal-Barracco M, Labat JJ, « Vulvodynies et douleur pelvipérinéales chroniques [Vulvodynia and chronic pelvic and perineal pain] », Prog Urol., vol. 20, no 12,‎ , p. 1019-26. (PMID 21056380, DOI 10.1016/j.purol.2010.08.065, lire en ligne [PDF]) modifier
  7. Morin M & Bergeron S (2009). La rééducation périnéale dans le traitement de la dyspareunie chez la femme. Sexologies, 18(2), 134-140.
  8. Sibert L, Safsaf A, Rigaud J, Delavierre D & Labat J.J (2010). Approche symptomatique des douleurs sexuelles chroniques. Progrès en urologie, 20(12), 967-972.
  9. Maillard, H., Grognard, C., Toledano, C., Jan, V., Machet, L., & Vaillant, L. (2000). Granulome de Lever: efficacite de la cryochirurgie (2 cas). In Annales de dermatologie et de vénéréologie (Vol. 127, No. 1, pp. 77-79). Masson
  10. Goossens, A. (2009, September). Alternatives aux patch-tests. In Annales de Dermatologie et de Vénéréologie (Vol. 136, No. 8, pp. 623-625). Elsevier Masson | résumé Inist-CNRS.
  11. Bouscarat, F., Dupin, N., Janier, M., Drobacheff, C., Milpied, B., & Vexiau-Robert, D. (2006). Verrues génitales (condylomes) externes. In Annales de Dermatologie et de Vénéréologie (Vol. 133, No. 8-9, pp. 36-38). Elsevier Masson.
  12. De Tayrac, R., Letouzey, V., Triopon, G., Wagner, L., & Costa, P. (2009). Diagnostic et évaluation clinique de l’incontinence urinaire féminine. Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, 38(8), S153-S165
  13. Péquignot, A., Marte, F., & Von Endt, D. (2006). L’arsenic dans les collections d’Histoire naturelle. La Lettre de l’OCIM, (105), 4-10.
  14. ex : De Reu, M., Van Hooydonk, G., Vandenabeele, P., Moens, L., von Bohlen, A., & Klockenkämper, R. (1999). À propos de l'analyse chimique des pigments utilisés dans quelques manuscrits enluminés. Scriptorium, 53(2), 357-372.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]