Canardo (bande dessinée)

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Canardo
Série
Auteur Sokal
Scénario Sokal
Dessin Sokal (n° 0 à 9)
Pascal Regnauld (n° 10 et suivants)
Genre(s) Anthropomorphique
Polar

Personnages principaux L'inspecteur Canardo

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale Français
Autres titres Une enquête de l'inspecteur Canardo
Éditeur Pepperland (Premières enquêtes)
Casterman
Collection Un auteur (À suivre) (n° 2 à 6)
Ligne rouge (n° 13 à 18)
Nb. d’albums 25

Prépublication (À suivre)

Canardo est le personnage principal de la série de bande dessinée Une enquête de l'inspecteur Canardo. C'est un canard anthropomorphe incarnant un détective privé — il n'est inspecteur de police que dans le tome 0 Premières enquêtes — à la croisée de Philip Marlowe et de Mike Hammer.

Les aventures de Canardo ont été traduites en dix langues[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L'inspecteur Canardo est un personnage imaginé par Benoît Sokal.

Publiée initialement sous formes d'histoires courtes par le magazine de BD (À suivre), la série intégrera vite des récits complets dans des albums aux éditions Casterman.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Représentation du personnage de Canardo dans une affiche de 1979.

Vivant dans un univers peuplé d'animaux anthropomorphes, Canardo est avant tout un canard.

C'est aussi un détective privé, dépressif et désabusé, du genre qu'on peut retrouver dans les polars américains un peu glauques. Il évolue dans un univers blafard, peuplé de personnages miséreux (le plus souvent incarnés par des animaux) et navigue de bars sinistres en conquêtes incertaines. Il est alcoolique et fumeur invétéré.

Canardo est également conscient d'être un personnage et d'être dans une bande dessinée. Cet état, la « perception de la bande dessinée », aussi appelé « briser le quatrième mur » au théâtre, est cité à plusieurs reprises, par exemple dans l'Héritage de Canardo (1979, dans lequel Canardo hérite de son père également appelé Canardo). Ainsi, lors de la lecture du testament de son père par le notaire : « Je ne l'ai pas choisi pour ses qualités de médiocre sous-chef magasinier mais bien, parce que, me ressemblant comme deux gouttes d'eau, il sera passablement facile à dessiner » ; ou bien, case 19 : « Quoi! ... Mais tu m'as dit 100 (billets), il y a quelques cases !!! »

Armes et équipements[modifier | modifier le code]

Canardo ne quitte jamais son vieil imperméable trench-coat ni son flingue[2]. Cet imperméable fétiche et la sonorité finale de son nom évoquent irrésistiblement l'inspecteur Columbo, héros d'une série télévisée américaine très populaire dans les années 1970, aussi bien en Europe que dans son pays d'origine. Il ne porte ni pantalon ni chaussures, avec ses pieds palmés, juste une chemise blanche et une cravate sous son trench. Il porte aussi un maillot de corps, qui lui sert de pyjama et qu'il ne retire pas même pour faire l'amour à ses conquêtes d'un jour.

Dans tous les albums à partir du tome 1 il brandit un revolver à canon court, probablement un calibre 38, arme chère aux détectives privés. Sa voiture est une pièce de collection pas très discrète, une Cadillac Eldorado Biarritz 1956 blanche décapotable[3]. Cette voiture donne son titre au tome 6 de la série. Il la perd et la retrouve plusieurs fois.

Canardo ne déteste pas le whisky, mais sa boisson préférée est la bière de la marque fictive Kluutch[4]. Concernant le vin rouge, deux albums se contredisent. En effet, dans le tome 11 Un misérable petit tas de secrets, il déguste des grands crus et les apprécie énormément. Plus tard, dans le tome 13 Le buveur en col blanc, les grands crus le font vomir. En temps ordinaire il n'apprécie pas trop les cocktails, mais se prend de passion pour le Sibérik, le cocktail maison d'une boîte de nuit appartenant à un mafieux russe, dans le tome 20 Une bavure bien baveuse, au point d'essayer chez lui de reproduire les proportions.

