Bernard Momméjat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bernard Momméjat

Pas d'image ? Cliquez ici

Fiche d'identité
Naissance
à Paris (France)
Décès
à Toulouse (France)
Taille 1,91 m (6 3)
Poste Deuxième ligne
Carrière en junior
PériodeÉquipe 
Stade Cadurcien
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
-1961Stade Cadurcien
Sporting club albigeois
Stade saint-gaudinois
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1958-1963France22 (6)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Bernard Momméjat, né le à Paris, mort le à Toulouse, est un joueur de rugby à XV international français qui évolue au poste de deuxième ligne du milieu des années 1950 jusqu'au milieu des années 1960.

Il est formé au Stade cadurcien qui joue à partir de 1955 au plus haut niveau.

Il compte vingt-deux sélections en équipe de France entre 1958 et 1963. Il est un des acteurs de la victoire française lors de trois Tournois des Cinq Nations (1959, 1960 et 1962). Il participe à la tournée en Afrique du Sud en 1958.

Carrière[modifier | modifier le code]

Bernard Momméjat est né le à Paris[1]. Il fait ses débuts dans le rugby à XV au Stade cadurcien[1]. Il exerce la profession de dessinateur industriel dans le civil[2].

Le Stade cadurcien est champion de France de deuxième division à la fin de la saison 1954-1955 en s'imposant le 22 mai 1955 contre le Stade hendayais sur le score de 14-0[3], et accède en première division[4].

Bernard Momméjat reçoit sa première cape[Note 1] à l'âge de 23 ans le contre l'Italie, il parvient à marquer un essai et la France s'impose 11 à 3[Note 2] à Naples[5]. C'est le premier joueur du XV de France sélectionné à dépasser le mètre quatre-vingt-dix[6].

Lourdes s'est déplacé à Cahors quelques jours auparavant et a eu des difficultés pour s'imposer (16-12)[7]. En quatre années, les coéquipiers lotois de Bernard Momméjat sont passés de la deuxième division aux premiers rangs du rugby français sous la direction d'André Melet[7],[8], champion de France avec le Stade toulousain en 1946-1947[9].

Un stade de football est pris en photo depuis le haut des tribunes. On aperçoit les spectateurs au premier plan, les joueurs au loin.
Le stade Ellis Park de Johannesbourg, ici en 2010, est le stade où s'impose 9-5 Bernard Momméjat et ses coéquipiers contre les Springboks.

Bernard Momméjat est sélectionné pour la tournée de l'équipe de France de rugby à XV en 1958 en Afrique du Sud ; il fait face aux avants Springboks[Note 3] apportant sa contribution dans les conquêtes en touche[2]. Pour le journaliste et écrivain Denis Lalanne, « c'est d'ailleurs une première occasion de découvrir un aspect totalement ignoré de Mommejat, un Mommejat hargneux, batailleur, d'une superbe autorité »[10]. Cette tournée a un grand impact en France[11]. La première tournée d'une équipe de rugby à XV représentant la France dans une nation du Commonwealth de l'hémisphère Sud aboutit sur une victoire finale dans la série de test matchs avec une victoire[12] et un match nul[13]. En 1958, quand il rentre de la tournée en France, lui et Alfred Roques sont faits citoyens d'honneur de la ville de Cahors[1].

Le deuxième ligne de Cahors fait partie de l'équipe de France qui gagne son premier tournoi en solitaire en 1959[14]. Pour le premier match, le travail collectif des avants construit le succès des « Bleus » qui gagnent 9-0, sur un essai d'un avant, François Moncla[15]. Les Français terminent seuls en tête du Tournoi, avec deux victoires, un nul et une défaite. C'est moins bien qu'en 1951, 1954 et 1955 (trois succès) mais les adversaires se sont neutralisés ; Lucien Mias dirige alors l'équipe[14]. Pour le match décisif contre le pays de Galles, ce sont les avants qui sont à l'origine des deux essais marqués par François Moncla[14]. À la 22e minute, Lucien Mias prend le ballon en touche, perce et donne à Moncla[14]. En fin de match, Danos alerte le pack, Michel Crauste charge, Mias fait de même et Moncla finit le mouvement[14],[16].

Bernard Momméjat joue plusieurs saisons à Cahors jusqu'en 1961[1], il rejoint alors le Sporting club albigeois, puis il termine sa carrière sous les couleurs du Stade saint-gaudinois[1].

Bernard Momméjat est mort le à Toulouse, à l'âge de 77 ans à l'hôpital Purpan des suites d'une attaque cérébrale[1].

Palmarès en équipe nationale[modifier | modifier le code]

Bernard Momméjat a remporté trois Tournois en 1959, 1960 et 1962. En 1960, c'est le Petit Chelem, une victoire sans défaite (trois matchs gagnés et un match nul). Bernard Momméjat termine une fois à la deuxième et à la troisième place.

