Auguste Jean Baptiste Lechesne

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Auguste Jean Baptiste Lechesne
Naissance
Décès
Nationalité
français
Activité
Maître
Distinctions

Auguste Jean-Baptiste Lechesne né le à Caen et mort à Allemagne (aujourd'hui dénommée Fleury-sur-Orne) le [1] est un sculpteur français.

Lauréat du second prix de Rome de sculpture en 1856, il est le père du sculpteur Henri Lechesne[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

« C'est en soufflant dans la forge de ses frères ainés qui dirigeaient à Caen, rue de la Comédie, un atelier de carrosserie que le jeune Auguste sentit s'éveiller en lui le désir de créer et de produire, qui est devenu le plus impérieux de ses besoins »[3].

Entré à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Auguste Jean-Baptiste Lechesne est l'élève de Pierre-Charles Simart et de Jean-Baptiste Joseph Debay.

Il accède à la notoriété en 1840 avec une frise sur la façade de la Maison dorée à Paris, où l'on remarque un mélange de branchages et d'animaux[4]. La reconnaissance de son talent lui vaut de nombreuses commandes pour la décoration d'hôtels particuliers parisiens.

Après avoir obtenu une médaille au Salon de 1848, il se voit récompensé par deux médailles de première classe à l'Exposition universelle de 1851, puis la croix d'honneur à l'Exposition universelle de 1855.

En 1856, il participe au concours du prix de Rome sur le thème de Romulus, vainqueur d'Acron, porte les premières dépouilles opimes[5] au temple de Jupiter. Il est classé deuxième ex æquo avec Ernest-Eugène Hiolle, alors que le premier prix revient à Henri-Charles Maniglier.

Au Salon de 1858, son groupe L'Amour domptant les bêtes féroces, exécuté en ciment de Dreux, est particulièrement remarqué. La Ville de Paris a pour projet d'installer cette œuvre au bois de Boulogne, mais aucune suite n'est donnée à cette initiative. L'artiste en fait finalement don à la Ville de Caen qui l'installe au jardin des plantes[6]. L'œuvre est progressivement endommagée par les intempéries et finalement détruite en 1895.

En 1859, l'administration municipale de Caen lui confie la direction d'une école de sculpture.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le .

Lechesne meurt à Allemagne (actuelle Fleury-sur-Orne) le .

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Caen, square de la place de la République : Les Dénicheurs, 1857, groupe de deux statues (Enfants dénicheurs et Enfants dénicheurs mordus par des serpents) en bronze. Les modèles en plâtre furent présentés au Salon de 1855. D'abord érigés dans la cour du musée des Beaux-Arts de Caen, puis dans le coin est du square de la place de la République. Les deux statues sont très endommagées en 1944 par le bombardement de Caen. Les restes sont conservés dans les réserves du musée de Normandie.
  • Compiègne, château de Compiègne : Sanglier assailli par une meute, 1853, bronze. Le plâtre, non localisé, fut exposé au Salon de 1853[7],[8].
  • Paris, palais du Louvre :
    • La Pêche, décor de la rotonde de Beauvais ;
    • La Chasse : décor de l'aile en retour Turgot ;
    • La Marine : sculpture destinée au décor d'un fronton de la cour Visconti[9].
  • Versailles, château de Versailles : Dragons domptés par des enfants, groupes en pierre surmontant les piliers du parc du château face au bassin de Neptune[10].
  • Saint-Just-en-Chevalet, place de la mairie : Sanglier assailli par une meute, 1853, bronze.
  • Localisation inconnue :
    • La Pêche, entre 1855 et 1857, modèle en plâtre pour la sculpture destinée au décor de la rotonde de Beauvais du palais du Louvre à Paris[11] ;
    • La Chasse, modèle en plâtre pour la sculpture destinée au décor de l'aile en retour Turgot du palais du Louvre[12].

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Hommages[modifier | modifier le code]

Une rue de Caen, à Vaucelles, porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales du Calvados acte de décès no 25 dressé le 01/11/1888, vues 494-495 / 674
  2. Connu pour ses natures mortes, ses scènes de chasse et ses allégories comme Le Printemps (1870), Chien et Faisan (1876), Le Sabot de Noël (1878), entre autres.
  3. Bulletin de la société des Beaux-arts de Caen, 1856, vol. 1, p. 41 [lire en ligne].
  4. Lechesne et Pierre Louis Rouillard réalisent la frise animalière qui ceinture l'ensemble de l'immeuble. L'architecte Pierre Dufau l'a reproduite pour ceinturer l'immeuble, rue Taitbout, siège de la BNP lors de la restauration en 1974-1975 ([lire en ligne]).
  5. Désigne les armes qu'un général romain prenait sur un général ennemi qu'il avait tué.
  6. Bulletin de la société des Beaux-arts de Caen, 1859, vol. 1, p. 457 [lire en ligne].
  7. Musée d'Orsay, Auguste Jean Baptiste Lechesne Chiens et sanglier.
  8. La Tribune de l'art.
  9. Musée d'Orsay, La Marine, sculpture d'Auguste Jean Baptiste Lechesne, décor du palais du Louvre, Paris.
  10. Versailles, décor sculpté extérieur.
  11. Musée d'Orsay, La Pêche, photographie du modèle en plâtre d'Auguste Jean Baptiste Lechesne, décor du palais du Louvre, Paris.
  12. Musée d'Orsay, La Chasse, photographie du modèle en plâtre d'Auguste Jean Baptiste Lechesne, décor du palais du Louvre, Paris

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G.Vaperau, Dictionnaire universel des contemporains, 1880.
  • Bulletin de la société des Beaux-arts de Caen, [liste des œuvres de Lechesne], 1856 (en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]