Cecco Angiolieri

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Cecco Angiolieri
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Cecco Angiolieri (Sienne, vers 1258Sienne, vers 1312) est un écrivain et poète italien de la fin du XIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cecco Angiolieri est le fils d'un certain Angioliero et de Lisa de' Salimbeni issue d'une puissante famille de Sienne. Son grand-père paternel, Angioliero Solafìca, fut pendant de nombreuses années le trésorier du pape Grégoire IX. Il fut exilé de Sienne autour de 1296, probablement pour Rome si l'on en croit le sonnet adressé à Dante Dante Alighier, s’i’ so bon begolardo, pour des raisons qui restent encore obscures, faute de documents détaillés[1].

Cecco Angiolieri se distingue par la violence de son cynisme à la fois railleur et empreint de mélancolie. Cependant la critique contemporaine nuance cette mélancolie et cette violence[2]. Dans ses sonnets amoureux consacrés à Becchina, son anti-Béatrice, ou dans sa correspondance poétique avec Dante, il parodie le Dolce Stil Novo, courant littéraire en vogue à l'époque. Dans ses poésies, il fait souvent l'éloge du vin, du jeu et de l'argent.

Plus de 100 sonnets lui sont attribués, dont un des plus connus : « S'i' fosse foco » qui se présente comme un enueg occitan, c'est-à-dire une énumération de catastrophes comme en faisaient souvent les troubadours de l'époque.

Ce sonnet a par ailleurs été mis en musique par Fabrizio De André dans l'album Volume III (1968) et par Léo Ferré en 1980 (voir album La musica mi prende come l'amore).

La figure de Cecco Angiolieri a également intéressé Marcel Schwob, qui le dépeint en « poète haineux » dans ses Vies imaginaires.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Aldo Francesco Massera, Sonetti burleschi e realistici dei primi due secoli, Giuseppe Laterza & figli, Bari, 1920, vol. I, pp. 63–138 (texte) et vol. II, pp. 82–92 et 127-136.
  • (it) Cecco Angiolieri, Il Canzoniere, a cura di Carlo Steiner, UTET, Turin, 1925.
  • (it) Aldo Francesco Massera, Sonetti burleschi e realistici dei primi due secoli, nuova edizione a cura di Luigi Russo, Giuseppe Laterza & figli, Bari, 1940, pp. 63–138 (texte), 330-340 (notes critiques), 375-384 (notes) et 409.
  • (it) Mario Marti, Poeti giocosi del tempo di Dante, Rizzoli, Milan, 1956, pp. 113–250.
  • (it) Maurizio Vitale, Rimatori comico-realistici del Due e Trecento, 2 vol, UTET, Turin, 1956, vol. I, pp. 259–455.
  • (it) Cecco Angiolieri, Rime, a cura di Gigi Cavalli, Biblioteca Universale Rizzoli, Milan, 1959, ISBN 978-88-17-12017-3
  • (it) Gianfranco Contini, Poeti del Duecento, 2 vol. Ricciardi, Milan-Naples, 1960, vol. II, pp. 367–401 (texte) et 883-885 (notes et textes).
  • (it) Cecco Angiolieri, Le Rime, a cura di Antonio Lanza, Archivio Guido Izzi, Rome, 1990, ISBN 978-88-85760-18-9
  • (it) Cecco Angiolieri, Rime, a cura di Raffaella Castagnola, Ugo Mursia Editore, Milan, 1995, ISBN 88-425-1841-7.
  • (it) Cecco Angiolieri, Sonetti, a cura di Menotti Stanghellini, Il Leccio, Monteriggioni, 2003, ISBN 978-88-86507-96-7.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Sonnet Dante Alighier, s’i’ so bon begolardo sur Wikisource.
  2. (it) « Cecco Angiolieri », sur Treccani.it

Liens externes[modifier | modifier le code]