Sa morale laisse souvent à désirer. Comme le dit Clara, un personnage de la BD, il est « hors de prix », et « plus on le paye, plus il est malhonnête »[5].

Enquêtes[modifier | modifier le code]

Ses enquêtes naissent d'une situation soudaine ou lui sont commandées par divers clients. Il les mène toujours avec sérieux et, s'il dénoue forcément le sac de nœuds auquel il est confronté, la misère morale afférente à l'univers dans lequel il est plongé n'est pas sans le détruire moralement un peu plus.

Dans le tome 11 Un misérable petit tas de secrets, son enquête se teinte de science-fiction : il est doté à titre expérimental d'une machine à voyager dans le temps, qui l'aide beaucoup dans ses investigations.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Depuis le premier album, Freddo, un rat dodu propriétaire d'un bar, est le fournisseur attitré de boissons alcoolisées de Canardo. « Chez Freddo » semble le QG de Canardo, où on a bien plus de chances de le trouver qu'à son bureau[6].

Dans le 1er album il y a Fernand le chien qui est confronté au docteur cruel et son chien anthropomorphe qui servent de cobaye les animaux. Sans oublier il y a la chienne de la taverne. Note : Fernand fait une apparition dans "la Cadillac blanche".

Depuis le deuxième album, le chat Raspoutine, énorme chat (aussi gros qu'un loup), despote russe exilé, est devenu sa Némésis. Sa fille Alexandra qui est élevée par un couple de chat est empoisonnée par Clara (c'est elle qui avait commandité le meurtre d'Alexandra à ses sbires). Sans oublier Raspoutine est cruel avec ses hommes de détruire les environnements et les villages et il est un meurtrier avec ses hommes. De plus il y a le corbeau noir qui est un allié de Canardo. Note : Raspoutine a fait un caméo dans "la Cadillac blanche".

Dans le 3e album, un ours noir nommé Bronx qui semble attardé et incapable de riposter et qui peut être manipuler a la rage meurtrière par la chanson de Lili et devint autonome a la rage meurtrière par l'histoire dévoilé par un escroc nommé Clem qui sera tuer par celui ci et de plus Bronx vengera ses parents en tuant les meurtriers de ces derniers et ces meurtriers sont des anciens militaires. Bronx est en caméo dans "la Cadillac blanche".

Dans le 4e album une jeune mutante humaine qui lance des éclairs nommé Emily qui s'attache a Raspoutine , un chimpanzé, des loups au service de Raspoutine, un chat orphelin du bar, une chauve souris qui ricane , le cochon barman et les humains.

Une vieille connaissance à lui, Clara, qui apparait dès le tout premier album (premières enquêtes, album no 0) où elle meurt à la fin d'une historiette pour réapparaître un peu plus loin, toujours impliquée dans des stratagèmes compliqués et douteux, le croise régulièrement. Suivant la situation, elle est un adjuvant ou un obstacle au bon déroulement des investigations de Canardo. Ils sont tous deux attirés l'un par l'autre, mais leurs conceptions de la vie les éloignent toujours en définitive. Note : elle fait une apparition courte dans "la Cadillac blanche".

Dans l'album no 5, Canardo rencontre Carmen, jeune fille sud-américaine destinée par son oncle à devenir prostituée. Par sa rencontre avec Canardo, elle s'émancipe, et se tourne vers la lutte armée allant jusqu'à capturer le dictateur de son pays, l'Amerzone, lors de l'agonie de celui-ci en France dans l'album no 14. Note : On la revoit aussi dans "la Cadillac blanche".

Dans "L'Amerzone" il y a Valembois le savant.

Dans "la Cadillac blanche" il y a le lapin Kapov qui est du journal "l'écho de Labours" , une famille de cochon anthropomorphe , Balingway un chien anthropomorphe qui réclame la Cadillac blanche et le jeune garçon Rambo un chien anthropomorphe.

