Andrew Odlyzko

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Andrew Odlyzko
Description de l'image Andrew Odlyzko.jpg.
Naissance (68 ans)
Tarnów (Pologne)
Domaines Mathématiques
Institutions Laboratoires Bell, puis Université du Minnesota
Diplôme Ph. D. au Massachusetts Institute of Technology
Directeur de thèse Harold M. Stark (en)
Renommé pour Algorithme d'Odlyzko-Schönhage

Andrew Michael Odlyzko, né le à Tarnów en Pologne, est un mathématicien et informaticien. Après 25 années comme chercheur aux Laboratoires Bell, il est depuis 2001 professeur à la School of Mathematics de l'université du Minnesota, où il a occupé divers postes de responsabilité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Odlyzko a obtenu un Ph.D. au Massachusetts Institute of Technology en 1975 sous la direction de Harold Mead Stark avec un travail intitulé Lower Bounds for Discriminants of Number Fields[1]. Pendant 25 ans, de 1975 à 2001, il travaille au Laboratoires Bell, d'abord comme chercheur, puis colle chef de départementa à partir de 1983. En 2001 il rejoint l'université du Minnesota. De 2001 et 2008, il est aussi directeur fondateur du Digital Technology Center, directeur intérimaire du Minnesota Supercomputing Institute, Vice-président assisant en recherche, à l'université. Il a écrit plus de 150 articles scientifiques et a déposé trois brevets.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

En mathématiques[modifier | modifier le code]

Dans le domaine des mathématiques, il a beaucoup travaillé et publié en théorie analytique des nombres, théorie algorithmique des nombres, notamment sur la distribution des zéros de la fonction zêta de Riemann, et en probabilités. Il est l'inventeur, avec Arnold Schönhage, de l'algorithme d'Odlyzko-Schönhage de calcul des zéros de cette fonction lAu début des années 1970, il a été coauteur (avec David Kahaner et Gian-Carlo Rota) de l'un des articles fondateurs du calcul ombral. En 1985, avec Herman te Riele, ils ont réfuté la conjecture de Mertens.

En informatique théorique[modifier | modifier le code]

Il a travaillé en cryptographie, algorithmique et théorie de la complexité, combinatoire. Ses articles avec Philippe Flajolet sur l'analyse de singularités ont contribué à jeter les bases de la combinatoire analytique, et sur les codes correcteurs. Il a aussi étudié, en combinatoire des mots, la structure des périodes dans un mot, en relation avec le théorème de périodicité de Fine et Wilf

En informatique[modifier | modifier le code]

Plus récemment, il a travaillé sur les réseaux de télécommunication, l'édition électronique, aspects économique de la sécurité informatique et le commerce électronique. Il a pris part aux discussions et interrogations qu'ont soulevés le développement de l'internet.

En 2001, dans un article intitulé Content is Not King, publié dans le périodique First Monday[2], il compare l'importance relative entre communication divertissement, et il avance les points de vue suivants :

  1. l'industrie du spectacle et des jeux est somme toute fort petite, si l'on la compare aux autres industries, comme l'industrie des télécommunications ;
  2. les gens sont plus intéressés par la communication que par l'divertissement ;
  3. et par conséquent les applications de type divertissement ne sont pas la killer app de l'Internet.

En juillet 2006, dans un article intitulé Metcalfe's Law is Wrong[3], Andrew Odlyzko émet l'idée que l'augmentation de valeur du réseau par l'ajout d'une personne à un réseau de n personnes est environ le n-ième nombre harmonique, et donc que la valeur totale du réseau est de l'ordre de n  log  n. Puisque cette courbe croit plus que linéairement (contrairement à la loi de Sarnoff), cela implique que la conclusion de Metcalfe qui affirme l'existence d'une masse critique, au sens socio-dynamique, dans les réseaux menant à un effet de réseau est correcte. Mais puisque cette fonction pseudo-linéaire ne croît pas aussi rapidement que la loi de Metcalfe, cela implique que nombre des prédictions quantitatives basées sur la loi de Metcalfe sont excessivement optimistes.

Par exemple, selon le modèle de Metcalfe, si un réseau de 100 000 membres vaut un million de dollars, doubler sa capacité devrait quadruplet sa valeur à 4 millions de dollars. Selon le modèle d'Odlyzko, sa valeur n'augmenterait que d'un facteur 200 000 log(200 000) / (100 000 log(100 000)), et attendrait ainsi la valeur de 2,1 de dollars[3].

Odlyzko a aussi pris position de manière argumentée et nuancée sur le problème de l'open acces, et notamment de la répartition du coût de la publication scientifique[4] et d'autres problèmes soulevés par le développement de l'informatique.

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Il a fait partie des conseils scientifiques de divers organismes de recherche, comme

  • 1997-2002 : Scientific Advisory Committee du CRM, Centre de Recherches Mathématiques, Université de Montréal.
  • 2000–2004 : Scientific Research Board, American Institute for Mathematics.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Andrew Odlyzko » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) Andrew Odlyzko sur le site du Mathematics Genealogy Project.
  2. Andrew Odlyzko, « Content is Not King », First Monday, vol. 6, no 2,‎ (lire en ligne).
  3. a et b Bob Briscoe, Andrew Odlyzko, et Benjamin Tilly, « Metcalfe's Law is Wrong », IEEE Spectrum juillet 2006.
  4. Andrew Odlyzko, « Tragic loss or good riddance? The impending demise of traditional scholarly journals », Intern. J. Human-Computer Studies, vol. 42,‎ , p. 71-122 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]