Béatrice d'Auxonne

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Béatrice d'Auxonne
Biographie
Naissance
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Béatrice de Chalon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Enfants

Béatrice (ou Béatrix) d'Auxonne, dame de Marnay (1195-1261), fille d'Étienne II de Bourgogne, comte d'Auxonne et comte titulaire de Bourgogne et de Béatrice de Chalon, fut l'épouse de Simon de Joinville, la mère du célèbre chroniqueur du règne de St-Louis, le sénéchal Jean de Joinville, et la sœur de Jean Ier de Chalon l'Antique, comte de Bourgogne, d'Auxonne et de Chalon.

Etienne II d’Auxonne, épousa Béatrice de Chalon qui laissa son nom à sa descendance [1] (voir son frère Jean Ier de Chalon). Comme son père, Béatrice d'Auxonne est aussi connue sous le nom de Béatrix de Chalon ou Béatrix de Bourgogne-Comté.

Biographie[modifier | modifier le code]

La dot du château de Marnay[modifier | modifier le code]

Marnay devint l'un des fiefs des Chalon[2], branche cadette des comtes de Bourgogne, avec pour suzerain Etienne II lorsque ce dernier, comte d'Auxonne, devint également comte de Chalon par son épouse vers 1180. Le château de Marnay deviendra alors la dot et la résidence de sa fille Béatrice d'Auxonne, dame de Marnay.

Mariage avec Aymon de Faucigny[modifier | modifier le code]

En 1210, Béatrice d'Auxonne semble épouser Aymon II († 1253), seigneur de Faucigny, fils d'Henry, seigneur de Faucigny, et de Comtesson de Genève[3]. De ce mariage sont nés deux filles[3],[4] :

En 1225, Béatrice d'Auxonne et citée dans une charte comme femme de Simon de Joinville, tandis qu'Aymon II de Faucigny se remarie avant 1231 avec Flotte de Royans[3]. On ne peut que conclure à la dissolution du mariage, vers 1224[3]. Cependant pour l'historien Matthieu de la Corbière, il est « difficile d'admettre que Béatrice de Bourgogne « se sépara » d'Aymon II de Faucigny pour épouser le sénéchal de Champagne », puisqu'il n'existe aucun acte de cette période sur le sujet[5]. Il poursuit son analyse en observant que « les chartes des comtes de Bourgogne conservées pour cette époque ne présentent aucun document relatif au Faucigny »[5]. Les auteurs du Régeste genevois (1866) annotaient, dans un acte de 1257, les liens de « Parenté entre les Joinville et les Faucigny. - Il est dit dans cet acte que Béatrix de Thoire, fille d'Aimon II de Faucigny, est soeur de Simon de Joinville. Le même degré de parenté est constaté entre le dit Simon et Agnès, autre fille d'Aimon de Faucigny, car elle l'appelle aussi son frère dans son testament du 9 août 1268. »[4]

Mariage avec Simon de Joinville[modifier | modifier le code]

Alors que le comte Othon II de Bourgogne avait obtenu l'alliance du comte Thibaud VI de Champagne, Béatrice de Marnay épousa Simon, sire de Joinville et sénéchal de Champagne.

De leur union naquirent six enfants[6] :

  • Jean (ca 1224 † 1317) , sire de Joinville, qui sera le chroniqueur de saint Louis,
  • Geoffroy († 1314), sire de Vaucouleurs, marié en 1252 avec Mathilde de Lacy, et qui sera la souche de la branche anglaise des Joinville, ou Genevile
  • Simon († 1276), sire de Marnay, marié en 1252 avec Léonete de Genève[7], dame de Gex, tige de la branche des seigneurs de Marnay et de Gex
  • Guillaume, Archidiacre à Salins en 1258, prêtre à Arthimurchir, en Irlande vers 1260, puis doyen de Besançon entre 1261 et 1268.
  • Marie, mariée avec Jean de Thil-Châtel
  • Héloïse, mariée en 1255 avec Jean, sire de Faucogney et vicomte de Vesoul.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le pouvoir des comtes de Bourgogne au XIIIe siècle, Marie-Thérèse Allemand-Gay, 1988, p.141
  2. Historique de la ville sur le site municipal de Marnay.
  3. a b c et d (en) Charles Cawley, « Aimon Faucigny », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy) (consulté en mars 2020).
  4. a et b Acte de janvier 1257 publié dans le Régeste genevois (1866), que l'on peut consulter en ligne dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (REG 0/0/1/884).
  5. a et b Matthieu de la Corbière, L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève : Étude des principautés et de l'habitat fortifié (XIIe - XIVe siècle), Annecy, Académie salésienne, , 646 p., p. 47.
  6. Simon de Joinville sur le site Medieval Lands de la Foundation for Medieval Genealogy
  7. Léonette, née en 1230, arrière-petite fille d’Amédée Ier, comte de Genève, avait apporté en dot à Simon de Joinville la cité de Gex

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Gollut et Emmanuel Bousson de Mairet, Les mémoires historiques de la république séquanoise et des princes de la Franche-Comté de Bourgougne, A. Javel, (lire en ligne)
  • Eugène Rougebief, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne : précédée d'une description de cette province, C. Stèvenard, , 695 p. (lire en ligne)
  • Jean de Joinville, Mémoires de Jean, Sire de Joinville : ou Histoire et Chronique du très-chrétien roi Saint Louis, Firmin Didot frères, fils et cie., , 356 p. (lire en ligne), présenté par Francisque Michel
  • Édouard Clerc, Essai sur l'Histoire de la Franche-Comté, t. I, Bintot, , 500 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]