Alain Gheerbrant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gheerbrant.
Alain Gheerbrant
Defaut 2.svg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Alain Gheerbrant, né le à Paris et mort le (à 92 ans) dans la même ville[1], est un poète, écrivain, explorateur et éditeur français.

Parcours[modifier | modifier le code]

Il est d'abord éditeur d'avant-garde, fondateur de K éditeur[2], qui publia notamment Antonin Artaud (Ci-git, précédé de La culture indienne, Van Gogh le suicidé de la société en 1947, Pour en finir avec le jugement de dieu en 1948), Benjamin Péret, Georges Bataille (L'Alleluiah, catéchisme de Dianus, et la nouvelle version de Histoire de l'œil, illustrée par Hans Bellmer en 1947), Aimé Césaire, etc. Pour la seconde édition de Histoire de l'œil de Bataille, c’est Gheerbrant qui présenta Bataille à Bellmer en mai 1946 : « c’était tentant, dit Gheerbrant, de faire dialoguer un papiste et un luthérien sur leur commune obsession. La précision nordique et chirurgicale de l’un était faite pour donner forme aux imaginations nocturnes et romantiques de l’autre. Le projet enleva du reste d’emblée leur commun agrément. »[3] Par ailleurs, le livre a été entièrement réécrit, par Bataille lui-même, mais aussi par son éditeur, Alain Gheerbrant.

Ensuite, Alain Gheerbrant a dirigé, de 1948 à 1950, l'expédition Orénoque-Amazone, dont il a tiré son récit de voyage : L'Expédition Orénoque-Amazone, paru en 1952. C'est lui et son équipe qui, entre 1948 et 1950, entreprennent la première traversée de la Sierra Parima, jusqu'alors « enfer vert absolument impénétrable » et seulement peuplé de tribus indiennes inconnues du monde blanc. À cette occasion, il établit un contact pacifique avec les Indiens Yanomami qu'on appelait alors Guaharibos.

Il a réalisé de nombreux reportages dans le monde entier et a publié, en 1982, en collaboration avec Jean Chevalier (1906–1993), un Dictionnaire des symboles, réédité à 19 reprises entre 1982 et 1997.

En 1995, il a rassemblé ses souvenirs dans La Transversale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Homme ouvert, Paris, Fontaine, coll. « L'Âge d'or », 1945.
  • En 1949, il collabore à la publication du livre de Camille Bryen, Anthologie de la poésie naturelle, livre contenant six photographies de Brassaï.
  • L'Expédition Orénoque-Amazone, Paris, Gallimard, 1952 ; nouvelle éd. revue et augmentée, 1993.
  • Des hommes qu'on appelle sauvages, préface de Georges Altman, Paris, R. Marin, 1952.
  • Les secrets de la forêt vierge, images de René Moreu, Paris, Les Impressions rapides, 1954.
  • Congo noir et blanc, Paris, Gallimard, 1955.
  • L'Église rebelle d'Amérique latine, Paris, Seuil, 1969.
  • Dictionnaire des symboles, avec Jean Chevalier, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1969 ; nouvelle éd. revue et augmentée, 1982.
  • L'Amazone, un géant blessé, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes », 1988 ; réédition 2005.
  • K éditeur, avec Léon Aichelbaum, Cognac, Le Temps qu'il fait, coll. « La part du livre », 1991.
  • L'or ou L'assassinat du rêve, préface d'Ariel Kyrou, Arles, Actes Sud, 1992.
  • La transversale, Arles, Actes Sud, 1995.
  • L'Homme troué : poèmes, édition établie par Benjamin Pitchal, Paris, S. Wespieser, 2010.

Citation[modifier | modifier le code]

« Alain Gheerbrant est devenu explorateur parce qu'il était poète. »

— Claude Roy

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès d'Alain Gheerbrant, éditeur, ethnologue et écrivain », sur livreshebdo.fr,‎ (consulté le 21 février 2013)
  2. A. Gheerbrant, L. Aichelbaum, K éditeur, Le temps qu'il fait, coll. « La Part du Livre », 1991 (ISBN 978-2-868531094)
  3. Alain Gheerbrant, K éditeur, p.18.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Monde, 27 février 2013 (article nécrologique).

Liens externes[modifier | modifier le code]