Henri-Gabriel Ibels

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Henri-Gabriel Ibels
Henri-Gabriel Ibels.jpg
Autoportrait paru dans La Plume en 1893.
Naissance

Paris 10e arrondissement
Décès
(à 68 ans)
Paris 5e arrondissement
Nationalité
naturalisé français le 26 juin 1889
Activité
Formation
Mouvement
Fratrie
Parentèle
Louise Ibels (d) (demi-sœur)Voir et modifier les données sur Wikidata

Henri-Gabriel Ibels, né le à Paris 10e[1] et mort en février 1936 dans la même ville, est un peintre, dessinateur, graveur et affichiste libertaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève à l'Académie Julian, il y fait la connaissance de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Maurice Denis, Paul-Élie Ranson et Paul Sérusier qui constituent le groupe des Nabis autour du Talisman. Surnommé le « Nabi journaliste » pour son penchant vers la vie sociale, illustrateur politique, passant son temps dans les journaux, il est l'un des maîtres de l'affiche et du dessin. Il puise son inspiration dans la vie de la rue, des cafés-concerts, des rings de boxe et du cirque.

Le Courrier social illustré dirigé en 1894 par son frère André Ibels.

À partir de 1890, il collabore au journal Le Père Peinard, feuille prolétarienne de l'anarchiste Émile Pouget, à La Revue anarchiste dirigée par son frère André (1872-1932), au numéro de La Plume consacré à l'anarchie, au Mirliton, à L'Escarmouche, La Revue blanche, Le Cri de Paris, Le Courrier français, L'Écho de Paris, L'Assiette au beurre (parfois avec son frère), et enfin Le Sifflet, créé pour défendre Dreyfus. Il réalise un grand nombre de programmes pour le Théâtre-Libre.

Selon Félix Fénéon en 1891, « circonscrit par de fortes lignes, le pinceau de M. H.–G. Ibels volute à la Van Gogh dans le sens de la forme. M. Ibels, dans ses dessins, dans ses eaux-fortes, exerce une verve neuve de satiriste »[2].

Il a également illustré Sébastien Roch, le roman d'Octave Mirbeau (Fasquelle, 1906).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive

Au cirque (1893), lithographie.

Dessins[modifier | modifier le code]

  • Les Amoureux dans un champ, vers 1893-1894, pastel et gouache, Woorhees Zimmerli Art Museum, New Brunswick.
  • Le Café-concert, 1892, pastel sur papier, Woorhees Zimmerli Art Museum, New Brunswick.
  • Le Bois d'amour, musée du Petit-Palais, Genève.

Peintures[modifier | modifier le code]

  • 1895 - Monsieur Auguste, huile sur panneau, galerie Terrades
  • Musée des Beaux-Arts de Brest :
    • Bretonne au parapluie, huile sur toile, 55 x 66,2 cm[3] ;
    • La procession, huile sur toile, 46,3 x 61,2 cm[4] ;
    • Le pêcheur, huile sur toile, 31,2 x 23 cm[5] ;
    • Personnages dans un pré, huile sur carton, 32,8 x 40,7 cm[6]

Estampes[modifier | modifier le code]

  • Vers 1890 - Scène de cirque, lithographie imprimée sur soie avec rehauts de gouache, projet d'éventail, musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye
  • 1892-1893 - Les Tisserands saison théâtrale 1892-1893, lithographie en couleurs sur vélin crème, galerie Laurencin
  • 1892-1893 - Performance huitième - La Belle au Bois rêvant - Mariage d'argent - Ahasvère par le Théâtre Libre - programme de théâtre imprimé par Eugène Verneau, Institut d'art de Chicago
  • 1892 - Les fossiles - programme du théâtre libre imprimé par Eugène Verneau, musée des beaux-arts de Brest[7]
  • 1893 - Le Clown, lithographie en couleurs, publiée par L'Estampe originale, musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye
  • 1893 - L'Escarmouche. le Journal illustré, affiche lithographiée reproduite dans Les Maîtres de l'affiche (ainsi que les trois suivantes).
  • 1894 - Exposition Ibels à la Bodinière, affiche lithographiée
  • 1897 - Pierrefort, affiche lithographiée
  •  ? - Mévisto (chansonnier), affiche lithographiée
  •  ? - La Femme du marché, lithographie, Institut d'art de Chicago
  • ? - Bretonne au panier, lithographie, 23,8 x 14,8 cm, musée des beaux-arts de Brest[8]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Portrait d'Ibels, photographie anonyme parue dans Je sais tout en mars 1914.

La ville de Lagny-sur-Marne a donné son nom à une voie de la commune.

Musée, monuments[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Claire Dupin, Henri-Gabriel Ibels (1867-1936). Un promeneur engagé, in Actes de la Journée d’études, Actualité de la recherche en XIXe siècle, master 1, années 2012 et 2013, Paris, HiCSA, texte intégral.

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'état civil de Paris en ligne, acte de naissance no 10/5021/1867
  2. Félix Fénéon, Œuvres plus que complètes, Droz, , p. 201
  3. Notice de la base Joconde
  4. http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%27Brest%27&NUMBER=37&GRP=0&REQ=%28%28%27Brest%27%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=5&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=200&DOM=All
  5. Notice de la base Joconde
  6. Notice de la base Joconde
  7. Notice de la base Joconde
  8. Notice de la base Joconde
  9. a et b Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p.
  10. Conseil général des Yvelines, commission permanente dans sa séance du 18 septembre 2009, ref. : 2009-cp-2795.1