Clémence Isaure

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Dame Clémence Isaure par Jules Joseph Lefebvre

(1836-1911), huile sur toile, Collection privée Fred and Sherry Ross

Médaille Toulouse 1819, Clémence Isaure, 1450 Toulouse - 1500, et les Jeux Floraux, verso
Médaille des Jeux Floraux à Toulouse 1819, recto

Clémence Isaure est un personnage médiéval semi-légendaire, à qui on attribue la fondation ou la restauration des Jeux Floraux de Toulouse. Elle aurait fait un legs par lequel la ville de Toulouse décernerait chaque année des fleurs d’or et d’argent aux meilleurs poètes.

Afin de lui trouver une justification plus ou moins historique, on en a fait un membre de la famille toulousaine des Yzalguier. La rue des Yzalguier reçut en 1806 le nom de rue Clémence-Isaure. Une tour située au 7 de la rue Cujas fut baptisée Tour Clémence Isaure. Elle fut démolie en 1817[1].

La mythique fondatrice des Jeux est largement célébrée dans la ville, qui lui a consacré des poèmes, des sculptures, des tableaux, et où son nom est donné à toutes sortes de lieux et institutions.

« Toulouse! ville antique où fleurissent encore
Pour les poètes, vos fleurs d’or, Clémence Isaure, »

— Charles Cros, La Vision du grand canal des deux mers, 1888.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • La statue « officielle » de Clémence Isaure, qui préside les cérémonies des Jeux floraux, à l’Hôtel d'Assézat, se trouvait auparavant dans la salle du Grand Consistoire du Capitole. C’était en réalisé le gisant d’une inconnue, et le voile étrange qui entoure sa tête n’était autre que son linceul. La sculpture fut restaurée en 1627 par le sculpteur toulousain Pierre Affre, assisté par Claude Pacot, à charge pour eux de " blanchir " la statue, " couper les bras qui en sont mal faits et en ajouter d’autres de marbre ; couper le lion qui est sous ses pieds et en faire une plinthe, oter le chapelet et le piédestal et mettre en sa main droite quatre églantines dorées[2]".
  • Fontaine Clémence Isaure
  • Clémence Isaure apparaissant aux troubadours, salle des Illustres, Capitole de Toulouse
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, Toulouse, Éditions Milan, 1989
  2. Pierre Salies, Dictionnaire des Rues de Toulouse, p.24

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Claris de Florian, Clémence Isaure, Paris, Imprimerie des Annales.,
  • Jean-Jacques Delmas, À Clémence Isaure, Saint-Germain-du-Bel-Air, France, Delmas Jean Jacques Éditions, , 84 p. (ISBN 978-2950031600)
  • Pierre-Louis Boyer, Clémence Isaure, vérités sur une chimère toulousaine, Paris, Séguier (Nouvelles éd.), , 100 p. (ISBN 978-2-7588-0320-1)
  • Fortunée Briquet, "Clémence Isaure", Dictionnaire historique des Françaises connues par leurs écrits, édition commentée par Nicole Pellegrin, Paris, PUF, 2016, p. 205-206.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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