Auguste Albertini

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Auguste Albertini
Fonctions
Député 1936-1939
Sénateur 1939-1940
Gouvernement IIIe république
Groupe politique RRRS (1936-1939)
GD (1939-1940)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 77 ans)
Résidence Hérault
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Auguste Albertini (Ajaccio, - Béziers, Hérault, ) était un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Venu à Béziers à l’âge de 5 ans, il a fait ses études au lycée Henri IV puis a préparé une licence de sciences à la faculté de Montpellier. Le décès de son père et la mort tragique de son frère en 1911, l’enseigne de vaisseau Dominique Albertin (dans la catastrophe du Liberté à Toulon) ont interrompu provisoirement ses études. À 19 ans, il deviendra professeur de mathématiques au collège de Narbonne.

Lors de la guerre de 14-18, il a servi dans l’infanterie jusqu’au jour où gazé à l’hypérite à Berry-au-Bac il fut renvoyé dans ses foyers avec la Médaille Militaire et la Croix de Guerre. Il sera alors nommé professeur à l’école pratique de Béziers où il prit le poste longtemps tenu par son père.

Entré à la mairie de Béziers le 3 mai 1925 comme deuxième adjoint, il sera premier adjoint lors des élections du 12 mai 1929. La mort de M. Suchon lui ouvrira l’accès au poste de premier magistrat de la ville et l’amènera au Conseil Général de l’Hérault. Il sera réélu aux élections de 1935. Décoré de la croix de la Légion d'honneur le 3 janvier 1936.

Il a été député de l'Hérault (Républicain radical puis radical-socialiste) du 26 avril 1936 au 30 décembre 1939. Il fut également sénateur de 1939 à 1940 et maire de Béziers de 1932 à 1944. Il fut en 1936, contre toute alliance avec les communistes, contre l'intervention dans la guerre d'Espagne au bénéfice de la république espagnole et en 1940 vota les pleins pouvoirs à Pétain.

Il a été arrêté le 22 août 1944 et frappé d’interdiction de séjour. Après plusieurs enquêtes le Parquet de Béziers en accord avec le Parquet Général conclura à sa non culpabilité. Auguste Albertini sera libéré après sept mois de détention, relevé de son inéligibilité et à nouveau autorisé à résidence.

Il s’exilera dans son île natale où il exercera comme professeur de mathématique au Lycée de Bastia jusqu’en 1952, date à laquelle il est revenu à Béziers retrouver son poste à l’École Pratique.

Il ne reprendra pas la politique et décèdera le 27 novembre 1967 à Béziers.

Pour le premier anniversaire de son décès fut inauguré, à Béziers, le boulevard Auguste Albertini dans le prolongement de l'avenue dédiée à son frère, l'enseigne de vaisseau Dominique Albertini mort héroïquement à l'âge de vingt deux ans, en organisant le sauvetage de ses matelots en tant que seul officier à bord du Liberté lors de la catastrophe de 1911. Dominique Albertini a eu l'honneur d'obsèques nationales.

Il est inhumé au cimetière neuf de Béziers.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Auguste Albertini », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Allocution de Monsieur Pierre Brousse maire de Béziers et conseiller général lors des obsèques d'A. Albertini, Midi Libre, 29/11/1967
  • Allocution de Monsieur Pierre Brousse avant de dévoiler la plaque du nouveau boulevard Auguste Albertini, Midi Libre, 30/11/1968
  • Philippe Bourdrel, L'épuration sauvage 1944-1945, pages 165-166
  • Madeleine Albertini Raucoule (fille de Auguste Albertini) et Pierre Albertini (son petit-fils)
Précédé par
Émile Suchon
Maire de Béziers

1932-
Blason Béziers.svg

Suivi par
Pierre Malafosse