Abri anti-aérien

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Un abri anti-aérien est un abri destiné à servir de refuge en cas de raid aérien ennemi et, donc, de menace de bombardement.

Historique[modifier | modifier le code]

Les abris anti-aériens ont pris beaucoup d'importance lors de la Seconde Guerre mondiale en raison du bombardement stratégique de civils. Outre les abris spécifiquement conçus comme tels, les métros souterrains furent largement utilisés comme tels (Paris, Londres, Moscou, Madrid, etc).

Allemagne[modifier | modifier le code]

À la suite des premiers raids de grande envergure sur le pays, Hitler décréta le sofort programm que l'on traduit par "programme immédiat". Il s'agit d'un ensemble de mesures pour la construction d'abris anti-aériens dans toutes les grandes et moyennes villes allemandes. Ce programme prévoyait la construction de très imposantes tours en béton équipées de flak nommées tour de Flak, comme celle présentée en illustration à Hambourg, dans trois très grandes villes, à savoir Berlin, Hambourg et Vienne.

Belgique et France[modifier | modifier le code]

Petit abri anti-aérien d'une gare bruxelloise.

À partir de la fin des années 1930, certaines installations ferroviaires furent dotées d'abris afin d'anticiper le conflit à venir[1]. En France, certains abris portent le logo de la SNCF[2].

Lors de l'occupation, les Allemands[réf. nécessaire] firent construire de nombreux abris en béton près des gares, ponts, et gares de triage, susceptibles d'être pris pour cible par des bombardements. Ces petits abris, souvent à demi-enterrés[3],[4] étaient destinés aux occupants des gares, personnel de chemin de fer ou conducteurs de train en cas de raids aériens[5] ; certains d'une ou deux places[2], étaient également destinés aux sentinelles. Ceux des gares de triage étaient plus vastes[6] et étaient parfois conjugués à des tunnels permettant d'évacuer les bâtiments exposés[7] ; il existait aussi des emplacements de flak. Certains de ces abris ont survécu, souvent abandonnés ; en outre, il reste également un grand abri-hôpital, construit en 1938 près de la gare de Schaerbeek.

Espagne[modifier | modifier le code]

C'est en Espagne que les constructions furent les plus nombreuses et importantes. Pendant la guerre civile espagnole (1936-1939) de nombreux abris anti-aériens ont été construits. Il y a plusieurs villes espagnoles avec des abris antiaériens qui peuvent être visités.

Corée du Sud[modifier | modifier le code]

La Corée du Sud a important réseau d'abris en raison de la menace que fait peser la Corée du Nord depuis la guerre entre ces deux pays entre 1950 et 1953.

En , elle dispose de 17 501 abris dont 3 321 installations d'évacuation de la sécurité civile tels stations de métro et abris dans les immeubles de bureaux et bâtiments officiels ayant une superficie totale de 23,69 km2 pour la seule ville de Séoul[8].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, les abris furent particulièrement utiles pendant le Blitz, campagne de bombardement menée par la Luftwaffe contre les centres industriels et urbains du royaume, du au . Le métro de Londres, qui possède l'atout appréciable d'être profondément construit, voit de nombreuses stations utilisées comme refuge anti-aérien.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bruxelles Haren - Ancien abri hôpital (bunker) - Clos du Château d'eau », sur www.irismonument.be (consulté le )
  2. a et b « Un abri anti-aérien à Questembert - PASSION VOSGES FERROVIAIRE », sur passion-vosges-ferroviaire.eklablog.com (consulté le )
  3. « Document sans nom », sur www.patrimoinemosan.net (consulté le )
  4. « L’abri anti-aérien de la gare d’Acoz », sur ACOZ, vie locale d'un village au coeur de l'Entre-Sambre-et-Meuse, (consulté le )
  5. « Les Amis de Bousval - Histoire », sur www.lesamisdebousval.be (consulté le )
  6. « un abri anti-aérien », sur lereseaudepsx.e-monsite.com (consulté le )
  7. « Histoire - Haren », sur haren.blogs.sudinfo.be (consulté le )
  8. (en) Simon Scarr, Weiyi Cai, Wen Foo et Jin Wu, « North Korea’s other threat », sur Reuters, (consulté le ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]