Banque tuniso-koweïtienne

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Siège de la Banque tuniso-koweïtienne sur l'avenue Mohammed V

La Banque tuniso-koweïtienne (BTK), créée en 1980 et appelée Banque tuniso-koweïtienne de développement (BTKD) jusqu'en 2007, est une banque dont le siège se trouve à Tunis. Elle est, à l'origine, détenue à parts égales par la Tunisie et le Koweït.

Le groupe de la BTK compte dix filiales organisées autour de deux pôles : un pôle financier, qui regroupe six filiales dans le conseil et l'intermédiation financière, le leasing, ainsi qu'une société d'investissement à capital fixe, une société d'investissement à capital risque et une société d'investissement à capital variable, et un pôle immobilier et touristique.

Depuis 2007, 60 % du capital de la banque est détenu par le groupe français Caisse d'épargne devenu BPCE.

La BTK est une société anonyme au capital de 100 millions de dinars tunisiens[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

1980 - 2007 : lancement et développement[modifier | modifier le code]

La BTKD est créée le à la suite de la signature d'une convention bilatérale entre la Tunisie et le Koweït. Les activités bancaires démarrent l'année suivante[2].

En 1997, l'agence de notation Standard & Poor's attribue une note de BB+ à la BTKD[2].

En mai 2004, la BTKD passe du statut de banque de développement à celui de banque universelle[3].

En 2006, la BTKD réalise un produit net bancaire de 16,5 millions de dinars[4].

À partir de , la banque change de nom et devient la Banque tuniso-koweïtienne[5].

2007 : rachat par le GCE (devenu BPCE)[modifier | modifier le code]

En juin 2007, la banque cherche un nouveau propriétaire, une vente qui intéresse beaucoup de groupes bancaires internationaux car elle donnera le droit à son futur acquéreur d'exercer en Tunisie, le pays ne délivrant plus de nouveaux agréments[6]. Le , les deux États actionnaires cèdent 60 % du capital de la banque au groupe Caisse d'épargne, via son pôle de banque commerciale à l’international (Financière OCEOR), pour le montant de 300 millions de dinars[7]. L'offre la plus élevée des autres prétendants à ce rachat ne dépasse pas les 134 millions de dinars[8]. La Tunisie et le Koweït préservent chacun 20 % sur les 40 % restant. À la suite de cette acquisition, la banque annonce l'ouverture de trente nouvelles agences dans le pays (elle n'en possédait alors que quatre)[4]. À l'issue de ce changement de propriétaire, Charles Milhaud (déjà président du GCE) est nommé président et Mutlaq Moubarak Al Sanaa (issu de la Kuwait Investment Authority) vice-président[4].

En mai 2008, le GCE lance un partenariat avec la BTK pour proposer aux Tunisiens résidant en France de transférer des fonds de la France vers la Tunisie à un coût avantageux, souhaitant ainsi prendre une part du gâteau des deux milliards de dinars transférés chaque année de la France vers la Tunisie de manière plus ou moins informelle[9].

En 2009, avec le rapprochement des groupes Banque populaire et Caisse d'épargne, la BTK devient une filiale de la BPCE[2].

Indicateurs d'activité[modifier | modifier le code]

Les indicateurs d'activité établis en juin 2013 font ressortir les chiffres suivants (exprimés en milliers de dinars tunisiens)[1] :

Direction[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]