Concerto pour piano nº 23 de Mozart

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Le Concerto pour piano n° 23 en la majeur (K. 488) est un concerto pour piano du compositeur classique Wolfgang Amadeus Mozart. Le second mouvement Adagio figure parmi les œuvres les plus connues du compositeur.

Création[modifier | modifier le code]

Mozart résidait à Vienne lorsqu'il composa cette œuvre au printemps 1786, à la même période que son opéra Les Noces de Figaro. La partition originale était écrite pour pianoforte solo, accompagné d'un orchestre de cordes, de deux clarinettes, deux bassons, deux cors, et une flûte.

Structure[modifier | modifier le code]

Comme les concertos de forme classique, le Concerto pour piano n° 23 en la majeur comporte trois mouvements :

  1. Allegro en la majeur
  2. Adagio en fa dièse mineur
  3. Allegro assai en la majeur

Le premier mouvement, de forme sonate, est de structure assez rythmée, rapide, en tonalité de la majeur. L'orchestre introduit dès le début les thèmes du soliste, qui les reprend ensuite, dans le même ordre. Une cadence suivie d'une coda conclut le premier mouvement.

Le second mouvement, d'une tonalité en fa dièse mineur, constitue le cœur de l'œuvre. De par sa couleur extrêmement sombre et son rythme lent, la première partie porte une mélodie simple à travers laquelle transparaît un Mozart en proie à de grandes difficultés personnelles. Une seconde mélodie, plus soutenue et rapide, mais dans la même tonalité, ajoute un caractère particulièrement dramatique à l'œuvre.

Le troisième mouvement est composé de nombreuses mélodies rapides avec de fréquents changements de tonalité, qui apportent à l'œuvre un caractère brillant.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Le 2e mouvement a été abondamment utilisé comme musique de film (ex: L'Incompris réalisé par Luigi Comencini ou Le nouveau monde de Terrence Malick). Il est également présent dans l'acte III du ballet Le Parc d'Angelin Preljocaj, dans la scène de l'Abandon.

Lors des 23èmes Victoires de la musique classique 2016 (diffusées le 24-02-16 sur France 3), le 2e mouvement de ce concerto fut interprété sublimement par le pianiste Adam Laloum. Frédéric Lodéon parle de ce 23e concerto en ces termes :  "...Un des passages les plus touchant, c'est le 23e concerto. Alors les deux mouvements extrêmes sont vivants, joyeux, lumineux, c'est le Mozart qui veut avoir du succès qui donne des académies, c'est à dire des concerts, on achète des billets sur souscription. Et puis brusquement il y a comme une sorte de confession, il y a quelque chose : Mozart met son âme à nu dans cet adagio il montre sa solitude. Finalement il a souvent été très seul et même à la fin de sa vie complètement perdu : il demandait de l'argent à ses frères francs-maçons dans des lettres déchirantes, son épouse était partie à Baden... Enfin bref, et puis il reprend dans le final évidemment la joie de vivre. Mais ce moment de confession est absolument unique et c'est vraiment l'esprit Mozarcien qui s'exprime au plus haut niveau là."

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