Pépérin

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Statuaire en pépérin au musée du Capitole de Rome.

Le pépérin ou pépérite est une roche volcanique de teinte marron ou grise qu'on trouve en bloc ou en inclusion dans le tuf volcanique.

Composition[modifier | modifier le code]

Le pépérin contient des fragments de basalte et de calcaire, ainsi que des cristaux disséminés d'augite, de mica, de magnétite, de leucite, et d'autres minéraux de même type.

Localisation[modifier | modifier le code]

En Italie[modifier | modifier le code]

Sarcophage étrusque en pépérin au musée archéologique national de Florence.

On l'extrait de plusieurs endroits des environs de Rome, mais surtout de Castel-Marana, sur la route de Naples. Les anciens la tiraient principalement de Gabies ou du Mont Albain et la nommaient pour cette raison lapis gabinus ou lapis albanus[1].

On l'utilise comme matériau de fabrication des bassins des fontaines. Tacite l'indique également comme matériau conseillé pour la reconstruction des édifices de Rome après le grand incendie de 64, en raison de sa résistance au feu[2]. Préalablement les Étrusques l'utilisèrent comme matériau de sculpture disponible dans leurs lieux d'activité.

C'est une pierre employée communément, moins dure, moins belle, moins homogène et plus poreuse que le travertin (utilisé abondamment dans tous les monuments de Rome). C'est une modification à la roche volcanique désignée sous le nom de tuf lithoïde. Sa couleur est grise avec des taches brunes et des points brillants. Quoique tendre lorsqu'on l'exploite, elle supporte mal la taille : elle durcit avec le temps et résiste aux effets du feu[1].

La Pierre De Marino est une espèce de peperino d'un bleu cendre, plus compacte et d'un grain plus uni que le précédent. On en a fait des marches d'escalier, des cheminées communes, et les parties des édifices les plus chargées de moulures[1].

D'autres tufs et conglomérats d'Auvergne et d'ailleurs sont appelés « pépérin », « peperino » ou « peperine ». Le nom se réfère à l'aspect sombre de la pierre qui fait penser à des grains de poivre.

Origine[modifier | modifier le code]

On a longtemps cru que ces roches se formait lorsque des coulées de lave basaltique en fusion faisait irruption dans des sédiments de calcaires lacustres, provoquant un brassage des sédiments et des fragments de lave refroidis et émiettés. Elles sont de nos jours plutôt interprétées comme le résultat d’éruptions phréato-magmatiques[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Paul Marie Letarouilly. Édifices de Rome moderne ou recueil des palais, maisons, églises, couvents et autres monuments publics et particuliers les plus remarquables de la ville de Rome. D. Avanzo, 1849 (Livre numérique Google)
  2. Tacite, Annales, livre XV, 43
  3. Maurice Krafft et François-Dominique de Larouzière, Guide des volcans d'Europe et des Canaries, Paris, , 455 p. (ISBN 2-603-00813-7), p. 31

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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