Serge Portelli

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Serge Portelli
Description de cette image, également commentée ci-après

Serge Portelli au Forum européen de bioéthique.
Strasbourg, janvier 2014.

Naissance (67 ans)
Constantine
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
président de chambre près la Cour d'appel de Versailles.

Serge Portelli, né le (67 ans) à Constantine, est un magistrat français[1]. Il a été conseiller auprès du président de l’Assemblée nationale, doyen des juges d'instruction au tribunal de Créteil et président de chambre près la Cour d'appel de Versailles. Serge Portelli est également membre du syndicat de la magistrature.

Serge Portelli est régulièrement invité par les médias en raison de nombreux ouvrages qu'il a écrit sur les questions de maltraitance des enfants, sur le traitement de la récidive et sur la réforme de la Justice.

Il s'est également révélé être un farouche opposant à Nicolas Sarkozy.

Il est le frère du sénateur Hugues Portelli (UMP puis LR) et l'oncle de Florence Portelli, conseillère régionale d'Île-de-France depuis 2015.

L'affaire Ruptures[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur en 2007 de Ruptures, un livre qui dresse le bilan de Nicolas Sarkozy au Ministère de l'Intérieur. L'ouvrage devait à l'origine être publié par les éditions Michalon avant l'élection présidentielle avant d'être reporté, à cause de « pressions » selon l'auteur, le propriétaire des éditions Michalon étant un ami de Nicolas Sarkozy.

Par un communiqué du 20 avril 2007, les éditions Michalon écrivent : « Le 9 février, après lecture et considérant que ce texte était décevant tant par sa forme que par son fond et qu’il était également très similaire à celui publié par nos soins moins d’un an plus tôt, nous avons exprimé notre réserve quant à une éventuelle publication. Le jour même, Serge Portelli nous a répondu par mail : « ok, on laisse tomber, je publie sur le net. merci ». L’affaire aurait dû en rester là… [2].

Le livre est désormais consultable sur internet gratuitement dans son intégralité (voir liens externes).

Prises de position[modifier | modifier le code]

Opposition à Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Dans l'émission Ripostes[3], Nicolas Sarkozy lui reprocha une argumentation excessive et un comportement partisan en estimant que « les Français sont en droit d'attendre un autre comportement d'un magistrat qui doit juger au nom du peuple français et non pas d'une idéologie ». Serge Portelli a estimé quant à lui que M. Sarkozy « essayait de faire peur aux Français et citait « un chiffre grossièrement faux » .

Serge Portelli a diagnostiqué un « échec patent » de la politique de Monsieur Sarkozy et une « erreur d'analyse ». Dans un article publié sur le Big Bang Blog, Daniel Schneidermann déclare avoir été « très impressionné » par la prestation de Serge Portelli ce jour-là. Il complète : « C’était la première fois que je voyais le ministre contesté solidement à la télé, les yeux dans les yeux, sur son bilan et ses chiffres (Portelli avait nettement eu le dessus). La première, et la dernière. Je n’ai pas revu ça depuis»[4]. »

Opposition au Front national[modifier | modifier le code]

En avril 2017, il déclare publiquement qu’il abandonnerait ses charges de magistrat si le Front national parvenait au pouvoir[5].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Création et Prison, Édition de l'Atelier, 1995.
  • Justice et psychiatrie, normes, responsabilité, éthique, Collectif sous la direction de C. Lozoun et D. Salas, Erès, 1998.
  • Enfants victimes de violences sexuelles : quel devenir ?, Collectif sous la direction de C. Damiant, Hommes et Perspectives, 1999.
  • Traité pratique de l'instruction, SOFIAC, 2000.
  • L’Interrogatoire, SOFIAC, 2001.
  • Les droit des victimes en collaboration avec le docteur G. Lopez et S. Clément, Dalloz, septembre 2003.
  • Conséquences des maltraitances sexuelles, reconnaître, soigner, prévenir, Collectif sous la direction de Nicole Hurassius et Philippe Mazet, John Libbey Eurotext, 2004.
  • Traité de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et nous, Éditions Michalon, 2006 (ISBN 2-84186-321-2).
  • Ruptures, d'abord diffusé sur internet, mars 2007[6], puis édité sous le titre Nicolas Sarkozy : une République sous haute surveillance, éditions L’Harmattan, mai 2007[7].
  • Récidivistes. Chroniques de l'humanité ordinaire, Grasset, 2008.
  • Le sarkozysme sans Sarkozy, Grasset & Fasquelle, novembre 2009.
  • La "castration chimique" ou comment châtrer la démocratie in L'État Pyromane, éd. Delavilla, 2010.
  • Pourquoi la torture ?, Vrin, février 2011.
  • Juger, Éditions de l'Atelier, mars 2011.
  • Désirs de Familles, homosexualité et parentalité, avec Clélia Richard, Éditions de l'Atelier, avril 2012.
  • La Vie après la peine, avec Marine Chanel, Grasset, 2014.

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]