Épibionte

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L’épibiose est une forme d’interaction biologique dans laquelle un organisme (alors appelé épibionte) se sert d’un organisme plus grand comme support. C’est une interaction bénéfique pour l’épibionte et réputée neutre pour l’hôte.

Catégories[modifier | modifier le code]

Colonies épibiontes de balanes, ici fixées sur une baleine grise

Deux grandes catégories d’épibiontes peuvent être distinguées :

  • les épiphytes (vivants sur les plantes (la plupart du temps sur des plantes fixées, mais pouvant aussi dérivées sur des sargasses ou des fragments flottants ou dérivants d'autres plantes) ;
  • les épizoaires (vivants sur une espèce animale 'fixée ou mobile) ; dans le cas où l'espèce-hôte est mobile, l'épibionte peut être parfois rapidement transporté sur de grandes distances, tels les balanes fixés sur la peau de grands cétacés. parfois l'épibionte peut se laisser transporter un certain temps puis se détacher de son hôte (ex : juvénile de Strombus gigas observé sur le dos d'une tortue marine Carette Caretta caretta)[1].

Interactions[modifier | modifier le code]

Cette relation est une interaction durable qui n'est ni parasitique, ni symbiotique ; elle est commensale, puisqu'il n'y a généralement pas de nuisance ni d'avantage direct connus pour l’organisme servant de support.

La majorité des épibiontes sont des organismes aquatiques[2].

Applications[modifier | modifier le code]

Les épibiontes peuvent servir à estimer le temps passé par un objet dans l'eau[3].

Par exemple, certaines algues flottantes comme Macrocystis spp. et Durvillaea antarctica ne portent pas d'épibiontes lorsqu'elles sont attachés à leur substrat, mais sont généralement colonisées peu après leur détachement[4],[5]. Ainsi, certaines espèces du genre Lepas ont déjà servi à estimer le temps depuis le détachement de spécimens de Macrocystis spp. recueillis à la dérive[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph B& al. (2008) Carapace epibionts of loggerhead turtles (Caretta caretta) nesting at Canaveral National Seashore, Florida Journal of Natural History |Vol. 42, Nos. 13–14, Avril, 1095–1102
  2. U. Lüttge (1985) Epiphyten: Evolution und Ökophysiologie. Naturwisenchaften 72: 557-566.
  3. M. Thiel et L. Gutow (2005) The ecology of rafting in the marine environment. II. The ecology of rafting organisms and community. Oceanography and Marine Biology Annual Reviews 43: 281-420.
  4. B.B. Bernstein et N. Jung (1979) Selective pressures and coevolution in a kelp canopy community in southern in southern California. Ecology Monographs 49: 335-355.
  5. B.S. Helmuth, R.R. Veit et R. Holberton (1994) Long-distance dispersal of a subantarctic brooding bivalve (Gaimardia trapesina) by kelp rafting. Marine Biology 120: 421-426.
  6. E.C. Macaya, S. Boltaña, I.A. Hinojosa, J.E. Macchiavello, N.A. Valdivia, N.R. Vásquez, A.H. Buschmann, J.A. Vásquez, J.M.A. Vega et Martin Thiel (2005) Presence of sporophylls in floating kelp rafts of Macrocystis spp. (Phaeophyceae) along the Chilean Pacific coast. Journal of Phycology 41:913-922. 10.1111/j.1529-8817.2005.00118.x