Chevalier Kadosh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Chevalier Kadosh ou Chevalier Kadosch est en franc-maçonnerie le nom d'un degré des hauts grades maçonniques du Rite écossais ancien et accepté. 30e degré dans l’échelle des grades de ce rite, le terme de « Kadosh » est issu du mot hébreu « קדוש », qui signifie sacré ou consacré. Le titre de Chevalier Kadosh est souvent abrégé dans les documents ou décors maçonniques sous la forme de C∴ K∴ S∴ ou de C∴ K∴ H∴ .


Histoire[modifier | modifier le code]

Le grade de Chevalier Kadosh apparait dans quelques sources qui le lient au « Conseil des empereurs d'Orient et d’Occident » en 1758. Ce conseil qui pratique plusieurs degrés au cours du XVIIIe siècle à Paris et dans lequel le grade porte le nom complet de : « Illustre grand commandeur de l’aigle blanc et noir, Grand élu Kadosh ». Il est le 24e degré d'un système qui en compte 25, dénommé Rite de perfection[1] et qui est sous la régence du conseil[2],[3].

Selon l'historiographe de la franc-maçonnerie Roger Dachez, ce grade serait de souche allemande, il apparait en France, du côté de Metz en 1760 et descend de la filiation légendaire d'une franc-maçonnerie « templière » et d'un grade primitif du nom de « chevaliers de Dieu et de son Temple, ». Grade pratiqué par un « chapitre de Clermont » créé par des sources françaises et établi à Berlin aux alentours de 1759[4].

En 1801, le premier et le plus ancien Conseil suprême du Rite écossais est fondé à Charleston (Caroline du Sud). Cette juridiction a adopté un grand nombre de degrés du Conseil des empereurs d'Orient et d'Occident et du Rite de perfection, dont celui de Chevalier Kadosh. Le degré est comme le trentième degré et est simplement intitulé « Chevalier Kadosh »[3],[5]. Le degré reçut une réécriture substantielle de son rite de transmission dans les années 1850, quand Albert Pike est Grand commandeur du Suprême Conseil de la Juridiction Sud. Il est révisé en 2000[6].

Aspect du grade[modifier | modifier le code]

Comme tous les grades maçonniques, le grade de Chevalier Kadosh tente d'enseigner aux initiés une série de leçons de morale par l'utilisation d'allégorie et de symbolisme. Les descriptions officielles peuvent être différentes selon les juridictions qui le transmettent. La description officielle de la juridiction du sud pour les États-Unis et de la version américaine est la suivante : « l'enseignement de ce grade est celui d'être fidèle à soi-même, de défendre ce qui est juste et bon dans nos vies aujourd'hui. Pour croire en Dieu, la patrie et nous-mêmes »[7].

Controverse[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Historique et rôle du grade chevalier Kadosch : bulletin N°21 des ateliers supérieurs », sur http://luquet-archives.univ-paris1.fr/, (consulté le 3 février 2016).
  2. (en) A.E. Waite, A New Encyclopedia of Freemasonry, vol. 1, New York, University Books, , p. 254.
  3. a et b (en) Albert G. Mackey, An Encyclopedia of Freemasonry, vol. 1, New York, The Masonic History Company, , p. 379.
  4. « Chevaliers, Templiers et francs-maçons : les sources d'une rencontre », sur http://pierresvivantes.hautetfort.com (consulté le 21 février 2106).
  5. (en) A.E. Waite, A New Encyclopedia of Freemasonry, vol. 2, New York, University Books, , p. 412.
  6. (en) Arturo de Hoyos, The Scottish Rite Ritual Monitor and Guide, The Supreme Council, 33°, Southern Jurisdiction, , 1re éd. (ISBN 0-9708749-2-8).
  7. (en) « Ancient and Accepted Scottish Rite – Southern Jurisdiction », sur http://freemasoninformation.com (consulté le 20 février 2016).


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]