Albany Debriège

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Albany Debriège
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Albany Debriège, Théâtre des Nouveautés, Les saturnales, photographie Atelier Nadar, 1887
Biographie
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Nice
Nom de naissance
Rivière
Pseudonyme
Albany DebriègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie

Louise Françoise Gabrielle Rivière (de la Poussardière)[note 1], dite Albany Debriège, née le à Toulouse[1], et morte à Nice le [2]est une chanteuse, danseuse, actrice de théâtre et de cinéma, de la fin du XIXe et début du XXe siècle, alternativement au concert et au théâtre, elle a remporté des succès et créé de nombre de rôles, aux Nouveautés, aux Variétés, aux Menus-Plaisirs, à La Cigale, à la Scala de Paris, aux Ambassadeurs.

Elle est la sœur du sculpteur Théodore Rivière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albany Debriège est issue d'une famille d'artistes. Son père, Auguste Rivière, était le chanteur attitré de la cour du roi Louis-Philippe ; son frère, Théodore Rivière, est sculpteur. Elle débute aux Théâtre des Nouveautés, dans les Saturnales[3], elle parait ensuite dans le Puits qui parle[4],[note 2], dans la Cantinière, dans L'Enlèvement de la Toledad. Elle crée son rôle dans Quel coquin d'amour. Elle parait également sur la scène des Folies-Bergère, où elle compose un numéro de chant inédit, qui consacre son talent.

Les directeurs des scènes étrangères, aguichés par sa réputation, la réclament[3]. Elle voyage à travers le monde entier, pendant des années; au Caire, à Alexandrie au Théâtre Kédivial, en Allemagne, au Brésil, à Barcelone (1902), à Bucarest (1904) et fin Juin 1914, en Russie pendant la Révolution russe.

Elle inspire des artistes comme son frère, pour qui elle posa pour Salammbô[4], Carolus-Duran, Jean-Léon Gérôme[4].

« Cette femme a les plus belles jambes de Paris. »

— Jean-Léon Gérôme

Elle est courtisée par des notoriétés de la vie parisienne comme Jules de Glouvet[3],[note 3], ou d'ailleurs comme Fritz Mumm von Schwarzenstein (de)[4]. Elle figure en bonne place dans la série de fascicules illustrés intitulée Les Reines de Paris chez elles en 1898[5] qui montre une frontière floue entre cabarets et demi-monde.

Elle s'est mariée avec Jean Joseph Eugène Guiraud, dont elle divorce[2] et se remarie le à Asnières avec Jean-Baptiste Albert Moussy[1], général de brigade, mort pour la France en mai 1915[6].

Elle vit pauvrement et oubliée dans un hôtel meublée rue de Navarin à Paris, en 1924, selon Maurice Hamel[4] qui lance une souscription en sa faveur dans le journal Comœdia, relayée par Colette qui se dit sa camarade[7], bien qu'il semble qu'elle possédait des biens à Nice en 1927[8], où elle meurt le .

Répertoire[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Le titre " de la Poussardière " ne figure pas à l'Etat-civil
  2. Selon Maurice Hamel, elle fit sensation. « Elle jouait le rôle de La Vérité dans le costume traditionnel de cette personne, lequel costume n'existent pas, ou presque pas, et demande pour, le revêtir une femme possédant toutes les qualités physiques que Augustin-Phidias Cadet de Beaupré exigeait de ses modèles. »
  3. qui lui dédia une valse chantée : Le Cœur veut l'amour
Références

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]