Col de Joux Plane

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Col de Joux Plane
Image illustrative de l'article Col de Joux Plane
Le col de Joux Plane
Altitude 1 691[1] m
Massif Massif du Chablais (Alpes)
Coordonnées 46° 07′ 47″ Nord, 6° 42′ 46″ Est[1]
Pays Drapeau de la France France
Vallée vallée du Giffre
(sud)
vallée de la Dranse de Morzine
(nord)
Ascension depuis Samoëns Morzine
Déclivité moy. 8,5 % 6,5 %
Déclivité max. 10 % 11 %
Kilométrage 11,7 km 10,9 km
Accès D 354 D 354

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Col de Joux Plane

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col de Joux Plane

Le col de Joux Plane est un col de montagne situé en Haute-Savoie en France, près de Samoëns, et culminant à 1 691 mètres d'altitude.

Vue du lac du col de Joux Plane, avec le sommet de la route, depuis le col géographique.

Le sommet de la route passe quelques dizaines de mètres sous le col géographique, qui culmine pour sa part à 1 712 mètres d'altitude et qui est accessible par un sentier de randonnée pédestre. La route contourne la crête formée par la Tête du Vuargne (1 826 mètres d'altitude) et passe par le col du Ranfolly (1 656 mètres d'altitude) avant de redescendre sur Morzine.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Profil de l'ascension[modifier | modifier le code]

Son versant sud, escaladé par le Tour de France, est classé de difficulté hors catégorie (HC). Ce classement est dû à son pourcentage élevé malgré une ascension plutôt courte.

Sur le versant sud au départ de Samoëns (710 m), plusieurs itinéraires permettent de grimper le col de Joux Plane. L’itinéraire le plus court est celui emprunté par le Tour de France, démarrant juste à côté du centre-ville de Samoëns pour 11,7 km à 8,5 % de moyenne. D’entrée, on entre dans le vif du sujet sur cette route de La Piaz avec 1,2 km sur des pentes abruptes aboutissant au lieu-dit Plan Praz sur les hauteurs du village. On accède cependant également à Plan Praz en suivant la D354 au départ de Samoëns, appelée la route des Moulins[2]. Dans ce cas, après deux kilomètres à 5 et 6 %, un bon replat permet d’arriver à Plan Praz et le profil est un peu plus long pour 13,4 km à 7,4 %. Plus loin, alors que la pente est repartie de plus belle, on a un nouveau replat sur une distance de 300 m au lieu-dit « La Combe aux Flés »[2]. Mais la seconde partie du col est bien plus dure, à partir du hameau de Mévoutier (au km 5,5 si on a démarré depuis le centre-ville de Samoëns)[2] où se croisent la route classique depuis Samoëns, et la variante venant du hameau de Chantemerle (d’où on accède en quittant la route des Moulins). Désormais, il n’existe plus de répit jusqu’au sommet du col. Au-dessus de Mévoutier s’élèvent les lacets de la Combe Emeru avec souvent des pourcentages égaux ou supérieurs à 10 % notamment un passage à 13 %[3] (au km 6,5 si on a démarré depuis la route de La Piaz). Après cela, la route continue de grimper sur des pourcentages avoisinant les 9 % mais la route devient boisée[3] pour plusieurs kilomètres alors que jusque-là elle ne présentait pas d’ombre et c’était potentiellement difficile en cas de forte chaleur[4]. À environ 2 km de l’objectif, on aperçoit enfin le sommet du col mais y parvenir reste pénible car la pente ne faiblit pas. De plus, la qualité du revêtement est plutôt moyenne ici et il vaut mieux être prudent dans la descente afin de ne pas se faire surprendre.

Outre la variante de Chantemerle (11,9 km à 8,5 %)[5], il existe une autre variante depuis Le hameau de « Le Villard » (12,4 km à 8 %)[5] au sud-est.

Le lac et plus loin le final de la route du versant sud

Le versant nord part quant à lui de Morzine pour 10,9 km à 6,5 %[6] ; cependant cette moyenne est un peu tronquée car les trois ultimes kilomètres sont beaucoup plus faciles. Dès la sortie de la ville (990 m d’altitude), on trouve des pentes régulières à plus de 10 % sur plus de 2 km , alors que l’on traverse un hameau. Cependant, cette entame difficile est suivie d’un replat sur quelques hectomètres[7]. Puis, alors que la pente repart de plus belle, quelques lacets aboutissent aux télésièges du Grand Pré (1 333 m). À partir de là, la route évolue dans une forêt de conifères[7] et ce jusqu’au col de Ranfolly (1 656 m) au km 8 environ. La difficulté devient progressive : d’abord à 7 %, l’approche de ce col est de plus en plus difficile avec des kilomètres à 9 et 10 % qui précèdent l’arrivée au télésiège du col de Ranfolly[5] d’autant que l’enrobé de la route est parfois moyen. Une petite descente suit mais il faut par la suite remonter jusqu’au col de Joux Plane (1 691 m ou 1 700 m selon les sources). Le dernier kilomètre est facile.

Vue depuis le col de Ranfolly en direction de la vallée de la Dranse

Tour de France[modifier | modifier le code]

Le col de Joux Plane a été franchi au total à 11 reprises par le Tour de France. Il est classé hors catégorie depuis 1987. Voici les coureurs qui ont franchi les premiers le col[8] :

Le col a toujours été franchi en cours d'étape, l'arrivée étant placée à Morzine, située à moins de 15 km au pied de la descente. De ce fait, il a toujours été grimpé par son versant sud. Cette descente, réputée rapide et technique, renforce le rôle déterminant du col, pour la victoire d'étape et la lutte pour le classement général.

Critérium du Dauphiné[modifier | modifier le code]

Dans les mêmes conditions que le Tour de France (grimpée par Samoëns, arrivée en descente à Morzine), le critérium du Dauphiné libéré est parfois passé par le col de Joux Plane.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le col de Joux-Plane est l'une des pistes de rallyes reproduites dans le jeu Richard Burns Rally sur PS2.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO, , 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 70-73

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:20 000
  2. a, b et c Frédéric Millet, « Col de Joux Plane. Le mont Blanc au tournant », magazine Le Cycle no 468, février 2016, p. 58
  3. a et b Frédéric Millet, « Col de Joux Plane. Le mont Blanc au tournant », magazine Le Cycle no 468, février 2016, p. 59
  4. Fredéric Millet, Col de Joux Plane. Le mont Blanc au tournant, magazine Le Cycle no 468, février 2016, p. 60
  5. a, b et c Profil du col de Joux Plane, Alpes4ever
  6. Cols-cyclisme – Le pourcentage du col de Joux Plane grimpé par Morzine
  7. a et b « Col de Joux Plane. Armstrong s’en souvient », magazine Le Cycle no 506H, juillet 2005, p. 56
  8. (fr) Le dico du Tour - Le col de Joux-Plane dans le Tour de France depuis 1947.
  9. Déclassé en raison d'un contrôle antidopage positif.
  10. « Armstrong perd ses 7 Tours », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 22 octobre 2012)

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