Bande de Caprivi

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Carte de la bande de Caprivi (Caprivistrip).

La bande de Caprivi, en anglais Caprivi Strip, en allemand Caprivi Zipfel, anciennement Itenge, est une panhandle longue de 450 kilomètres et large de 30 kilomètres, située en Namibie et partagée entre les régions de Caprivi dans sa totalité et de Kavango dans sa partie orientale. Elle fut nommée en l'honneur du chancelier allemand Leo von Caprivi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chancelier allemand Leo von Caprivi
Carte de la colonie allemande du Sud-Ouest africain en 1904 montrant la bande de Caprivi (Caprivi Zipfel)

La bande de Caprivi est créée lors du traité Heligoland-Zanzibar signé le entre l'Empire allemand et le Royaume-Uni. Ce traité permet à la colonie allemande du Sud-Ouest africain d'accéder au fleuve Zambèze et donc au reste de l'Afrique australe ainsi qu'à l'océan Indien. À l'époque coloniale, le contrôle des voies d'eau avait une grande importance stratégique car les colonisateurs espéraient pouvoir les utiliser dans les relations commerciales futures[1].

À partir de 1972, la bande de Caprivi est incluse dans le bantoustan du Kavangoland et en 1990 elle est divisée entre les nouvelles régions namibiennes de Kavango et de Caprivi.

Pendant la guerre du bush rhodésien (1970-1979) et les opérations du Congrès national africain contre le gouvernement de l'apartheid en Afrique du Sud (1965-1994), la bande de Caprivi est utilisée comme lieu de transit entre plusieurs territoires pour différents groupes armés.

En 1997 et 1998, un différend surgit entre la Namibie et le Botswana sur la gestion de l'eau dans une région qui souffre d'une forte désertification.

Importance stratégique[modifier | modifier le code]

Le secteur est riche en minerai, en végétation et est lieu de séjour d'une faune nombreuse et variée.

L'accès au Zambèze donne un potentiel pour l'ouverture de routes commerciales vers l'est de l'Afrique australe mais les caprices du fleuve, les rapides, chutes d'eau et l'instabilité politique n'incitent pas la Namibie à invertir pour développer l'économie de la région.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Nantet, "Dictionnaire d'Histoire et Civilisations africaines", édition Larousse, 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]