Cocotte (prostituée)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cocotte.
Une cocotte, Bertall ; La Comédie de notre temps : études au crayon et à la plume, Plon, Paris, vol. 2, 1875.

Les cocottes sont en France, sous le Second Empire, des prostituées de luxe (auparavant désignées sous le terme de courtisanes) connues pour ruiner leurs riches amants en dépenses somptuaires. Par extension, le terme est employé aux époques suivantes, notamment lors de la Belle Époque.

La demi-mondaine désignait à l'origine les femmes du monde tombées dans la prostitution puis a fini par désigner également les cocottes de basse ou haute condition, appelées aussi « Grandes Horizontales »[1].

Parmi les autres appellations désignant une cocotte, on trouve, avec des acceptions plus ou moins différentes : danseuse, lorette, fille de noce, grisette, fille de brasserie, buveuse, trotteuse, pierreuse, lionne[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cocottes célèbres : Cora Pearl (1835-1886) (le Prince Napoléon, le duc de Morny…) ; Laure Hayman (1851-1932) (Paul Bourget, le roi de Grèce, le prince Karageorgevich, le prince Karl de Fürstenberg)[3]. Il est à noter que plusieurs hôtels particuliers de Paris ont été construits pour des « cocottes », comme celui de la Païva sur les Champs-Élysées.

Plusieurs auteurs du XIXe ont écrit sur les cocottes comme par exemple Émile Zola avec Nana. Ce roman décrit la vie et le destin tragique d’une de ces filles qui rend fous d’amour et mène à la ruine les hommes puissants qu’elle rencontre.

Pour certaines femmes du peuple, devenir une cocotte était aussi un moyen d’arriver à l’aisance financière avant de se ranger. Certaines ont su gérer leur fortune, d’autres sont mortes dans la misère, d'autres enfin, comme Sarah Bernhardt, qui à ses débuts était une cocotte, sont devenues des actrices adulées.

« Sentir, puer la cocotte » signifie sentir un parfum de mauvaise qualité, comme ceux dont usaient les cocottes de bas étage et a donné le verbe « cocotter », qui signifie sentir fortement une odeur, généralement celle d'un parfum.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Virginia Rounding, Grandes Horizontales : The Lives and Legends of Four Nineteenth-Century Courtesans, Bloomsbury USA, , 352 p. (ISBN 1-58234260-1)
  2. [http://www.arte.tv/guide/fr/057413-000/cocottes-et-courtisanes-dans-l-oeil-des-peintres Documentaire Cocottes et courtisanes dans l’œil des peintres diffusé sur Arte
  3. David Charles Rose, Oscar Wilde's Elegant Republic: Transformation, Dislocation and Fantasy in fin-de-siècle Paris, Cambridge Scholars Publishing, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]