Aïn Torki

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Aïn Torki
Noms
Nom arabe عين التركى
Nom berbère ⵉⵏ ⵜⵓⵔⴽⵉ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Aïn Defla
Daïra Hammam Righa
Code ONS 4423
Démographie
Population 9 546 hab. (2008[1])
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 19′ 58″ nord, 2° 18′ 05″ est
Superficie 82 km2
Localisation

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Aïn Torki

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Aïn Torki

Aïn Torki est une commune de la wilaya de Aïn Defla en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aïn Torki, qui portait le nom de Margueritte[2] du temps de la colonisation française dépendait de la commune mixte de Hammam Righa jusqu'en 1956, date à laquelle elle devint une commune à part entière. Dès l'indépendance, elle fut rattachée à la commune de Hammam Righa, jusqu'en 1984, date à laquelle elle fut rétablie dans son statut de commune à part entière.

En 1960, dernier recensement français, sa population était de 5387 habitants, dont simplement 339 qui résidaient dans le chef-lieu et dont 135 européens.

Histoire[modifier | modifier le code]

La forêt d'Aïn Torki, dans le Zaccar, est exploitée depuis le milieu du XIXe siècle[3].

Le centre de population de Zaccar est créé par arrêté du [3]. Il est nommé Margueritte par décret du [3].

Du 26 avril au 1er mai 1901, les habitants se soulevèrent contre l'occupant français[4]. Plusieurs français furent tués. Une compagnie de tirailleurs se déplaça de Miliana pour reprendre le contrôle de localité ; les comptes-rendus français ne mentionnent pas de victimes de la répression. Les autorités françaises, surprises par l'insurrection, rejettent la thèse immédiatement avancée selon laquelle les mauvais traitements infligés aux populations par les colons seraient à l'origine des évènements, et mettent en cause avec plus de facilité le fanatisme religieux en même temps que l'action de missionnaires évangéliques anglais ou des arabophiles (bien que la commune ait été peuplée de Kabyles)[5]. Un observateur français, Augustin Bernard, met en cause la gestion des terres communes selon les règlements forestiers français, qui empêche les habitants de vivre comme ils savent le faire, et l'autorité du maire sur les « indigènes »[6]. 113 habitants, prisonniers, furent jugés à Montpellier en février 1903. 27 furent condamnés, dont deux à perpétuité, le marabout Yacoub et .

Margueritte est érigée en commune de plein exercice par le décret du [3]. Elle est rattachée au département d'Orléansville en [3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya d'Aïn Defla : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Selon Ahmed Bencherif, Marguerite, Éditions Publibook, 2008, vol.1, p.111, le nom de Margueritte fut donné en l'honneur du général Jean-Auguste Margueritte, du 3e régiment de chasseurs d'Afrique.
  3. a, b, c, d et e ANOM 2015.
  4. Miliana, ville millénaire : Soulèvement de Margueritte de 1901 [1]
  5. dossier du Bulletin du Comité de l'Afrique française de juillet 1901
  6. Questions diplomatiques et coloniales 1901.

Liens externes[modifier | modifier le code]