Abou Ayman al-Iraki

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Abou Ayman al-Iraki
Nom de naissance Ali Aswad al-Jabbouri
Naissance inconnue
Décès Juin 2016
Mossoul
Mort au combat
Origine Irakien
Allégeance Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Grade Wali
Conflits Guerre d'Irak
Guerre civile syrienne

Ali Aswad al-Jabbouri, dit Abou Ayman al-Iraki (arabe : أبو أيمن العراقي) est un djihadiste et un chef militaire de l'État islamique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abou Ayman al-Iraki rejoint les djihadistes en 2003, au début de la guerre d'Irak[1]. Arrêté et emprisonné un temps à camp Bucca, il rallie l'État islamique d'Irak à sa libération[1].

Fin 2011, il est envoyé en Syrie où il supervise la formation du Front al-Nosra[1]. En juillet 2013, il abat un chef de l'Armée syrienne libre, Kamal Hamami, à un check-point dans le gouvernorat de Lattaquié[1].

En août 2013, il dirige une offensive dans le gouvernorat de Lattaquié[1] ; celle-ci s'accompagne d'un massacre de plusieurs dizaines d'alaouites dans la région de Barouda[2]. Puis, en août 2014, il aurait participé aux massacres de Ghraneidj et d'al-Keshkeyyi contre la tribu des al-Cheitaat qui s'était insurgée contre les djihadistes[1].

Après avoir été nommé wali (gouverneur) dans le gouvernorat de Lattaquié, puis à al-Khayr, dans le gouvernorat de Deir ez-Zor, il regagne l'Irak[1]. Il aurait été destitué à cause de la mort d'Abou Sayaf at-Tunisi, tué en mai 2015 au nord de Mayadin lors d'un raid des forces spéciales américaines[1],[3]. Selon le journaliste Wassim Nasr, « ce raid aurait été considéré comme un fiasco sécuritaire pour les dirigeants de l’EI »[1].

Il est tué à Mossoul, en juin 2016, par une frappe aérienne de la coalition[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Romain Caillet, Le Cochise du Bureau Des Légendes a bien existé mais…, Jihadologie, 22 août 2017.
  2. Syrie : des islamistes accusés de crimes contre l'humanité par une ONG, Le Monde avec AFP, 11 octobre 2013.
  3. Frédéric Autran, L’armée américaine met pied à terre en Syrie, Libération, 17 mai 2015.