André Hébuterne

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André Hébuterne
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités
Formation
Fratrie

André Hebuterne, né le à Meaux (Seine-et-Marne), et mort à Paris le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Hebuterne est le fils d'Achille Casimir et d'Eudoxie Anaïs Tellier, il est le frère de l'artiste-peintre Jeanne Hébuterne. Il débute sa formation dans les écoles Bernard-Palissy et Germain-Pillon à Paris. En 1910, il rencontre Henri-Gabriel Ibels et travaille à l'Académie Ranson sous la direction de Paul Sérusier. Appelé au front en 1914, et, un an après son retour de la Grande Guerre, sa sœur, la compagne de Modigliani à qui il l'avait présentée, se suicide. Il passe ensuite un an à Rome et expose régulièrement aux Salon des indépendants, au Salon d'automne et à celui des Tuileries. Son atelier est situé au no 12 rue de Seine à Paris, et c'est dans sa cave que seront retrouvés neuf peintures de sa sœur, de nombreuses années après sa mort.

Par son mariage avec la fille du peintre Georges Dorignac, André Hebuterne est le beau-frère d'Henri Epstein.

Lauréat du prix Abd-el-Tif en 1930, André Hebuterne réside deux ans en Algérie et au sud Maroc. Avec Jean Launois, il présente ses œuvres à Alger à la Maison des livres, à la suite d'une exposition chez Dano en 1929. Il expose également, en décembre 1932, à la galerie Soubiron à Alger, puis il s'installe, jusqu'en 1934, à Oran.

Il expose ses tableaux Place à Béni Abbès et Femme de la Saoura au Salon d'automne de 1933, Paysage saharien à Béni Abbès et Laveuses de la palmeraie de Béni Abbès au Salon d'automne de 1934. La même année, il s'installe en Corse où il réside jusqu'en 1943, et où il peint des œuvres destinées à sa clientèle d'amateurs algérois.

Retiré à Meaux, André Hebuterne retourne de nombreuses fois en Algérie jusqu'en 1960.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Algérie

Notes et références[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Amour de l'Art, 1927, p. 260
  • Jacques Dorbeville, l'Écho d'Alger, 29 avril 1932 et 21 novembre 1932
  • Afrique, décembre 1932
  • Algeria, novembre 1933 et mai 1937
  • Alger étudiant, 1933
  • Élisabeth Cazenave, La Villa Abd el Tif, un demi-siècle de vie artistique en Algérie, 1907-1962, Association Abd el Tif, 1998, (ISBN 2-9509861-1-0)
  • Les Artistes de l'Algérie, Bernard Giovanangeli Éditeur, 2001, (ISBN 2-909034-27-5)
  • Lynne Thornton, Caroline Juler et Yves Thoraval, La femme dans la peinture orientaliste, ACR Éditions, 1985, (ISBN 2-86770-011-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]