Siège de Trieste

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Le siège de Trieste se déroule du 12 à la fin du mois d'octobre 1813. Un corps d'armée anglo-autrichien commandé par le feld-maréchal Nugent y capture la ville de Trieste défendue par la garnison franco-italienne du colonel Rabie.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le 12 août 1813, après plusieurs semaines de manœuvres diplomatiques, l'Autriche déclare la guerre à la France et se joint à la Sixième Coalition. Dès le 15 août, une armée autrichienne envahie les Provinces illyriennes[2]. Carlstadt et Villach tombent en quelques jours, ce qui pousse le gouverneur des Provinces illyriennes, Joseph Fouché, à replier son administration de Ljubljana vers Trieste qu'il atteint le 27 août[3].

Face à l'armée autrichienne, le vice-roi d'Italie, Eugène de Beauharnais, ne dispose que de trop faibles forces, en raison du nombre important d'Italiens perdus dans la campagne de Russie l'année précédente. Le 8 septembre l'administration des provinces illyriennes évacue Trieste et se replie sur Gorice[3].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre 1813, le feld-maréchal Nugent, à la tête de 3 500 Anglo-Autrichiens et avec le soutien de l'escadre anglaise de l'amiral Thomas Fremantle, met le siège devant Trieste[1]. Plusieurs assauts sont menés sur les positions françaises et, le 22 octobre, un important ouvrage avancé, dit de la vieille poudrière, est emporté[4]. Une batterie y est installée et inflige d'importants dégâts au fort, qui résiste cependant quelques jours encore jusqu'à être entièrement en ruine[4]. Les combats cessent le 28 octobre selon Digby Smith[1] et le 31 selon Jean-Claude Castex[4].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les assiégeants comptent 63 morts et blessés[1]. Sur les 800 hommes de la garnison, 641 sont faits prisonniers[1]. Selon Digby Smith, la garnison est ensuite reconduite au plus proche poste français et libérée[1], tandis que Jean-Claude Castex affirme qu'elle capitule sans conditions et est faite prisonnière[4].

La chute de Trieste marque la perte définitive des Provinces illyriennes. L'armée autrichienne se tourne désormais vers l'Italie du Nord et la plaine du .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Smith 1998, p. 473
  2. Tulard 1999, p. 279
  3. a et b Tulard 1999, p. 280
  4. a b c et d Castex 2013, p. 537-538

Bibliographie[modifier | modifier le code]