Affaire Christine Malèvre

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Affaire Malèvre
Nature du crime Homicides
Pays de lieu du crime Drapeau de la France France
Ville Mantes-la-Jolie
Nature de l'arme injection massive de chlorure de potassium ou de morphine
Date du crime de à
Nombre de victimes au moins six victimes :
Raymond Baudet,
Hubert Bruyelle,
Dominique Kostmann,
Patrick Hauguel,
Patrice Collin,
Jacques Gutton
Jugement
Statut Affaire jugée
Tribunal Cour d’assises de Versailles
Date du jugement
Recours en appel à la cour d’assises de Paris le

L' affaire Christine Malèvre est une affaire criminelle française dont la principale protagoniste, Christine Malèvre, ancienne infirmière à l'hôpital de Mantes-la-Jolie (Yvelines), a été condamnée à 12 ans de détention pour avoir volontairement provoqué la mort de six patients.

Les faits[modifier | modifier le code]

Christine Malèvre est accusée d'avoir, entre février 1997 et mai 1998, procédé à l'euthanasie de six patients admis durant cette période au service de neuro-pneumologie de l'hôpital où elle exerçait. Au moins deux de ces patients n'étaient pas en soins palliatifs au moment des faits[1],[2].

Christine Malèvre a de plus été soupçonnée d'avoir commis au total trente homicides du même genre, qu'elle a avoués dans un premier temps, pour se rétracter après sa sortie de garde à vue[2].

Lors des premiers interrogatoires, elle a assuré que ces patients lui avaient demandé de l'aide pour mourir. Version contestée par certaines familles de victimes, dont le proche s'apprêtait à quitter l'hôpital, était en voie de guérison ou n'avait pas fait montre d'une envie de mourir.

Profil Psychologique[modifier | modifier le code]

Après avoir été avertie des soupçons de sa hiérarchie à son égard et avoir été suspendue de ses fonctions, Christine Malèvre a commis une tentative de suicide en avalant une surdose d'anxiolytiques et a ensuite été placée en hôpital psychiatrique[2].

Les expertises psychologique et psychiatrique peignent le portrait d'une jeune femme qui avait toujours rêvé de devenir infirmière mais dont la fascination morbide pour la maladie l'avait menée à se sentir investie d'une mission secrète de "délivrance" auprès des patients[1].

La condamnation[modifier | modifier le code]

Le 31 janvier 2003, Christine Malèvre est reconnue coupable de six assassinats. Elle est alors condamnée à 10 ans de réclusion criminelle[3] et à verser 92 910 euros de dommages-intérêts. Elle fait appel de cette condamnation.

Christine Malèvre est acquittée du meurtre de Denise Le Maout.

Le second jugement, le , a porté sa peine à 12 ans de réclusion[4],[5],[6]. En attendant le procès en appel, elle est maintenue en détention, ce que contestent ses proches et ses partisans, notamment au nom du droit à la présomption d'innocence et au motif que sa libération ne porterait en aucun cas atteinte à l'ordre public.

Des journalistes dont Laurent Ruquier ont pris position en sa faveur avant qu'elle ne soit jugée à la suite d'une publication d'un livre écrit par Christine Malèvre racontant sa version des faits. Cependant la majorité d'entre eux se sont rétractés après la révélation, au cours du procès, que certaines des victimes ne désiraient pas mourir.

Christine Malèvre a été libérée en après avoir purgé 4 ans de prison[2].

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Enquête[modifier | modifier le code]

Procès[modifier | modifier le code]

Première instance[modifier | modifier le code]

Appel[modifier | modifier le code]

Condamnation[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Christine Malèvre, 28 ans, infirmière. Mise en examen pour euthanasie, elle affirme un dévouement sans limites. Le passage. » (consulté le 9 août 2016)
  2. a b c et d « Christine Malèvre, “madone de l’euthanasie” » Article de Thibaut Chevillard publié le 27 juillet 2011 dans France-Soir
  3. « Les premiers remords de Christine Malèvre », leparisien.fr,‎ 2003-10-03cest00:00:00+02:00 (lire en ligne, consulté le 6 mars 2018)
  4. « Christine Malèvre condamnée à 12 ans de détention » Article de publié le 16 octobre 2003 dans La Dépêche du Midi
  5. « Christine Malèvre, l’infirmière de la mort assistée » Article publié le 12 août 2011 dans Le Progrès
  6. « Il y a dix ans, Christine Malèvre était condamnée pour six assassinats… » Article publié le 13 décembre 2013 dans Le Journal de Saône-et-Loire

Documentaire télévisé[modifier | modifier le code]

Émission radiophonique[modifier | modifier le code]

  • « Christine Malèvre, infirmière ou bourreau ? » dans Un été de faits divers présenté par Jean-Alphonse Richard sur le 30 juillet 2009 sur RTL.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]