Agricol Minvielle

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Agricol Minvielle
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Nationalité
Activité

Jacques Paul Agricol Minvielle ou Mainvielle, né le à Avignon et mort le à Paris, est un homme politique français, conventionnel girondin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le patriote[modifier | modifier le code]

Fils de Thérèse Fontaine et de Pierre-Laurent Minvielle, marchand, il prit d'abord la suite de son père comme négociant en soieries et fut élu officier municipal d'Avignon le .

Minvielle est un des partisans les plus actifs de la réunion du Comtat Venaissin à la France. Devenu officier général de l'Armée de Monteux, qui mit le siège devant Carpentras, puis membre de l'Assemblée électorale, il participa au coup d'État municipal à Avignon, le . Ce qui lui vaut de se voir remettre avec son frère Gabriel Minvielle, Sabin Tournal et Nicolas Lescuyer les rênes du pouvoir municipal.

Le massacre de la Glacière[modifier | modifier le code]

Après l'assassinat de Lescuyer, le , le massacre des suspects enfermés dans le palais des Papes, commença avec l'accord de Jourdan et l'aval de Duprat, des Minvielle et de Tournal, qui quittèrent les lieux pour aller souper dans une auberge des environs[1].

Accusé d'être l'un des responsables de ce massacre, il fut incarcéré dans les geôles du Palais des Papes. Délivré par la Garde Nationale des Bouches-du-Rhône avec ses coaccusés. Il bénéficia comme eux de l'amnistie des et .

Le Girondin[modifier | modifier le code]

Le de la même année, il est élu député suppléant à la Convention nationale pour les Bouches-du-Rhône. Au cours du mois d', il est arrêté à Paris avec son frère sur plainte de Duprat aîné[2] et par ordre de Joseph-Stanislas Rovère, secrétaire du Comité de sûreté générale.

Un décret de la Convention, en date du le fit libérer. Mais ses positions fédéralistes le firent arrêter avec vingt-deux autres Girondins le . Il monta sur l'échafaud, le lendemain .

Élu député suppléant des Bouches-du-Rhône à la Convention nationale, il y siège à partir d', en remplacement de Rebecqui, démissionnaire.

Arrivé à Paris, le , il est arrêté et aussitôt emprisonné à l'Abbaye, à la suite d'une altercation avec son collègue Duprat. Défendu par les Girondins, la Convention décrète le lendemain qu'elle le considère comme député ; qu'il est mis en état d'arrestation et qu'en attendant le rapport du Comité de sûreté générale, il sera libre de venir à l'assemblée accompagné de son garde. Minvielle fait une adresse aux 48 sections de Paris, mais le , il se prononce pour le rapport du décret qui, la veille, a cassé la Commission des Douze. Il est cependant remis en liberté le .

Le , au nom du Comité de sûreté générale, Amar demande et obtient son arrestation avec Duprat et Vallée, comme « complices de la conspiration de Barbaroux. Ces députés entretenaient une correspondance criminelle avec les départements méridionaux pour les soulever. »

Le Guillotiné[modifier | modifier le code]

Il fut compris dans les vingt et un députés girondins qui comparurent devant le Tribunal révolutionnaire, sous la même inculpation, du 3 au 9 brumaire an II (24-). Sans avoir été interrogé, il fut condamné à mort, le 9 brumaire an II, avec ses vingt co-condamnés et fut guillotiné le lendemain avec eux.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jules Michelet, op. cit., p. 109.
  2. Jean Étienne Benoît Duprat accusait les frères Minvielle de vouloir l'assassiner.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises. Première série, 1787 à 1799. Tomes LXIII, LXV, LXVI, LXIX, LXX et LXXI.
  • Gérard Walter, Actes du Tribunal révolutionnaire