Abri anti-aérien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Un abri anti-aérien est un abri destiné à servir de refuge en cas de raid aérien ennemi et, donc, de menace de bombardement.

Historique[modifier | modifier le code]

Les abris anti-aérien ont pris beaucoup d'importance lors de la Seconde Guerre mondiale en raison du bombardement stratégique de civils. Outre les abris spécifiquement conçus comme tels, les métros souterrains furent largement utilisés comme tels (Paris, Londres, Moscou, Madrid, etc).

Allemagne[modifier | modifier le code]

C'est en Allemagne que les constructions furent les plus nombreuses et importantes. Suite aux premiers raids de grande envergure sur le pays, Hitler décréta le sofort programm que l'on traduit par "programme immédiat". Il s'agit d'un ensemble de mesures pour la construction d'abris anti-aérien dans toutes les grandes et moyennes villes allemandes. Ce programme prévoyait la construction de très imposantes tours en béton équipées de flak nommé tour de Flak, comme celle présentée en illustration à Hambourg, dans trois très grandes villes, à savoir Berlin, Hambourg et Vienne.

Corée du Sud[modifier | modifier le code]

En Corée du Sud[modifier | modifier le code]

La Corée du Sud a important réseau d'abris suite à la menace que fait pesé la Corée du Nord depuis la guerre entre ces deux pays entre 1950 et 1953.

En mai 2017, elle dispose de 17 501 abris dont 3 321 installations d'évacuation de la sécurité civile tels stations de métro et abris dans les immeubles de bureaux et bâtiments officiels ayant une superficie totale de 23,69 km2 pour la seule ville de Séoul[1].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, les abris furent particulièrement utiles pendant le Blitz, campagne de bombardement menée par la Luftwaffe contre les centres industriels et urbains du royaume, du 7 septembre 1940 au 21 mai 1941. Le métro de Londres, qui possède l'atout appréciable d'être profondément construit, voit de nombreuses stations utilisées comme refuge anti-aérien.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Simon Scarr, Weiyi Cai, Wen Foo et Jin Wu, « North Korea’s other threat », sur Reuters, (consulté le 29 mai 2017).

Articles connexes[modifier | modifier le code]