Chamois (couleur)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chamois (homonymie).

Chamois est un nom de couleur en usage dans la mode et la décoration, pour désigner une teinte brune clair ou jaune foncé, d'après la robe du chamois (RC2), ou, plus vraisemblablement, d'après la couleur de la peau de chamois (MEC, p. 848).

Dans les nuanciers, on trouve, en peinture pour la décoration chamois[1] ; en fil à broder 3856 chamois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Michel-Eugène Chevreul a entrepris de repérer les couleurs entre elles et par rapport aux raies de Fraunhofer. Chamois et Chamois-jaune sont des couleurs sur laine du fabricant Oudin, et figurent parmi les « Noms de couleur le plus fréquemment usités dans la conversation et dans les livres », avec la cote, pour chamois, 2 orangé du 2   au 6 ton, et pour chamois jaune 4 orangé-jaune 3 ton[3]. Plus loin, il précise :

« 


; Note sur la couleur chamois Cette dénomination a trait à la peau du chamois passée en huile ou, autrement dit, en chamois.

La peau ainsi préparée n'est pas toujours de couleur identique dans toute la peau. J'ai distingué dans une même peau l'orangé-jaune 1,5/10 de rabat du 4 au 6 t., et le 1 orangé-jaune inclinant à l'orangé-jaune du 4 ton au 5 t.

Si on se rappelle (page 130) que des étoffes de laine de M. Oudin de Reims m'ont présenté, le chamois 2 orangé du 2 au 6 ton et le chamois jaune le 4 orangé-jaune 3 ton, on pourra admettre que le type de la couleur-chamois est l'orangé-jaune 1/10 5 ton. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel-Eugène Chevreul, « Moyen de nommer et de définir les couleurs », Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, t. 33,‎ (lire en ligne)
  • Henri Dauthenay, Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits : publié par la Société française des chrysanthémistes et René Oberthür ; avec la collaboration principale de Henri Dauthenay, et celle de MM. Julien Mouillefert, C. Harman Payne, Max Leichtlin, N. Severi et Miguel Cortès, vol. 2, Paris, Librairie horticole, (lire en ligne), p. 325

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nuancier 2013 », sur www.ripolin.tm.fr.
  2. « Nuancier DMC numéros et noms », sur sd-g1.archive-host.com.
  3. (Chevreul 1861, p. 130).