Château de Saint-Dizier

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Château de Saint-Dizier
Image illustrative de l’article Château de Saint-Dizier
muraille de la ville et porte du XIIIe du château.
Type Château
Début construction XIIe siècle
Propriétaire actuel Département
Destination actuelle sous-préfecture
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1994)
Coordonnées 48° 38′ 11″ nord, 4° 57′ 11″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Champagne
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Commune Saint-Dizier
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
(Voir situation sur carte : Haute-Marne)
Château de Saint-Dizier
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Saint-Dizier

Le château de Saint-Dizier est un château français du département de la Haute-Marne de la région Grand-Est. Il est inscrit depuis 1994[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La ville son enceinte et le château.

La ville est bourg castral, village enceint d'une fortification incluant un château qui s'est installé sur l'emprise du village d'Olonne[2]. La première mention d'un château est faite en 1189 dans le second cartulaire de l'Abbaye Notre-Dame de Montier-en-Der et appartient à Guy II de Dampierre[3]. La date de finition est 1228 car le seigneur demande aux habitants de tenir leurs plaids en son château. Il reste dans la famille Dampierre jusqu'en 1401 avec la mort de Édouard de Dampierre (Dampierre Saint-Dizer ou De Flandre) où il passe au de Vergy lorsque sa veuve se remarie avec Jean III de Vergy. Il a fait deux mille cinq cents écus d'or de travaux au château[4] et avait fait ajouter son blason à la porte du château : de gueules à trois quintefeuilles d'or. Il se trouve partie du domaine royal en 1477 car Louis XI le donne à Guillaume IV de Vergy. Mais la donation est révoquée par Charles VIII en 1488 et de nouveau rattaché au domaine royal. Place forte royale, elle est alors commandée par un gouverneur qui est secondé d'un lieutenant. Au XVIe siècle des ingénieurs royaux modifient le château en y adjoignant des bastions[5] ; l'un de ces ingénieurs royaux était Girolamo Tomaso Marini. Si les remparts, à la charge de la ville étaient assez bien entretenus, les dépendenses l'étaient moins bien . Le château royal était laissée en apanage, le duc d'Orléans l'avait jusqu'en 1701. Le château sert de casernement aux troupes de passage et le gouverneur, M.de Biaudos de Casteja, n'y logeait pas ; il avait loué a un avocat au parlement de Paris, M.Mahuet qui avait sous-loué à la ville des parties pour magasins et greniers, puis un collège et envisageait d'y installer les offices de la ville en 1772 . C'est le début d'un conflit judiciaire entre le pouvoir communal et le représentant du pouvoir royal.

Le château avec ses huit tours rondes dans l'enceinte fortifiée de la ville .

C'est le grand incendie de 1775 de la ville une rue de Châlons à Ancerville fut créée en prolongement de la rue du Grand Sauvage par Jean Joseph Bochet de Coluel, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées pour la province de Champagne. En 1781 à la fin des travaux, le château perdit son isolement et son unité défensive. Le château devint alors une place abandonnée .

En 1776, Monsieur Bérault, baron de Courville et capitaine des chasses du comte d'Artois avait acheté l'apanage, sa veuve, Marie Anne Grossard de Virly, obtenait du Conseil du Roi un bail emphytéotique de 99 ans[6] pour continuer à jouir des bâtiments du gouverneur. Il fut vendu comme bien national lors de la Révolution française et le jardin fut agrandi par le comblement de fossés . Madame veuve Courville devenue Daston en obtint la nue propriété en 1807, la propriété fut alors démembrée. Au cours du XIXe siècle la tour Cocquart fut supprimée, puis une tour d'angle, une courtine. En 1826 Nicolas Coquart en devient propriétaire, sa fille mariée au Sieur Viry, maître de forges à Cousances, la gardait. L'incendie de 1945 détruisit une grande partie du château.

Domaine public[modifier | modifier le code]

Sa reconstruction fut effectuée par la famille Viry et le château fut loué pour ses locaux à la sous-préfecture qui venait de Wassy. Expropriée pour cause d'utilité publique, la famille Viry était le dernier propriétaire privé. Une importante campagne de restauration fut entreprise, dès 1997, lui apportant son apparence actuelle.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no A00132595, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Chartes VII-XIIe, archives départementales de la Haute-Marne, 7H1
  3. A.Roserot, Dictionnaire historique de ma Champagne méridionale, TI, 1942, p 478.
  4. Arrêt du Parlement de Paris du 18 août 1408
  5. Mémoire de Dupuy Lespinasse, sept 1681, Vincennes, S.H.A.T
  6. le 19 décembre 1786

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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