Bataille de Czaśniki

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Bataille de Czaśniki

Informations générales
Date 31 octobre 1812
Lieu Czaśniki, Biélorussie
Issue Victoire russe
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire françaisDrapeau de l'Empire russe Empire russe
Commandants
Claude-Victor PerrinPierre Wittgenstein
Forces en présence
10 à 18 000 hommes (36 000 hommes au total)11 000 hommes (30 000 hommes au total)
Pertes
1 200 morts ou blessés400 morts ou blessés

Sixième Coalition

Batailles

Campagne de Russie (1812)
Mir · Moguilev · Ostrovno · Vitebsk · Kliastitsy · Smolensk · 1re Polotsk · Valoutina Gora · Moskova · Moscou · Winkowo · Maloyaroslavets · 2e Polotsk · Czaśniki · Viazma · Smoliani · Krasnoï · Bérézina


Campagne d'Allemagne (1813)
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Campagne de France (1814)
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Campagne des Six-Jours : Champaubert · Montmirail · Château-Thierry · Vauchamps


Mormant · Montereau · Bar-sur-Aube · Berry-au-Bac · Craonne · Laon · Reims · Arcis-sur-Aube · Fère-Champenoise · Meaux · Claye · Villeparisis · Paris


Front italien : Trieste · Mincio
Coordonnées 54° 45′ nord, 29° 15′ est

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Bataille de Czaśniki

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Bataille de Czaśniki

La bataille de Czaśniki (en biélorusse : Бой пад Ча́шнікамі, Boï pad Tchachnikami) a lieu le 31 octobre 1812 entre l'armée russe du général Pierre Wittgenstein et l'arrière de la Grande Armée de Napoléon Ier, commandée par le maréchal Claude-Victor Perrin, pendant la campagne de Russie.

Cette bataille est une tentative des Français pour rétablir la « ligne de la Dvina », leur ligne de défense, qui s'est émiettée deux semaines plus tôt avec la victoire de Wittgenstein à la seconde bataille de Polotsk.

Contexte[modifier | modifier le code]

Ayant appris la défaite, Victor, commandant le 9e corps, que Napoléon a maintenu en réserve à Smolensk, marche au nord-est avec 22 000 soldats pour reconstituer la « ligne de la Dvina ». À Czaśniki, il s'unit aux éléments du 2e corps, qui retraitent. Il a ainsi 36 000 hommes à sa disposition[1].

Wittgenstein, après avoir confié ses 9 000 prisonniers à la garnison, marche vers le sud sur Czaśniki avec 30 000 hommes[1].

La bataille[modifier | modifier le code]

L'affrontement de Czaśniki se déroule principalement entre l'avant-garde de Wittgenstein, menée par le général Iachvil, et le 2e corps qui occupe une position, en avant des troupes de Victor[2].

Les Russes attaquent le 2e corps qui recule, jusqu'à rencontrer la position principale de Victor. Iachvil reçoit alors l'ordre de s'arrêter, tandis que débute un bombardement d'artillerie contre les Français. Victor, apparemment affaibli par l'avance de Iachvil, décide de ne pas continuer la bataille et commande la retraite sur Senno, située à 40 kilomètres vers l'est[3]. Les Russes ne le poursuivent pas.

Les pertes françaises lors de cette bataille sont de 1 200 hommes, contre seulement 400 chez les Russes[4].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Bien que la défaite de Czaśniki ne semble pas flagrante, elle n'est pas sans conséquences pour Napoléon.

Victor a échoué dans sa tentative de rétablir la « ligne de la Dvina ». Sa nouvelle position à Senno se trouve à seulement 50 kilomètres de la route de retraite prévue par Napoléon en cas d'échec de la prise de Moscou[5]. De plus, le succès de Wittgenstein le rapproche des armées de Pavel Tchitchagov et de Koutouzov. La Grande Armée risque de se retrouver encerclée entre les trois armées russes.

En outre, après ses victoires à Polotsk et Czaśniki, Wittgenstein envoie le général Harpe à Vitebsk pour prendre le dépôt d'approvisionnement des Français. Le 7 novembre, après un bref combat, la garnison de Vitebsk se rend à Harpe. D'énormes réserves d'armes et de nourriture tombent dans les mains des Russes[6].

La chute de Vitebsk est un coup dur pour Napoléon parce qu'il avait projeté d'y passer l'hiver, au cas où la Grande Armée échouerait devant Moscou. Le plan de Napoléon qui prévoyait de combiner son armée avec celle de Victor à Vitebsk, où elles pourraient se ré-équiper avant de reprendre la campagne au printemps suivant, est maintenant caduc[7].

En apprenant la victoire des Russes à Czaśniki, Napoléon ordonne immédiatement à Victor d'attaquer Wittgenstein pour reprendre Polotsk[5], ce qui conduit à la bataille de Smoliani, le 14 novembre, et à une nouvelle défaite française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Riehn 1990, p. 360.
  2. (en) Digby Smith, Napoleon Against Russia: A Concise History of 1812, Pen & Sword Military, (ISBN 1-84415-089-5), p. 175.
  3. Riehn 1990, p. 361.
  4. Smith 1998, p. 398.
  5. a et b Riehn 1990, p. 343.
  6. Smith 1998, p. 400.
  7. (en) Curtis Cate, The War of the Two Emperors: The Duel between Napoleon and Alexander: Russia, 1812, New York, Random House, (ISBN 0-394-53670-3), p. 355.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard K. Riehn, 1812 Napoleon's Russian Campaign, John Wiley & Sons, Inc., (ISBN 0-471-54302-0).
  • (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book: Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Londres, Greenhill Books, , 582 p. (ISBN 1-85367-276-9, notice BnF no FRBNF38973152).