Dans "L'ile noyée" Yann le pêcheur en Otarie anthropomorphe, Monsieur Jones un chien anthropomorphe, des femmes oiseaux anthropomorphe, une chienne anthropomorphe blonde, Puchemard un rat blanc et Mariette un chienne bleu anthropomorphe masqué par sa coiffure.

Dans "le canal de l'angoisse" il y a l'inspectrice Franka , un motard casqué inconnu qui donne un coup de pied au pécheur du début et a la fin il donne un coup de pied a l'infirmière suspecte et Franka et il y a les membres de l'hôpital.

Depuis l'album no 8, Canardo collabore régulièrement au cours de ses enquêtes avec l'inspecteur Garenni, un lapin faire-valoir de la série, incarnant un policier stupide et borné. Ils finissent par devenir amis, au point que Garenni lui sauve la vie dans l'album no 17. Canardo se sent en dette et, quand Garenni est assassiné dans l'album no 24, Canardo décide de venger sa mort. Il a une compagne Simone.

Jeff le boxeur et son entraineur Mr Malloni, la famille Kluutch et le tueur en série qui est le chef de la police dans "Le caniveau sans lune".

Dans "La fille rêve de l'horizon" il y a des proprios chiens de la station service, le photographe oiseau et l'actrice chienne qui sont confronté aux motards crapauds qui sont aux ordres de Raspoutine.

Dans "Un misérable petit tas de secret" il y a un vieillard chien anthropomorphe qui possède un passe de 1944.

Dans "La nurse aux mains sanglante" Bill Keegan le chien avocat, Miss Morane la domestique meurtrière du couple Montaldo et il y a le fils de famille Johnny Montaldo.

Dans "le buveur en col blanc" un cochon anthropomorphe qui a un frère décédé suite un absorption de vin et aussi il y a des vignerons.

Dans "Marée Noire" Colibères est la cible de Carmen et ses hommes.

Dans "L'affaire Belge" le dessinateur de BD nommé Terry le basset et il y a le fils du dessinateur.

Il voit aussi régulièrement doc Fatty, un chien obèse médecin légiste qui apparait dans l'album 10.

Dans "l'ombre de la bête" Adolphe Tincré un molosse obèse psychopathe et attardé qui tient en respect les passagers du car sans motif et sans reflexe avec ses meurtres et alors un scientifique l'a suivi sa trace.

Depuis l'album no 17, la grande-duchesse du Belgambourg fait appel à Canardo pour des enquêtes délicates, à forte sensibilité politique. Alors que il y a madame Dubonot qui assassine ses vieilles connaissances par vengeance.

Dans "La fille sans visage" une jeune femme oiseau modifiée par la chirurgie esthétique en chienne à cause de Norbert.

Dans "le voyage en cendre" une grue anthropomorphe avec les 2 enfants canards.

Dans l'album 20 le lieutenant Manta fait son apparition sur l'enquête de l'affaire Mollard qui est décédé.

Dans l'album 21 il y a Betty et Burt, Amélie et son clan. Le clan de Belgambourg est présent.

Dans l'album 22 Marcel le neveu de Canardo est apparu, il y a la jeune Priscillia une camarade d'école de Marcel , les parents de Marcel. Il y a des pirates comme antagoniste.

Dans l'album 23 Il y a Harry, Mme Dardanne, Laura et leur famille. Il y a aussi Aldo et son complice comme antagoniste.

Dans l'album 24 il y a la fille de Garenni nommée Angela, Il y a Lambert et Tante Betty.

Dans l'album 25 il y a les terroristes qui sont des ravisseurs de Belgambourg.

Univers[modifier | modifier le code]

Les enquêtes de l'Inspecteur Canardo sont bâties sur un paradoxe : l'univers magique et enfantin des personnages-animaux, qui n'est pas sans rappeler celui des cartoons, est corrompu par l'atmosphère très noire du récit, les personnages à la moralité très douteuse, et le tempérament dépressif, « blasé », du héros.

