Oswald Wirth

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Oswald Wirth
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Oswald Wirth vers la fin de sa vie

Naissance
à Brienz, Drapeau de la Suisse Suisse
Décès
à Mouterre-sur-Blourde, Drapeau de la France France
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
essai

Œuvres principales

  • Le Tarot des imagiers du Moyen Âge
  • Le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'Alchimie et la Franc-maçonnerie
  • Le symbolisme astrologique: planètes, signes du zodiaque, maisons de l'horoscope, aspects, étoiles fixes
  • La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes
  • Les mystères de l'art royal

Oswald Wirth ( à Brienz, Suisse - à Mouterre-sur-Blourde, France) a été le secrétaire de Stanislas de Guaïta, et dessina en collaboration avec lui un Tarot édité aujourd'hui sous le nom de Tarot de Wirth. Ce Tarot est expliqué et commenté dans son ouvrage Le Tarot des imagiers du Moyen Âge, devenu un classique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie[modifier | modifier le code]

Joseph Paul Oswald Wirth est né le , vers 9 heures du matin[1], à Brienz, bourgade suisse de 2 500 habitants bordant le lac du même nom. De trois frères, deux moururent en bas âge, et Edward, officier de zouaves, périt au champ d'honneur en 1894. Une sœur, Élise, née en 1875, fut la compagne d'Oswald de sa jeunesse jusqu'à sa mort. Oswald Wirth mourut le . Il est enterré au cimetière de Mouterre-sur-Blourde, au sud de Poitiers (86).

Sa relation avec Stanislas de Guaïta[modifier | modifier le code]

Il disait tout devoir à Stanislas de Guaïta[2] :

« (…) l'entrée en relation avec Stanislas de Guaïta devint pour moi un événement capital. Il fit de moi son ami, son secrétaire, et son collaborateur. Sa bibliothèque fut à ma disposition, et, bénéficiant de sa conversation, j'eus en lui un professeur de Qabbale, de haute métaphysique, autant que de langue française. Guaïta prit la peine de me former le style, de me dégrossir littérairement (…) je lui dois d'écrire lisiblement. »

Même si l'on peut convenir que Guaïta ait pu lui enseigner l'art de tourner heureusement ses phrases, dans notre langue que les étrangers considèrent comme si difficile — Oswald Wirth était originaire de Suisse alémanique —, le disciple a par la suite égalé, sinon dépassé, le maître, au moins dans le domaine du symbolisme ; on lui doit en effet un certain nombre d'ouvrages qui sont devenus des classiques : Le Symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'alchimie et la Franc-maçonnerie, Le Symbolisme astrologique, et surtout Le Tarot des imagiers du Moyen Âge dans lequel il reprend l'étude symbolique des lames majeures qu'il avait dessinées pour Guaita.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

D'une manière générale, et contrairement à celui qu'il considérait comme son maître, il s'est davantage intéressé à la franc-maçonnerie, dont il était membre, qu'à la Rose-Croix. Les mystères de l'Art Royal, et La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes en rendent compte.

En effet, il fut initié en franc-maçonnerie le 28 janvier 1884 dans la loge La Bienfaisance Châlonnaise du GODF. À son retour à Paris, il devient le secrétaire de Stanislas de Guaita et s'affilie à la loge Les Amis Triomphants. Insatisfait, en 1889, il s'affilie à la loge Le Travail et les Vrais Amis Fidèles de la Grande Loge symbolique écossaise, dont il sera plusieurs fois le vénérable maître. Cette loge rejoindra la Grande Loge de France, probablement fin 1898[3].

Il a été membre de la Société des Philalèthes (Philalèthes Society) et un des fondateurs de la revue Le Symbolisme.

Ainsi que l'écrivent Roger Dachez et Alain Bauer : « En publiant dès la fin des années 1890, en volumes successifs sa célébrissime série, La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes (I. L’Apprenti, II. Le Compagnon, III. Le Maître) puis Les mystères de l’art royal, Wirth assurera pendant plus de quarante ans un véritable magistère des études de symbolique maçonnique à la direction de sa revue justement nommée Le Symbolisme (fondée en 1912) [4] ».

Joannes Corneloup a fait un portrait de la relation spiritualiste de Wirth avec la franc-maçonnerie[5].

Occultisme[modifier | modifier le code]

Il appartenait à un groupe d'occultistes du genre « scientifique », qui comprenait Ernest Britt (le second mari de Mme Dina), Pierre Vincenti (sous le pseudonyme de Piobb, auteur de Le secret de Nostradamus et d'un Formulaire de Haute Magie) Francis Warrain et le Dr Rouhier, directeur commercial des Éditions Véga, tous hostiles à René Guénon[6].

Littérature[modifier | modifier le code]

Oswald Wirth a été le modèle du personnage du franc-maçon Lengnau dans le roman de Jules Romains Les hommes de bonne volonté[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Baylot, Oswald Wirth 1860-1943, Paris, 1975, p. 13, suivant le registre de la paroisse catholique de Berne.
  2. dédicace au Tarot des imagiers du Moyen Âge
  3. Françoise Jupeau Réquillard, La Grande Loge Symbolique écossaise 1880-1911, ou les avant-gardes maçonniques, Éditions du Rocher,Monaco, 1998, p.165, n.13.
  4. Introduction à Lexique des symboles maçonniques, « Que sais-je? », PUF, Paris, 2014.
  5. Joannes Corneloup, La chair quitte les os..., Paris, Éditions Vitiano, 1968.
  6. Marcel Clavelle, Alcuni ricordi su René Guénon e la rivista "Études traditionnelles" (Dossier confidenziale inedito), L'Arcano, Rome, 2007, p. 58-59.
  7. Jules Romain, Les hommes de bonne volonté, Paris, Flammarion, 1958, nouv. éd. en quatre volumes Paris, Robert Laffont, "Collection Bouquins", 1988. Pour Lengnau voir vol. 1, chap. "Recherche d'une Église", p. 1190-1202.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Baylot, Oswald Wirth 1860-1943: rénovateur et mainteneur de la véritable franc-maçonnerie, Paris, Dervy Livres, 1975.
  • Françoise Jupeau Réquillard, La Grande Loge Symbolique Écossaise 1880-1911, ou les avant-gardes maçonniques, Éditions du Rocher, Monaco, 1998.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]