Cloaca Maxima

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Cloaca Maxima
Image illustrative de l'article Cloaca Maxima
Tracé de la Cloaca Maxima sous le Forum Romanum, le Vélabre et le Forum Boarium, du temps de l'Empire

Lieu de construction Rome
Date de construction monarchie romaine
Ordonné par Tarquin l'Ancien
Type de bâtiment Égout
Coordonnées 41° 53′ 44″ Nord 12° 29′ 05″ Est / 41.895683, 12.484779
Liste des monuments de la Rome antique

La Cloaca Maxima est le « grand égout » collecteur qui, dans la Rome antique, desservait le Forum Romanum et débouchait sur le Tibre.

Historique de la Cloaca Maxima[modifier | modifier le code]

C'est Tarquin l'Ancien qui entreprit sa construction (VIIe ‑ VIe siècle av. J.-C.). Le but de cet égout était d'assécher les bas fonds marécageux[1] se trouvant entre l'Esquilin, le Viminal et le Quirinal. Cet assèchement était devenu inévitable, tant la population de Rome augmentait. Au début cet égout n'était qu'un grand canal à ciel ouvert ayant pour fonction d'évacuer l'eau du sol. Au cours des siècles, par travaux successifs, il devint un vrai égout souterrain, ne le devenant complètement qu'après le IIe siècle av. J.-C.

Les Romains couvrirent leur réseau d'égouts pour des raisons d'hygiène, car Rome était fréquemment la proie des épidémies. Le premier canal fut construit en blocs de pierre sans ciment. Les pierres étaient longues de 2,50 mètres, larges de 1 mètre et hautes de 0,80 mètre ; elles étaient taillées dans du pépérin ou du tuf volcanique de la région de Rome. Après de nombreuses rénovations les matériaux de construction changèrent.

Tracé et vestiges visibles[modifier | modifier le code]

Débouché de la Cloaca Maxima dans le Tibre, vu du ponte Palatino.

Le grand égout était long d'environ 800 mètres et débutait dans l'Argilète où il collectait les eaux de pluie, puis il passait sous le Forum Romanum et se déversait dans le Tibre.

L'embouchure, près du Forum Boarium, visible depuis le ponte Palatino, est composée d'une triple voûte à murs flottants, servant à stabiliser la canalisation.

La dimension du canal varie au cours du tracé : à l'embouchure il mesure 4,50 mètres de large et 3,60 mètres de haut. Une vingtaine d'égouts s'y déversaient tout au long du tracé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un des traits des techniques maîtrisées par les Étrusques

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Grimal Pierre et Louise Adams Holland, « Janus and the Bridge (American Academy in Rome, Papers and Monographs, XXI), année 1961 », Revue des Études Anciennes, vol. Tome 64, no 3-4,‎ , pages 467-469 (lire en ligne)
  • Charles Delvoye, « Rome impériale et l'urbanisme dans l'antiquité », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. tome 32, no fasc. 2-3,‎ , p. 596-598 (lire en ligne)* Amable Audin, « La naissance de Rome », Revue de géographie de Lyon, vol. 31, no 1,‎ , pages 21-31 (DOI 10.3406/geoca.1956.2037, lire en ligne)
  • (it) Pierre Huard et Mario Tabanelli, « La medicina del mondo degli Etruschi », Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, vol. tome 18,‎ , page 419 (lire en ligne)
  • Alexandre Grandazzi, « Identification d'une déesse : Ferentina et la ligue latine archaïque », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 140, no 1,‎ , pages 282 et 289 (DOI 10.3406/crai.1996.15581, lire en ligne)
  • Louis Deroy, « Sur la valeur et l'origine du préfixe latin vē- », L'antiquité classique, vol. Tome 52,‎ , page 10 (DOI 10.3406/antiq.1983.2081, lire en ligne)
  • (en) John Hopkins, « The sacred Sewer : tradition and religion in the Cloaca Maxima », dans Max Bradley, Rome, pollution and property, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]