Détails du parcours de Bernard Momméjat dans le Tournoi des Cinq Nations
Édition Rang Résultats France Résultats Momméjat Matchs Momméjat
Cinq Nations 1958 3 2 v, 0 n, 2 d 1 v, 0 n, 0 d 1/4
Cinq Nations 1959 1 2 v, 1 n, 1 d 2 v, 1 n, 1 d 4/4
Cinq Nations 1960 1 3 v, 1 n, 0 d 2 v, 1 n, 0 d 3/4
Cinq Nations 1962 1 3 v, 0 n, 1 d 3 v, 0 n, 1 d 4/4
Cinq Nations 1963 2 2 v, 0 n, 2 d 2 v, 0 n, 1 d 3/4

Légende : v = victoire ; n = match nul ; d = défaite ; la ligne est en gras quand il y a Grand Chelem.

Statistiques en équipe nationale[modifier | modifier le code]

De 1958 à 1963, Bernard Momméjat dispute 22 matchs avec l'équipe de France en marquant 2 essais soit 6 points[5]. Il participe notamment à cinq Tournois des Cinq nations de 1958 à 1963, disputant quinze matchs avec dix victoires, deux matchs nuls et trois défaites[17]. Il remporte trois tournois. Il participe à la tournée en Afrique du Sud en 1958.

Bernard Momméjat débute en équipe nationale à 23 ans le [5] et joue fréquemment au poste de deuxième ligne jusqu'à l'année 1963[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une cape (de l'anglais cap, qui signifie casquette) est une casquette qui symbolise la sélection d'un sportif dans l'équipe nationale de son pays. Ce terme est particulièrement utilisé au rugby à XV.
  2. Voir aussi Décompte des points au rugby à XV. En 1958, l'essai transformé vaut cinq points, l'essai non transformé trois points, le drop goal (coup de pied tombé) trois points, la pénalité trois points. En 1973, après une période d'essai d'une année dans l'hémisphère nord, l'essai passe à 4 points, l'essai transformé à 6 points.
  3. Springboks est le surnom donné à l'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Cahors. Bernard Momméjat, grand monsieur du rugby, s'en est allé », sur www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le 30 juillet 2015).
  2. a et b Lalanne 1959, p. 58-59.
  3. « Archives. Historique. 1952-1955 », sur cahors-rugby.fr, Cahors rugby (consulté le 17 juillet 2015)
  4. « Archives. Historique. Les matchs Cahors-Lourdes », sur cahors-rugby.fr, Cahors rugby (consulté le 13 juillet 2015)
  5. a b c et d (en) « Bernard Momméjat », sur espnscrum.com, ESPN (consulté le 30 juillet 2015).
  6. Collectif 2007, p. 82.
  7. a et b Paul Haedens, « Lourdes arrache une nouvelle fois la victoire à Cahors », sur www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 13 juillet 2015)
  8. Garcia 1962, p. 50.
  9. Garcia 1962, p. 52.
  10. Lalanne 1959, p. 90.
  11. Denis Lalanne, « 16 août 1958 : « le grand combat du XV de France » », sur rugby-nomades.qc.ca (consulté le 21 octobre 2009).
  12. (en) « South Africa 5 - 9 France (FT) », sur www.scrum.com (consulté le 14 juillet 2015)
  13. (en) « Mias inspires a famous French victory », sur www.scrum.com (consulté le 14 juillet 2015)
  14. a b c d et e Collectif 2007, p. 89.
  15. Robert Duthen, « Aux avants de France triomphants il faut donner des attaquants généreux », sur www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 26 juillet 2015).
  16. Robert Duthen, « Mias et ses avants ont conduit le quinze de France sur les chemins du triomphe », sur www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 2 mai 2015).
  17. a et b « Momméjat Bernard », sur ffr-php4.as2.io, fédération française de rugby à XV (consulté le 30 juillet 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Garcia 1962] Henri Garcia, Les contes du rugby, Lagny sur Marne, La Table Ronde, , 215 p. (ISBN 978-2-7103-0589-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Prévôt 2006] Jérôme Prévôt, Messieurs Rugby : les grands joueurs français, Toulouse, éditions Midi Olympique - Société Occitane de Presse, , 183 p. (ISBN 2-9524731-3-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Collectif 2007] Collectif Midi olympique, Cent ans de XV de France, Midi olympique, , 239 p., relié (ISBN 978-2-9524731-0-1 et 2-9524731-0-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Lalanne 1959] Denis Lalanne, Le grand combat du XV de France, Lagny sur Marne, La Table Ronde, , 1re éd. (1re éd. 1959), 241 p. (ISBN 2-7103-0590-9), p. 64-65 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Lalanne 1961] Denis Lalanne, La mêlée fantastique, Lagny sur Marne, La Table Ronde, , 1re éd. (1re éd. 1961), 243 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Henri Garcia, La fabuleuse histoire du rugby, Paris, La Martinière, , 1055 p. (ISBN 978-2-7324-4528-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]