Affaire du réseau pédophile d'Angers

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Affaire du réseau pédophile d'Angers
Nature du crime
Type de crime viols sur mineurs, abus sexuels, incestes
Pays de lieu du crime Drapeau de la France France
Ville Angers
Date du crime 1999 à 2001
Nombre de victimes 45 enfants
Jugement
Statut Affaire jugée
Tribunal cour d'assises d'Angers /du Maine-et-Loire
Date du jugement juillet 2006 puis 2007 en appel
Recours appel à la cour d'assises de Nantes/ de Loire-Atlantique

L'affaire du réseau pédophile de France est une affaire criminelle française dans laquelle soixante-six personnes (hommes et femmes) ont été accusées d'avoir abusé sexuellement de quarante-cinq enfants (âgés de 6 mois à 12 ans) et de les avoir violés de 1999 à 2001. Une bonne partie des accusés sont des parents, voire des grands-parents qui ont été condamnés pour avoir abusé et violé leurs propres enfants[1].

Les procès[modifier | modifier le code]

Premier procès[modifier | modifier le code]

Au bout de deux ans et demi d'enquête et de procédure judiciaire, le procès de ces soixante-six personnes accusées de pédophilie s'ouvre le 3 mars 2005 et doit durer cinq mois. Tous les accusés sont présents. Il se tient dans un huis clos partiel en présence de la presse, mais pas du public. Une salle a été spécialement prévue pour accueillir ce procès hors-norme.
À la mi-avril 2005, la cour diffuse les auditions des enfants qui ont été filmés. Marine, qui est au centre de toute cette affaire, donne, à l'un des policiers chargé de l'enquête, un dessin qui montre son envie de revoir ses parents malgré la situation. Les mères des enfants (dont certaines se retrouvent sur le banc des accusés, comme la sœur de Franck) pleurent, en voyant les auditions, mais la plupart des hommes ne semblent pas éprouver de sentiments.

Éric et Franck, pendant ces cinq mois de procès, nient les accusations.

Les policiers n'ont pas pu apporter de preuves matérielles concernant la culpabilité des accusés : en effet les seules preuves éventuelles auraient été des photos et des enregistrements pris lors de certains viols, mais ces preuves ont été brûlées aux dires de Patricia. Aucune trace de coup ou de violence n'était visible sur le corps des enfants.

Fin juillet 2005, à la fin du procès, les jurés condamnent Franck (le père de Marine) à dix-huit ans de prison ; le père de Franck est condamné à une peine de quinze ans (il violait son fils Franck quand il était enfant) tandis que sa femme Patricia écope de seize ans. Éric est condamné à vingt-huit ans de prison et échappe de peu à la peine maximale. Trois des soixante-six accusés sont acquittés et douze d'entre eux font appel de la décision.

Procès en appel[modifier | modifier le code]

Ainsi s'ouvre en mars 2007 le « second » procès d'Angers qui se déroule à Nantes et doit durer un mois. Franck n'a pas fait appel de la décision et ne participe donc pas à ce procès. Parmi les douze accusés, tous des hommes, il y a Éric, Moïse, Jean-Marc (le frère d'Éric) .
Durant ce procès, Sabine, désormais majeure, témoigne de ce qu'elle a subi. Elle raconte comment Éric (qui n'a rien raconté lors du premier procès) la violait dans sa voiture et lui interdisait de parler du viol, en la menaçant de mort.
Puis un autre témoignage dénonce Jean-Marc (lui aussi niait tout) qui admet au cours du procès avoir participé aux viols. Par ailleurs Franck, qui a admis également les viols qu'il a commis, adresse une lettre à ses victimes. Il exprime ses regrets et demande à être pardonné des enfants.
L'une des avocates des enfants estime que cette lettre est un stratagème, lui permettant d'obtenir une peine moindre.

Le 17 avril 2007, les jurés condamnent Éric à vingt-huit ans de prison (peine inchangée) tandis que Moïse et le frère d'Éric, parmi d'autres, voient leur peine réduite d'un an ou légèrement allongée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Enfants martyrs : Le procès d'Angers » Article de Delphine Saubaber publié le 28 février 2008 dans L'Express

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claudie Brouillet (préface d'André Lourdelle), Jurée d'assises : dans les abîmes de l'enfance violentée, Les éditions de l'Atelier / Les éditions ouvrières, DL 2010. (ISBN 978-2-7082-4112-1)

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]