De plus, il faut noter que tous les animaux ne sont pas anthropomorphes. Ainsi, par exemple[pas clair], l'inspecteur Garenni est un lapin anthropomorphe et sur la planche 2 du 1er tome Le chien debout, on voit un lapin normal.

Dans les premiers albums, des personnages humains ont pu apparaître furtivement, sans constituer de réels personnages, à l'exception du personnage d'Émily dans Noces de brumes.

Pays fictifs[modifier | modifier le code]

L'Inspecteur Canardo est amené à voyager dans plusieurs pays fictifs au cours de ses enquêtes :

Albums[modifier | modifier le code]

  • Canardo..., Pepperland, 1979[8]. Réédité par l'éditeur sous le titre Premières Enquêtes à partir de 1982 et publié comme no 0 de la série Casterman depuis 1991.
  1. Le Chien debout, 1981.
  2. La Marque de Raspoutine, 1982.
  3. La Mort douce, 1983.
  4. Noces de brume, 1985.
  5. L'Amerzone, 1986.
  6. La Cadillac blanche, 1990.
  7. L'Île noyée, 1992[9].
  8. Le Canal de l'angoisse, 1994.
  9. Le Caniveau sans lune, 1995.
  10. La fille qui rêvait d'horizon, 1999[10].
  11. Un misérable petit tas de secrets, 2001.
  12. La Nurse aux mains sanglantes, 2002.
  13. Le Buveur en col blanc, 2003.
  14. Marée noire, 2004.
  15. L'Affaire belge, 2005.
  16. L'Ombre de la bête, 2006.
  17. Une bourgeoise fatale, 2008.
  18. La Fille sans visage, 2009.
  19. Le Voyage des cendres, 2010.
  20. Une bavure bien baveuse, 2011.
  21. Piège de miel, 2012.
  22. Le Vieux Canard et la Mer, 2013.
  23. Mort sur le lac, 2015.
  24. La Mort aux yeux verts, 2016.
  25. Un con en hiver, 2018.

Note[modifier | modifier le code]

La série n'aura pas de tome 26.

Publication[modifier | modifier le code]

Éditeurs[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Pepperland : tome 0 (première édition du tome 0, sous le titre Canardo)
  • Casterman : tomes 0 à 12 (première édition des tomes 1 à 12)
  • Casterman (collection Ligne rouge) : tous depuis le no 0 (mention « première édition » à partir du tome 13)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anuman Interactive annonce la venue de 'L'Amerzone' sur iPhone et iPad, AFJV, 25 février 2011
  2. « mon trench ! Mon 6,35 ! », s'exclame-t-il dans la dernière aventure du tome 0 Premières Enquêtes
  3. il indique le modèle à sa compagne d'un soir, la prostituée russe Galina, à la page 1 du tome 18 La fille sans visage et au jeune Harry Van Bollewinkel dans le tome 19 Le voyage des cendres
  4. La voix off du tome 7, L'Île noyée, explique : « Il y a trois sortes de « Kluutch » : la légère, qui ne vaut rien, la classique, avec son étiquette bleue bien connue, et, enfin, la rouge qui est bien trop forte pour être bue par cette chaleur. »
  5. Tome 03 - La Marque de Raspoutine.
  6. « Ah Ah ! C'est ton alcool qui est mauvais, Freddo : il ne me fait pas oublier ! » s'exclame Canardo quand il a le vin mauvais dans le tome 3, La Mort douce.
  7. « Une enquête de l'inspecteur Canardo, tome 22 : Le vieux canard et la mer »
  8. Jean Léturgie, « Canardo », Schtroumpfanzine, no 36,‎ , p. 25.
  9. Évariste Blanchet, « L'Île noyée », Critix, no 0,‎ 1992/93, p. 7-8.
  10. Laurent Mélikian, « Maigret de canard », BoDoï, no 26,‎ , p. 12.

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]