Alain Venot (médecin)

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Alain Venot
Prof Alain Venot.JPG
Alain Venot en 2015
Biographie
Naissance
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Alain Venot ( - ) est un médecin, universitaire français, spécialiste d’informatique médicale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Gaston Venot, général d'aviation, le petit-fils de Germaine Perrin de la Boullaye, archéologue et le neveu de Joseph-Marie Perrin, prêtre et résistant.

Formation et postes occupés[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au lycée Buffon à Paris, il suit en parallèle plusieurs cursus, médecine à l’université René-Descartes, physique, automatique et informatique à l’université Pierre-et-Marie-Curie. Il obtient deux doctorats d'État (mathématiques, biologie humaine), le diplôme d'État de docteur en médecine avec une spécialité en médecine nucléaire puis en santé publique, et un doctorat de 3e cycle de physique.

Il travaille de 1970 à 1974 comme chercheur à l’Adersa-Gerbios (Groupe d’études et de recherches en biosystèmes) et y effectue des travaux de modélisation mathématique de processus biologiques.

Il commence à enseigner la biophysique à l'UFR Cochin (université René-Descartes) en 1969 où en 1977 il est nommé maître de conférences des universités – praticien hospitalier (MCU-PH), puis en 1986 professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH) en biostatistique et informatique médicale (santé publique).

Dans cette université, il développe un premier laboratoire hospitalo-universitaire incluant l'équipe d'accueil EA 2494 dénommée Pratiques et sciences de l'information en médecine. Il travaille en collaboration avec des pharmacologues et thérapeutes au sein de l’Institut de recherche thérapeutique de l'université René-Descartes et du groupement d'intérêt public Eclimed (Évaluation clinique des médicaments) dont il devient le directeur adjoint.

En 2002, il obtient sa mutation à l’université Paris-XIII dans l'UFR Santé, Médecine, Biologie humaine et il développe une deuxième équipe d'accueil, l'EA 3969 LIM&BIO (Laboratoire d’informatique médicale et bio-informatique). En 2014, ce laboratoire fusionne avec une équipe INSERM dirigée par Marie-Christine Jaulent pour devenir l'unité INSeRM 1142 LIMICS[1] (laboratoire d'informatique médicale et d'ingénierie des connaissances en e-santé) dont il assure la codirection.

Depuis septembre 2015, il est professeur émérite à l'université Paris-XIII et rattaché au laboratoire LIMICS comme Directeur-adjoint.

Activités[modifier | modifier le code]

Recherches[modifier | modifier le code]

Ses premiers travaux portent sur la modélisation mathématique des processus dynamiques pour l’exploration fonctionnelle en médecine. Il montre l’apport des modèles non linéaires pour l’interprétation quantitative des explorations effectuées dans des conditions de saturation des récepteurs des organes métaboliques comme le foie[2].

Dans le domaine de l’imagerie numérique, il développe des méthodes robustes de comparaison automatique d’images non similaires[3] (critères de changements de signes SSC et DSC[4]) appliquées à différentes techniques : scintigraphie [5], angiographie numérisée [3], photographie. Ces méthodes conduisent à plusieurs développements industriels pour la comparaison d’images scintigraphiques, l’aide à l’interprétation des scintigraphies en double marquage et l’analyse quantitative d’images photographiques comme celles issues des phototrichogrammes. Il développe également des méthodes de quantification des phénomènes colorés en dermatologie et pharmacologie[3] : lésions de psoriasis, dynamique de cicatrisation, test de Mc Kenzie pour évaluer la force d’un dermocorticoïde.

Il se focalise ensuite sur le domaine de l’aide à la décision en médecine et il dirige des travaux portant sur la modélisation et la représentation des connaissances sur les médicaments dans les systèmes informatisés (indications, contrindications, posologie, pharmacocinétique, pharmacodynamie)[3] et les systèmes d’aide à la prise en charge thérapeutique notamment dans le cadre du projet européen OPADE [6] et du projet ASTI[7]. Il est ensuite à l’origine avec JB Lamy et C Duclos du langage VCM[8] (Visualisation des Connaissances Médicales[9]) qui permet de représenter graphiquement des concepts médicaux abstraits. Ce langage est utilisé par plusieurs éditeurs de logiciels médicaux pour faciliter l’utilisation des dossiers médicaux informatisés en médecine générale ou à l’hôpital[10], et celle des guides de bonnes pratiques cliniques[11].

En 2014, il dirige l’écriture d’un livre intitulé Medical Informatics, e-Health: Fundamentals and Applications[12] édité par Springer avec deux éditions rédigées en français et en anglais.

Activité médicale[modifier | modifier le code]

De 1974 à 1987, il pratique la médecine nucléaire à l'hôpital Cochin, puis développe un département d'information médicale dans cet établissement.

À partir de 2003, il participe à la création d'un département de santé publique à l'hôpital Avicenne (AP-HP). De 2005 à 2015, il est chef du département de santé publique des hôpitaux universitaires de Seine Saint Denis (Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP)).

Enseignement[modifier | modifier le code]

De 1991 à 2015, il est responsable ou coresponsable du diplôme d'études approfondies puis du master d’informatique biomédicale, qui forme au fil des années plusieurs centaines de spécialistes d'informatique médicale et de e-santé.

Romans[modifier | modifier le code]

Il publie en 2015 Un bel été à Gaitford[13], premier tome de la saga Les Destivel sous le pseudonyme de James de la Boullaye et sa traduction en anglais en 2016 avec le titre A French Pilot in Gaitford. En 2016, il publie Nos Vies d'abord, deuxième tome de la saga Les Destivel et sa traduction en anglais avec le titre Starting New Lives. En 2017, il publie Coupables Omissions, troisième tome de la saga Les Destivel et sa traduction en anglais avec le titre Guilty Omissions.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Il a reçu en 1985 le prix Jean Debiesse pour ses travaux sur la comparaison automatique d’images scintigraphiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Site du laboratoire », sur www.limics.fr
  2. (en) « A non-linear mathematical model for the in vivo determination of Kupffer cells number and rate of phagocytosis of radiocolloids in rats », International Journal of Bio-Medical Computing, no 10,‎ , p. 331-340
  3. a b c et d (en) « Articles scientifiques citant des travaux de Alain Venot »
  4. (en) « A Survey of Medical Image Registration », sur www.andrew.cmu.edu
  5. (en) « Automated comparison of scintigraphic images », Journal of Nuclear Medicine, no 8,‎ , p. 1337-1342 (lire en ligne)
  6. (en) Chrisanthi Avgerou, Information Systems and global Diversity, Oxford University Press, (lire en ligne)
  7. « Les résultats du projet ASTI »
  8. (en) « Initiation au langage VCM »
  9. (en) « Glyphs for Docs », Science,‎ , p. 591 (DOI 10.1126/science.320.5876.591c)
  10. « Utilisation du langage VCM par la société Maincare », sur www.maincare.fr (consulté le 30 septembre 2015)
  11. « Utilisation du langage VCM par la société Vidal pour faciliter la lecture des recommandations de bonnes pratiques cliniques »
  12. Medical Informatics, e-Health - Fundamentals and Applications, Springer Verlag (lire en ligne)
  13. « France Dimanche, N°3578, 27 mars au 2 avril 2015 » (consulté le 30 septembre 2015)