Andreas Miaoulis

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Andreas Miaoulis
Miaoulis.jpg
Portrait d'Andreas Miaoulis
Fonction
Sénateur grec (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Le PiréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Athanasios Miaoulis
Antonios Miaoulis (en)
Emmanouil Miaoulis (en)
Dimítrios Miaoúlis
Ioannis Miaoulis (en)
Nikolaos Miaoulis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinction

Andréas Vókos (ou Bokos) Miaoúlis (Ανδρέας Μιαούλης-Βώκος), né le 20 mai 1769 et mort le 11 juin 1835, est un amiral et homme politique grec, qui commanda les forces navales grecques pendant la guerre d'indépendance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Miaoulis naquit sur l’île d’Hydra[1], à l’est de la Morée ; il était le deuxième fils de Dimitrios Vokos, et appartenait à une famille d'armateurs, arvanite comme le reste de la population d'Hydra.

Il prit le sobriquet de Miaoulis à la suite de l'achat de son navire, le Miaoul[2] ; ce surnom fut adopté comme nom de famille par ses descendants. Lorsque la guerre d’indépendance éclata, il était surtout pour ses concitoyens comme un grand notable d’Hydra ayant accumulé une énorme fortune en forçant le blocus anglais pour approvisionner la France durant la Révolution française et l’Empire, fortune qu’il sacrifiera en grande partie pour financer la guerre d’indépendance de la Grèce

Guerre d'indépendance[modifier | modifier le code]

Andreas Miaoulis, dessin de Giovanni Boggi.

Les habitants des îles prirent une part active au combat dès le début de l’insurrection en avril ; Miaoulis ne prit d'abord pas part directement aux combats, contrairement à son fils Dimítrios qui commanda une escadre en mai-juin dans le golfe de Corinthe. Il assura son premier commandement en octobre 1821, conjointement avec Iákovos Tombázis, lors d'opérations indécises près de Zante au retour de la flotte ottomane.

En février 1822, Miaoulis fut nommé navarque de la flotte d'Hydra, en remplacement de Tombázis ; l'île ayant la flotte la plus puissante, il était donc considéré comme le chef de la flotte, même si la chaîne de commandement demeurait très lâche, les différents armateurs et capitaines conservant leur liberté d'action.

La même année, de mai à juillet, il commanda l’expédition envoyée pour se venger du massacre de Chios.

En 1824, après le massacre de Psara, il affronta les flottes turque et égyptienne et remporta plusieurs succès.

L'année suivante, il ne put empêcher les troupes égyptiennes d’occuper Navarin, malgré une résistance acharnée. Il réussit plusieurs fois à transporter provisions et renforts dans Missolonghi assiégée, sans parvenir cette fois à éviter sa chute finale en 1826. Ses efforts pour couper les communications maritimes des forces égyptiennes échouèrent, en partie à cause de l’énorme disproportion entre les deux escadres et de la puissance des navires.

Miaoulis continua à diriger la flotte grecque jusqu’à ce que l’ancien officier de la Royal Navy Thomas Cochrane, 10e comte de Dundonald entrât au service de l’armée grecque ; Miaoulis prit alors sa retraite afin de laisser toute liberté d'action à l’officier anglais.

Cochrane lui transmit à nouveau le commandement de la flotte en janvier 1828, lors de son départ provisoire en Angleterre. Miaoulis participa alors en mars à des opérations autour de Chios, que le colonel Fabvier tentait de reconquérir.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Quand l’indépendance fut déclarée, il prit part en 1831 à la guerre civile qui suivit, en tant qu’opposant de Ioánnis Kapodístrias et du parti russe. Les habitants de Poros et Hydra établirent alors un « Comité Constitutionnel ». Il dut employer ses connaissances navales contre le gouvernement à Poros en 1831 : il s'empara de l'arsenal et des navires, principalement du navire amiral Hellas. Le 13 août 1831, pour éviter que la flotte tombe aux mains du gouvernement, Miaoulis fit sauter le navire amiral Hellas et la corvette Hydra.

Miaoulis fut également de ceux que l’on envoya pour inviter le Roi Othon à accepter la couronne de Grèce. Celui-ci le fit par la suite vice-amiral.

Miaoulis est mort à Athènes le 11 juin 1835 ( dans le calendrier grégorien), de la tuberculose[3],[4].

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Il épousa Irène Bikou dont il eut six fils (dont Dimítrios et Athanasios) et une fille. Dimítrios 1794-1835 chef d’escadre, époux de Marie Boudouris fille de Stamati Boudouris 1770-1853 multimillionnaire bienfaiteur de la nation grecque de la grande famille archontale hydriote des Boudouris qui a donné à la Grèce de nombreux hommes d’Etat. Antoine Miaoulis 1800-1836 officier de marine, aide de camp de l’Amiral Miaoulis son père écrivain historique ayant écrit une histoire d’Hydra. Chargé de mission à Munich et époux de la fille Vassili du Primat Vadi Jean Miaoulis 1803-1830 époux de Marie Tombazis, fille de l’amiral Tombazis, grande famille archontale hydriote Emmanuel Miaoulis 1812-1871 époux d’Helene Vatatsis Athanasios Miaoulis 1815-1867 1er ministre, Ministre de la Marine, député d’Hydra, élève de l’ecole Royale militaire de Munich, chef du parti othonien, époux de Condilo Coundouriotis, fille de Georges Coundouriotis chef de l’exécutif Grec, 1er ministre, président du Sénat, conseiller d’Etat, ministre de l’intérieur, bienfaiteur de la nation grecque avec son frère Lazare, illustre famille archontale qui a joué un rôle éminent en Grèce (Paul Coundouriotis neveu d’Athanasios a été vice-roi à deux reprises et président de la République à deux reprises Nicolas Miaoulis 1818-1872 officier de marine, élève de l’école Royale militaire de Munich, époux d’Aspasie Coumbari, fille de Kyriakos Coumbari, membre marquant de l’Hetairie, d’une vieille famille d’Odessa descendante des Cantacuzene Marie Miaoulis épouse en 1er mariage de Georges Ghikka et en second mariage de Pinotsis, combattant de l’Independance

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antonios Miaoulis, Short Biography of Admiral Miaulis publiée dans (en) Thomas Gordon, History of the Greek Revolution, t. 1, Édimbourg, Blackwood, , 504 p. (lire en ligne) p.372
  2. Αντώνιος Μιαούλης, Συνοπτική ιστορία των ελληνικών ναυμαχιών, p. 93 (lire en ligne)
  3. (en) Jack Sweetman, The Great Admirals: Command at Sea, 1587-1945, Naval Institute Press, (ISBN 9780870212291, lire en ligne)
  4. « Andreas Vokos Miaoulis | Greek patriot », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne, consulté le 9 décembre 2016)

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